Wall Street vue en hausse avec la tech, l’Europe mitigée
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse jeudi après de solides résultats dans le compartiment technologique américain, tandis que les Bourses européennes sont sur de faibles variations à la mi-séance après une série d’indicateurs mitigés et des décisions de banques centrales sans surprise dans un contexte de prudence à l’approche de la date butoir sur les négociations sur les droits de douane.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,32% pour le Dow Jones, de 0,94% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,30% pour le Nasdaq après les résultats de Meta Platforms et de Microsoft.
À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 7.834,93 points vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,09% et à Londres, le FTSE prend 0,42%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 0,11% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,53%. Le Stoxx 600 abandonne 0,10%.
Les investisseurs digèrent les décisions prises par la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque du Japon (BoJ) de maintenir leurs taux directeurs respectifs à leur niveau actuel, dans le sillage du choix opéré par la Banque du Canada (BoC). La Banque d’Angleterre (BoE), elle, doit se prononcer la semaine prochaine.
Le président de la Fed, Jerome Powell a jugé mercredi soir prématuré de se prononcer sur une éventuelle baisse des taux directeurs en septembre, soulignant que la politique actuelle ne freinait pas l’économie. Cette déclaration intervient après la publication de données sur le PIB montrant que l’économie américaine a renoué avec la croissance au deuxième trimestre, progressant de 3% en rythme annualisé sur la période.
Le marché attend désormais le rapport officiel mensuel sur l’emploi américain de vendredi et surveillera à 12h30 GMT les chiffres de l’inflation PCE aux Etats-Unis, un indicateur susceptible d’influer les projections de taux. En France, le chiffre préliminaire de l’inflation des prix à la consommation harmonisée aux normes européennes est ressorti à +0,9% en juillet, tandis que les prix à la production dans l’Hexagone ont reculé de 0,2% en juin.
En attendant la publication à 12h00 GMT de l’indicateur mensuel d’inflation IPCH en Allemagne, les données dans deux importants Länder laissent présager que l’inflation au niveau national devrait rester inchangée en juillet par rapport à juin.
Quant au taux de chômage, il resté également stable en juillet dans la première économie d’Europe, à 6,3%, tandis que dans l’ensemble de la zone euro, il s’est établi à 6,2%, un taux également inchangé par rapport à juin.
Le statu quo observé par les banques centrales et les statistiques mitigées du jour expliquent les faibles variations en Europe alors que les investisseurs se concentrent surtout sur l’impact des droits de douane américains avec en ligne la date butoir de vendredi, ainsi qu’un nouveau déluge de résultats d’entreprises.
Sur le Stoxx 600 paneuropéen, la tendance positive est soutenue par le compartiment de la défense (+2,77%) et celui des banques (+0,74%), tandis qu’à l’opposé les secteurs des ressources de base (-3,57%) et de la consommation (-0,37%) affichent les plus fortes baisses.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Meta Platforms s’envole de 12,2% en avant-Bourse après avoir communiqué mercredi une prévision de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours bien supérieure aux attentes de Wall Street.
Microsoft bondit de 8,6% en avant-Bourse et pourrait passer le cap des 4.000 milliards de dollars de valorisation boursière après avoir publié mercredi un chiffre d’affaires trimestriel meilleur que prévu.
Apple et Amazon doivent publier leurs résultats trimestriels respectifs après la clôture de Wall Street.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, Société Générale avance de 6,53% à la faveur du rebond de la banque de détail en France au deuxième trimestre et du relèvement de ses objectifs relevés pour cette année.
Crédit Agricole recule de 1,06% malgré des résultats supérieurs aux attentes des analystes au titre du deuxième trimestre.
Scor chute de 5,36% en raison de nouvelles incertitudes autour d’un arbitrage avec Covéa.
Sanofi cède 4,24% après un résultat opérationnel des activités sous les attentes au T2
Bouygues plonge de 6% après une déception sur son chiffre d’affaires au premier semestre, tandis que les perspectives ont été abaissées pour les télécoms et Equans.
Accor dégringole de 9,51%, les taux de change étant susceptibles d’impacter le bénéfice annuel du groupe.
ArcelorMittal, qui a revu ses objectifs 2025 de demande d’acier en raison des droits de douane américaines, abandonne 4,32%.
Ailleurs en Europe, la banque espagnole BBVA bondit de 8,62% et le géant britannique de l’énergie Shell prend 1,06% à la faveur d’un bénéfice trimestriel respectif meilleur que prévu.
Le brasseur belge Anheuser-Busch InBev chute de 9,84% après avoir annoncé une baisse de ses volumes dans un contexte de faibles ventes en Chine et au Brésil.
TAUX
Les rendements obligataires souverains en zone euro sont stables, le dix ans allemand s’affichant à 2,698%, avant les données sur l’inflation en Allemagne et aux Etats-Unis.
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans perd 2,8 points de base, à 4,3501%, après avoir gagné 4,4 points la veille.
CHANGES
Le dollar, en hausse d’environ 3% sur le mois face à un panier de devises internationales, s’achemine jeudi vers son premier gain mensuel depuis le début de l’année, soutenu par la confiance des investisseurs dans la résilience de l’économie américaine alors que les craintes d’une guerre commerciale s’estompent.
L’euro remonte de 0,32%, à 1,1440 dollar, après avoir touché mercredi son plus bas niveau en sept semaines. La monnaie unique européenne devrait cependant céder près de 3% sur l’ensemble du mois, les investisseurs ayant abandonné leurs paris du début d’année que le marché européen pourrait offrir de meilleures opportunités.
Le yen s’est légèrement affaibli à 149,73 pour un dollar après la décision de la BoJ, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3227 dollar (-0,05%) à une semaine de la décision de la BoE.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli jeudi, les investisseurs évaluant les risques d’approvisionnement liés à la volonté du président américain Donald Trump de résoudre rapidement le conflit en Ukraine via de nouvelles taxes douanières. La hausse surprise des stocks de brut américains la semaine dernière pèse également sur les cours de l’or noir.
Le Brent reflue de 0,56% à 68,85 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,59% à 65,59 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 31 JUILLLET:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Inflation PCE juin +0,3% +0,1%
– sur un an +2,5% +2,3%
USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au sem. au 26 224.000 217.000
chômage juillet
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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