Wall Street vue en baisse, l’Europe hésite, la guerre commerciale inquiète
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street devrait ouvrir en repli mardi, tandis que les Bourses européennes sont hésitantes à mi-séance, les investisseurs étant dans l’attente d’avancées dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires, ce qui permettrait de lever les incertitudes qui empoisonnent les marchés financiers depuis des mois. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,39% pour le Dow Jones, de 0,17% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,05% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,20% à 7.721,41 points vers 12h00 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,08% et à Londres, le FTSE prend 0,11%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 0,17% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,23%. Le Stoxx 600, pénalisé par les banques (-0,58%) et les ressources de base (-1,34%), recule de 0,20%, prolongeant les pertes de la veille après un rebond initial en début de séance mardi.
L’administration de Donald Trump souhaite que les pays présentent leur meilleure offre d’ici mercredi dans le cadre des négociations sur le commerce alors que l’accord provisoire sur les droits de douane expirera dès le mois prochain, selon un projet de lettre consulté par Reuters.
Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping devraient en outre s’entretenir cette semaine, selon la Maison Blanche, quelques jours après que le président américain a accusé la Chine d’avoir violé un accord visant à réduire les droits de douane et les restrictions commerciales.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a par ailleurs prévenu mardi que l’augmentation des barrières commerciales et les incertitudes en matière de politique économique allaient peser sur la croissance mondiale avec des perspectives affaiblies dans le monde entier.
« Les prévisions de l’OCDE vont susciter beaucoup d’inquiétude (…) beaucoup de gens pensaient que l’inflation était peut-être derrière nous, mais la grande inquiétude concerne désormais ce qui va se passer ensuite », estime Danni Hewson, responsable de l’analyse financière chez AJ Bell.
Les données préliminaires publiées mardi par Eurostat montrent cependant que l’inflation en zone euro a ralenti plus que prévu sur un an en mai, à 1,9%, ce qui conforte la perspective d’une nouvelle baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, malgré le risque que les tensions commerciales alimentent les pressions sur les prix à plus long terme.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
MERCK discute avec le groupe suisse de biotechnologie MoonLake Immunotherapeutics, côté à Wall Street, dans le cadre d’une opération de plus de trois milliards de dollars, a rapporté le Financial Times lundi, citant trois sources proches du dossier. L’action MoonLake bondissait de 19% dans les transactions hors séance.
La plupart des mégacapitalisations sont en baisse avant l’ouverture des marchés, avec notamment Microsoft qui recule de près de 0,50%.
VALEURS EN EUROPE
Elis perd 1,41% après la cession par Bpifrance d’une participation d’environ 2,9% au capital du groupe de blanchisserie industrielle.
UBS avance de 2,72% à la faveur du relèvement de la recommandation de Jefferies.
La défense continue de progresser (+0,43%) dans le contexte de l’escalade du conflit entre la Russie et l’Ukraine, et alors que le secteur sera davantage représenté dans l’indice Stoxx 600, à la suite des forts gains enregistrés récemment.
Julius Baer recule de 1,56%, la banque suisse ayant annoncé de nouvelles mesures d’économies d’un montant de 130 millions de francs suisses d’ici 2028.
Le groupe d’investissement immobilier Cofinimmo gagne 3,86% après l’annonce d’une fusion avec Aedifica (+1,13%)
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède près de trois points de base, à 2,494%, avec le ralentissement de l’inflation dans la zone euro qui alimente les anticipations d’une baisse des taux de la BCE jeudi.
Celui des bons du Trésor américain à dix ans perd 5,4 points de base, à 4,4083%, dans l’attente de la publication de données clés sur l’emploi américain.
CHANGES
Le dollar prend mardi 0,37% face à un panier de devises de référence. Le billet vert reste cependant proche de son plus bas niveau en six semaines alors que la guerre commerciale pèse sur l’économie américaine.
L’euro recule de 0,47%, à 1,1387 dollar, pénalisé par le ralentissement de l’inflation en zone euro.
La livre sterling s’échange à 1,3501 dollar (-0,30%).
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en hausse mardi, tiré par les tensions géopolitiques alors que la Russie et l’Ukraine intensifient leur guerre et que l’Iran s’apprête à rejeter une proposition américaine d’accord sur le nucléaire, jugée indispensable pour assouplir les sanctions contre Téhéran.
Le Brent monte de 0,62% à 65,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,69% à 62,94 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

