Wall Street vue en légère hausse, l’Europe consolide
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse à l’ouverture jeudi au lendemain des records du Nasdaq et du S&P-500, tandis que les Bourses européennes marquent une pause à mi-séance après avoir, elles aussi, franchi des seuils historiques.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,05% pour le Dow Jones, de 0,06% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,16% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,47% à 8.201,37 vers 10h30 GMT, dans une séance volatile. À Francfort, le Dax abandonne 0,29% et à Londres, le FTSE cède 0,32%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 décline de 0,20% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,24%. Le Stoxx 600, qui a battu en début de séance son record de la veille à 525,2 points, reflue désormais de 0,10%.
Le principal indice paneuropéen est affecté jeudi par les replis dans l’automobile (-1,12%) et l’énergie (-1,49%) après plusieurs séances dans le vert.
L’embellie boursière a été alimentée mercredi par la publication aux Etats-Unis de données sur les prix à la consommation (CPI) qui montrent une atténuation des pressions inflationnistes, alimentant la perspective d’un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine en septembre et de la Banque centrale européenne (BCE) en juin.
« La porte pour une réduction des taux des banques centrales a été à nouveau ouverte après qu’elle semblait résolument fermée il y a quelque temps », constate Andreas Bruckner, stratège actions européennes chez BofA Global Research.
Sur les marchés obligataires, la détente se poursuit légèrement aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis alors que les investisseurs attendent désormais d’autres indicateurs de conjoncture (production industrielle et indice d’activité « Philly Fed ») susceptibles de conforter leurs convictions d’un atterrissage en douceur de l’économie américaine avec une inflation maîtrisée.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Cisco Systems prend 4,6% en avant-Bourse après avoir annoncé anticiper un chiffre d’affaires supérieur aux attentes de Wall Street pour son quatrième trimestre fiscal.
Les « meme stocks » GameStop et AMC Entertainment reculent encore avant-Bourse, respectivement de 16,2% et 12%, après le récent rallye dans le secteur.
VALEURS EN EUROPE
Ubisoft chute de 14,59% après un Ebit annuel du tout juste conforme aux objectifs de la société.
Vallourec cède 3,79%, en réaction à un chiffre d’affaires en baisse de 26% au premier trimestre.
Elior s’envole de 27,11% à la faveur d’un bond de 144% de son résultat opérationnel courant (Ebita) ajusté au premier semestre.
Siemens abandonne 4,93% après une baisse du bénéfice trimestriel de son activité industrielle.
Easyjet fléchit de 4,15%, la compagnie aérienne ayant accusé une perte au premier semestre plus importante que prévu et annoncé le remplacement de son directeur général Johan Lundgren début 2025.
BT bondit de 11,401%, l’opérateur télécoms visant un flux de trésorerie disponible plus que doublé sur cinq ans.
Dans l’assurance, les publications trimestrielles de Zurich Insurance (+1,92%), Swiss Re (+3,28%) et Aegon (+0,68%) sont saluéés, permettant à l’indice sectoriel en Europe de prendre 1,33%.
TAUX
Les rendements souverains en Europe ont touché jeudi un creux de neuf mois, avec notamment le Bund allemand à dix ans qui s’affiche à 2,427%, après un repli de plus de 11 points la veille.
Pablo Hernández de Cos, membre de la BCE, a déclaré jeudi que l’institution devrait commencer à réduire ses taux en juin au regard des derniers indicateurs.
Aux Etats-Unis, le rendement à dix ans cède plus de deux points de base, à 4,338%, après un recul de neuf points la veille.
Les contrats à terme prévoient désormais une baisse de 52 points de base des taux de la Fed cette année contre une réduction de 45 points mardi.
CHANGES
Le dollar rebondit de 0,20% face à un panier de devises de référence après une chute de 0,75% mercredi, consécutive à l’atténuation de la hausse des prix à la consommation aux Etats-Unis.
L’euro a touché jeudi un plus haut de deux mois à 1,08925 dollar avant de refluer de 0,14%, à 1,0867 dollar.
La livre sterling, elle, a grimpé à un plus haut d’un mois, à 1,2675 dollar, avant de revenir à 1,2667 dollar (-0,14%).
PÉTROLE
Les cours pétroliers marquent une pause après une hausse d’environ 0,5% mercredi liée aux signes d’une augmentation de la demande de brut aux Etats-Unis.
Le Brent perd 0,44% à 82,39 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,46% à 78,27 dollars.
MÉTAUX
L’or s’est rapproché jeudi d’un plus haut d’un mois à la faveur du reflux des pressions inflationnistes aux Etats-Unis, ce qui accroît la probabilité d’une baisse des taux par la Fed dès septembre.
Vers GMT, le métal jaune s’échange 2.382,49 dollars l’once après avoir grimpé à 2.397,32 dollars, contre un pic historique à 2.431,29 dollars touché le 12 avril.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


