Wall Street vue en baisse après la mise en place de droits de douane américains
par CORENTIN CHAPPRON
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en repli tandis que les Bourses européennes déclinent à mi-séance mardi, les investisseurs intégrant les implications des droits de douane mis en place par les Etats-Unis à l’encontre de leurs principaux partenaires commerciaux, dans un contexte d’inquiétudes sur la trajectoire économique outre-Atlantique.
Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une ouverture de Wall Street dans le rouge, le Dow Jones s’affichant en baisse de 0,07%, tandis que le Standard & Poor’s 500 décline de 0,11% et le Nasdaq de 0,05%.
À Paris, le CAC 40 se replie de 1,32% à 8.091,43 points vers 12h00 GMT. Le Dax à Francfort abandonne 2,26% sous la pression du secteur automobile, tandis que le FTSE à Londres décline de 0,42%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 1,33%, l’EuroStoxx 50 recule de 2,08% et le Stoxx 600 décline de 1,29%.
Les droits de douane de 25% décidés par le président américain Donald Trump sur les importations en provenance du Canada et du Mexique sont entrés en vigueur mardi à 05h01 GMT, de même que des surtaxes portées à 20% sur les produits importés de Chine, des mesures ouvrant de nouvelles guerres commerciales avec les trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.
Des incertitudes persistent, en particulier sur les négociations en cours entre les différentes parties et sur les mesures de rétorsion que pourrait prendre le Mexique ou la Chine.
Les analystes d’ING remarquent néanmoins que la riposte de Pékin demeure modérée et laisse ouverte la porte à de nouvelles négociations.
Les investisseurs intègrent cependant que les annonces de Donald Trump, longtemps considérées comme des outils de négociation, sont suivies d’effet.
Les perspectives économiques américaines s’assombrissent par ailleurs, inquiétant des marchés qui pariaient jusqu’ici sur une poursuite de l’exceptionnalisme américain.
« Les anticipations d’inflation augmentent, le déficit commercial se creuse, la consommation des ménages se retourne, les anticipations de croissance sont plus moroses et la Bourse montre des signes de faiblesse », résume Sylvain Bersinger, chef économiste chez Asterès.
Les droits de douane pourraient, à moyen terme, avoir un impact positif sur l’inflation et négatif sur la croissance, rappellent les économistes de Goldman Sachs.
Les marchés européens demeurent par ailleurs animés par les déclarations successives sur l’investissement dans la défense, l’un des principaux thèmes d’investissement en 2025 et moteur de la performance des actifs risqués européens.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
La Chine a décidé mardi d’interdire les importations de séquenceurs génétiques d’Illumina, fabricant américain d’équipements médicaux, quelques minutes seulement après l’entrée en vigueur des droits de douane supplémentaires décidés par le président américain, Donald Trump.
VALEURS EN EUROPE
Le nouveau plan de l’UE pour renforcer l’industrie de défense et accroître les capacités militaires de ses Etats membres pourrait mobiliser près de 800 milliards d’euros, a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Le secteur de la défense profite de ces annonces et avance de 1,2%.
En particulier, Thales grimpe de 8,3% après avoir fait état d’un résultat opérationnel annuel supérieur aux attentes.
Les secteurs européens sensibles aux droits de douane décidés par Donald Trump souffrent mardi après l’entrée en vigueur de nouvelles surtaxes sur les produits en provenance de Chine, du Mexique et du Canada. Le compartiment européen de l’automobile abandonne 4,2%. Le secteur du luxe, très exposé à la Chine, cède 1,6%.
Continental chute de 9% mardi après avoir annoncé anticiper un marché de l’automobile morose en 2025, tandis que le groupe évalue l’impact potentiel des nouveaux tarifs douaniers de Donald Trump sur ses activités en Amérique du Nord.
Kuehne Und Nagel a fait état mardi d’une hausse de 31% de son bénéfice d’exploitation au quatrième trimestre, inférieur toutefois au consensus, et décline de 6,1%.
Lindt bondit de 6,5% après avoir publié mardi un bénéfice d’exploitation annuel meilleur que prévu, grâce à des prix du cacao historiquement élevés.
Abrdn a annoncé mardi qu’il lancerait la recherche d’un nouveau président et modifierait sa raison sociale dans le cadre d’une refonte stratégique, faisant grimper le titre de 11,3%.
TAUX
Les rendements se replient de part et d’autre de l’Atlantique, les investisseurs s’inquiétant des risques de guerre commerciale tandis que les dernières données économiques américaines inquiètent sur l’état de l’activité. Le rendement du dix ans allemand est stable à 2,487%, celui du taux à deux ans perd -4 pb à 2,029%.
Le rendement du Treasury à dix ans décline de 1 pb à 4,1701%, tandis que le rendement du titre à deux ans abandonne 4,5 pb à 3,9349%.
CHANGES
Les mauvaises données économiques américaines font pression sur le dollar qui recule de 0,53% face à un panier de devises de référence.
L’euro se hisse de 0,38% à 1,0526 dollar et la livre sterling se raffermit de 0,21% à 1,2726 dollar.
PÉTROLE
Le baril recule, l’OPEP+ ayant annoncé augmenter comme prévu sa production en avril, tandis que les droits de douane imposés par les Etats-Unis pèsent sur le sentiment.
Le Brent recule de 1,49% à 70,55 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) s’affaiblit de 1,24% à 67,52 dollars.
PAS D’INDICATEUR ECONOMIQUE MAJEUR ATTENDU CE JOUR
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

