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Wall Street vue en repli, l’Europe également en baisse, reprise des hostilités au Moyen-Orient

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par Claude Chendjou

PARIS, 8 juillet (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse mercredi à l’ouverture et les Bourses européennes sont dans le rouge à la mi-séance après de nouvelles frappes américaines en Iran, tandis que le président américain Donald Trump juge que le cessez-le-feu est désormais mort. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 1,32% pour le Dow Jones, de 1,01% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,45% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance dans le rouge marquée par un repli des semi-conducteurs.

À Paris, le CAC 40 perd 2,24% à 8.247,23 points vers 10h10 GMT. À Francfort, le Dax recule de 2,30% et à Londres, le FTSE fléchit de 1,63%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 1,84% et l’EuroStoxx 50 de la ​zone euro de 2,15%. Le Stoxx 600 abandonne ‌1,87%, pénalisé en premier par le secteur de la consommation, tandis qu’hormis l’énergie tous ses grands secteurs sont dans le rouge.

L’armée ​américaine a mené mercredi de nouvelles frappes en Iran après ⁠avoir suspendu mardi l’autorisation temporaire accordée à l’Iran pour vendre son pétrole dans le cadre du protocole d’accord signé le mois dernier par Washington et Téhéran, dont Donald ‌Trump a jugé qu’il était terminé.

Cette reprise des hostilités au ‌Moyen-Orient provoque une remontée des cours de l’énergie, les valeurs pétrolières et gazières figurant parmi les rares secteurs à être dans le vert, avec un indice de l’énergie sur le Stoxx 600 qui progresse de 1,55%.

Parallèlement, les dirigeants de l’Otan ont dévoilé mardi en Turquie des contrats d’armement d’une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars, soulignant ainsi qu’ils tenaient compte des appels des Etats-Unis à dépenser davantage pour défendre l’Europe, alors même que Donald Trump exprimait ​sa déception envers ses alliés et réitérait sa volonté de prendre le contrôle du Groenland. Le sommet de l’Alliance se poursuit ce mercredi.

« Ce n’est clairement pas ce que le marché attendait et cela pèse très lourd sur le moral des investisseurs », constate Chris Beauchamp, chef stratège marchés chez IG, en réaction aux propos de Donald Trump sur le protocole d’accord de cessez-le-feu avec l’Iran.

« Je pense que la situation va évoluer de la manière suivante : il y aura peut-être encore quelques échanges, puis les négociations reprendront probablement, car les deux parties le souhaitent. Le protocole d’accord sera peut-être caduc, mais comme cela a déjà été le cas, il n’a pas permis d’instaurer un cessez-le-feu et de laisser les marchés se redresser », ajoute-t-il.

En attendant les indices de la volatilité à Wall Street et sur l’EuroStoxx 50 bondissent respectivement de 16,11%, à ⁠18,73 points, et de 16,46%, à 19,54 points, à un sommet de plus d’une semaine.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Le secteur de l’énergie aux Etats-Unis monte fortement en avant-Bourse après l’annonce par Donald Trump de la « fin » de l’accord avec l’Iran.

Les géants pétroliers Exxon ⁠Mobil et Chevron progressent respectivement de 3% et 2,6%, tandis que ConocoPhillips, APA Corp et Devon Energy avancent de 2,3% à 2,9%.

Les prestataires de services pétroliers comme Baker Hughes, SLB et Halliburton sont indiqués en hausse de 1% à 2,2%, tandis que les raffineurs tels que Phillips 66, Valero Energy et Marathon Petroleum devraient prendre de 1% à 2%.

VALEURS EN EUROPE

Dans le sillage de la remontée des cours du pétrole, à Paris TotalEnergies prend 2,92% et Maurel et Prom 5,83%, tandis qu’ailleurs en Europe, BP avance de 3,56%, Shell de 1,94% et Eni de 3,93%. Vaar Energi, Aker, Repsol, Equinor gagnent de 2% à 4%.

Dans le reste de l’actualité des entreprises, Aperam chute de 4,30% avec l’abaissement de la recommandation d’Exane BNP sur l’aciériste, tandis que Lufthansa plonge de ⁠5,54% après une ‌dégradation de Citi.

Vistry dégringole de près de 10% après l’annonce par la société d’une perte avant impôts d’environ 30 millions de livres sterling prévue pour le premier semestre. Le secteur de la ⁠construction résidentielle au Royaume-Uni plonge de 4,7%.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte mercredi, touchant un sommet de deux semaines alors que Donald Trump a déclaré que le mémorandum d’entente visant à ​mettre fin au conflit avec l’Iran était « terminé », ​ravivant les craintes de perturbations des approvisionnements en brut au Moyen-Orient.

Le Brent grimpe de 5,89% à 78,55 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) bondit de 5,88% à 74,60 dollars.

TAUX

Les rendements obligataires souverains en zone euro montent fortement ​pour atteindre leurs plus hauts niveaux en un mois après les dernières déclarations de Donald Trump sur le cessez-le-feu avec l’Iran et la révocation par les Etats-Unis de l’autorisation permettant à Téhéran de vendre du pétrole.

Le rendement du Bund allemand à dix ans grimpe de 8,2 points de base, à 3,07%, à un pic depuis le 11 juin, tandis ‌que le deux ans s’envole de 9,7 points, à ​2,68%, au plus haut également depuis le 11 juin. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans bondit de 4,8 points de base, à 4,57%, tandis que le deux ans avance de 5,4 points, à 4,21%.

« C’est un véritable signal d’alarme pour les ​marchés, car on s’attendait à ce que, suite au protocole d’accord, le pétrole revienne sur les marchés », explique Aneeka Gupta, directrice d’études chez WisdomTree.

« Ce qui a vraiment changé, c’est que l’exemption concernant le pétrole iranien a disparu », a-t-elle ajouté. « Cela a supprimé une incitation essentielle au respect des règles par l’Iran », a-t-elle également noté.

CHANGES

Le dollar progresse légèrement, de 0,10%, face à un panier de devises internationales, touchant un sommet d’environ une semaine dans une séance volatile, après les propos de Donald Trump sur l’Iran.

« Le dollar américain a réagi, mais le marché a appris à relativiser les propos de Donald Trump. Ces remarques visent peut-être à amener l’opposition à la table des négociations. Néanmoins, elles ne manqueront pas d’accroître l’anxiété », prédit Jane Foley, responsable de la stratégie change chez Rabobank.

Les cambistes attendent par ailleurs à 18h00 GMT le compte rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale américaine (Fed), la ⁠première présidée par son nouveau président Kevin Warsh.

« Le compte rendu d’aujourd’hui permettra de clarifier à quel point les membres prennent au sérieux la possibilité de hausses de taux », souligne dans une note Francesco Pesole, stratégiste devises chez ING.

« Nous anticipons un renforcement du message restrictif, susceptible de consolider la dynamique du dollar », a-t-il ajouté, tout en précisant qu’une forte hausse n’est pas attendue.

L’euro recule de 0,06%, à 1,1404 dollar, quasiment inchangé, tandis ​que la livre sterling s’échange à 1,3341 dollar (-0,08%).

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 8 JUILLET

(Rédigé par Claude Chendjou; avec la contribution d’Ozan Ergenay, ​Ragini Mathur, Alun John, Sophie Kiderlin et Gregor Stuart Hunter; édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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