Wall Street vue en baisse, l’Europe dans le rouge à mi-séance
par Augustin Turpin
(Reuters) – Wall Street est attendue en baisse mardi et les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance alors que les investisseurs attendent de nouvelles données de conjoncture, comme le rapport Jolts sur les offres d’emplois aux Etats-Unis, pour déterminer la direction de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,44% pour le Dow Jones, de 0,49% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,46% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,82% à 7.932,21 vers 10h40 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,14% et à Londres, le FTSE cède 0,42%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,62%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 1,05% et le Stoxx 600 0,67%.
Alors que les données de l’Office fédéral du travail allemand ont révélé une hausse plus importante que prévu du chômage en mai, les regards se tournent vers les Etats-Unis où les résultats du rapport Jolts sur les offre d’emplois sont attendus à 12h00 GMT.
L’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) a montré lundi que l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est contractée en mai pour un deuxième mois consécutif, entraînant des interrogations sur la solidité de l’économie américaine.
« Ce fut une journée où le thème de l’exceptionnalisme économique américain a été remis en question », a notamment souligné Chris Weston, responsable de la recherche chez Pepperstone.
Les chiffres du rapport Jolts, ainsi que ceux de l’emploi non agricole attendus vendredi, devraient permettre de répondre en partie aux questionnements des opérateurs, qui cherchent encore à déterminer quand interviendra la première intervention de la Fed sur les taux directeurs.
« Nous nous attendons à une légère baisse de la demande de main-d’œuvre sur le marché américain », a déclaré Raisah Rasid, analyste chez JPMorgan Asset Management.
« Qu’est-ce que cela signifie pour la Fed ? Je pense que toutes les données indiquent une réduction des taux d’intérêt plus tard dans l’année, potentiellement en décembre. Si les données évoluent plus rapidement que prévu, cette réduction pourrait être avancée à septembre. »
Les opérateurs évaluent désormais à près de 62% la probabilité que la Fed réduise ses taux en septembre, selon l’outil FedWatch du CME.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Intel prend 1,7% dans les échanges avant-Bourse après le lancement de sa nouvelle génération de processeurs pour serveurs Xeon, le groupe ayant également annoncé que le prix de ses puces destinées à l’intelligence artificielle serait nettement inférieurs à ceux de ses concurrents.
VALEURS EN EUROPE
British American Tobacco décline de 1,27%, le groupe anticipant une légère baisse de son chiffre d’affaires semestriel, tandis que Deutsche Telekom abandonne environ 2% alors que la banque publique allemand KfW a annoncé lundi une vente de 2,7 milliards d’euros de sa participation dans l’opérateur télécoms.
TAUX
Les marchés obligataires américains reculent, le Treasury à dix ans perdant 1,9 points de base (pb) à 4,3825%, après être tombé lundi à un plus bas de deux semaines à la suite de la publication des données manufacturières aux Etats-Unis, et celui à deux ans 1,4 pb à 4,8037%.
Le rendement du dix ans allemand perd 4,0 point de base à 2,5450%.
CHANGES
Le dollar gagne 0,13% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro perd 0,33% à 1,0866 dollar.
PÉTROLE
Le marché pétrolier continue de baisser en raison des craintes d’un relèvement de l’offre, l’Opep+ ayant laissé dimanche la possibilité à huit de ses membres de mettre fin progressivement à leurs réductions volontaires à partir d’octobre.
Le Brent abandonne 1,72% à 77,01 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 1,99% à 72,74 dollars.
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


