Warner Bros: Les grèves à Hollywood et la faiblesse du marché publicitaire pèseront sur 2024
(Reuters) – Le succès du film « Barbie » au box-office a permis à Warner Bros Discovery de dépasser les estimations de bénéfices trimestriels, mais deux grèves à Hollywood et la faiblesse du marché publicitaire pourraient peser sur ses bénéfices l’an prochain, ont averti mercredi les dirigeants du groupe.
Ces perspectives peu encourageantes faisaient chuter l’action Warner Bros de près de 17% à la Bourse de New York.
Si les scénaristes de cinéma et de télévision à Hollywood ont ratifié en septembre un nouveau contrat de trois ans mettant fin à leur grève de 148 jours, les membres du syndicat d’acteurs SAG-AFTRA poursuivent leur débrayage depuis juillet, ce qui perturbe la programmation de films pour 2024 et prive les groupes de médias d’un nouveau contenu à vendre.
Le directeur financier, Gunnar Wiedenfels, a signalé lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs un « risque réel » que les conséquences financières de la grève se prolongent jusqu’en 2024.
« Il devient de plus en plus évident que, tout comme 2023, 2024 aura sa part de complexité, en particulier en ce qui concerne la possibilité d’une poursuite de la faiblesse de la publicité », a déclaré Gunnar Wiedenfels. « Nous ne voyons pas quand la situation va s’inverser ».
Le directeur général, David Zaslav, a indiqué que la production de contenus originaux avait été faible et que certaines sorties avaient du être repoussées, ce qui a entraîné une baisse du nombre d’abonnés à ses services de « streaming » au troisième trimestre.
Selon Gunnar Wiedenfels, le groupe verra « quelques centaines de millions de dollars » d’impact négatif sur son EBITDA en raison des effets de la grève, et « plusieurs centaines de millions de dollars » de flux de trésorerie positif en raison de la baisse des dépenses de production.
« Le grand succès du film Barbie est peut-être un événement unique qui ne se reproduira pas avant quelques années », a déclaré Michael Schulman, directeur des investissements chez Running Point Capital.
Le groupe né du rapprochement de WarnerMedia et Discovery a affiché au troisième trimestre un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement ajusté (Ebitda) de 2,97 milliards de dollars (2,78 milliard d’euros), supérieur aux attentes à 2,92 milliards de dollars, selon les données du LSEG.
Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 9,98 milliards de dollars au troisième trimestre, en ligne avec les estimations.
Warner Bros a fait état d’un flux de trésorerie disponible sur la période de 2,06 milliards de dollars, contre 1,72 milliard de dollars au trimestre précédent.
Le groupe a enregistré une perte nette de 417 millions de dollars, en baisse par rapport à la perte nette de 2,3 milliards de dollars de l’année précédente.
(Rédigé par Samrhitha Arunasalam à Bangalore et Helen Coster à New York ; version française Dagmarah Mackos, édité par Kate Entringer et Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


