Wall Street vue en légère baisse, l’Europe portée par la « pharma »
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère baisse mercredi à l’ouverture alors que les investisseurs évaluent les conséquences du « shutdown » aux Etats-Unis, tandis que les Bourses européennes, portées par le secteur de la santé dans le sillage de l’accord entre Pfizer et l’administration américaine, sont orientées timidement à la hausse à la mi-séance. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,49% pour le Dow Jones, de 0,55% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,63% pour le Nasdaq au lendemain d’une séance en dents de scie qui s’est achevée dans le vert.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,43% à 7.930,74 points vers 11h45 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,51% et à Londres, le FTSE prend de 0,68%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,67%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,42%, et le Stoxx 600 de 0,63%.
Les opérations de l’administration fédérale américaine sont fermées en grande partie ce mercredi alors que de profondes divisions partisanes ont empêché le Congrès et la Maison blanche de parvenir à un accord budgétaire, provoquant le quinzième « shutdown » du pays depuis 1981.
Ce nouveau shutdown ne semble pas toutefois inquiéter grandement les marchés, l’indice VIX de la volatilité à Wall Street remontant seulement d’environ 3,5% aux alentours de 16 points. Son équivalent sur l’Eurostoxx est même en baisse, également à environ 16 points.
« Même si une fermeture du gouvernement provoque des perturbations dans une certaine mesure, ce n’est pas exactement le moment pour les investisseurs ou la Fed de perdre l’accès aux données économiques clés », explique Bret Kenwell, analyste investissement chez eToro.
Les marchés s’appuient fortement sur l’espoir d’une politique monétaire accommodante de la Fed pour soutenir le rallye en cours qui a permis mardi aux actions à Wall Street d’enregistrer un deuxième trimestre consécutif dans le vert.
Les fermetures d’activités du gouvernement fédéral américain n’ont historiquement pas fait dérailler les marchés, le S&P 500 ayant progressé lors de chacun des six derniers shutdown, selon une note de Deutsche Bank.
Le shutdown en cours intervient cependant dans un contexte de valorisation élevée des actions, ce qui pourrait expliquer la prudence attendue à Wall Street. D’autant que le marché prendra connaissance dans l’après-midi aux Etats-Unis de l’indice ISM sur l’activité des entreprises et de l’enquête ADP sur l’emploi, prélude au rapport officiel sur l’emploi attendu vendredi, dont on ignore pour le moment si la publication pourra avoir lieu en raison du shutdown.
En Europe, la tendance positive est portée par le secteur de la santé qui bondit de 3,22% après que le président américain Donald Trump a annoncé mardi un accord avec le laboratoire pharmaceutique Pfizer sur la baisse des prix de tous ses médicaments vendus dans le cadre du programme d’assurance maladie « Medicaid » aux Etats-Unis.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Nike prend 3% en avant-Bourse après avoir fait état mardi d’une hausse inattendue de son chiffre d’affaires et dépassé les attentes en matière de bénéfice au titre du premier trimestre.
Lithium Americas s’envole de 33% en avant-Bourse après une prise de participation de l’Etat américain de 5% au capital du groupe.
VALEURS EN EUROPE
Les groupes pharmaceutiques et leurs fournisseurs en Europe – dont beaucoup ont des activités aux Etats-Unis – sont recherchés mercredi: Sanofi bondit de 4,21%, Novo Nordisk de 3,25%, Novartis de 2,64%, Ambu de 7,99%, Sartorius de 7,68%, Merck de 6,12%, Roche de 5,93% et AstraZeneca de 6,43%.
Soitec, qui a annoncé le départ à venir de son actuel directeur général peu avant l’ouverture de la Bourse, grimpe de 6,39%.
Tate & Lyle plonge de 9,11% après avoir averti mercredi que son bénéfice et son chiffre d’affaires annuels diminueraient en raison d’un ralentissement de la demande dans les Amériques, son marché clé.
Arcadis avance de 8,44%, le groupe néerlandais d’ingénierie ayant lancé un nouveau programme de rachat d’actions.
Sur le plan sectoriel, les nouvelles technologies et l’immobilier sont en retrait.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans varie peu, s’affichant à 2,71%, après des indicateurs globalement sans surprise en Europe. L’inflation en zone euro a accéléré comme prévu en septembre, à 2,2% sur un an, tandis que l’activité manufacturière dans le bloc s’est à nouveau repliée le mois dernier, à 49,8 contre 50,7 en août. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, de son côté, perd 1,3 point de base, à 4,13%, après le shutdown.
CHANGES
Le dollar recule de 0,05% face à un panier de devises internationales, après avoir touché mercredi son plus bas niveau en une semaine. La paralysie des administrations publiques américaines perturbe les marchés et menace de retarder la publication de données clés sur l’emploi, considérées comme cruciales pour les décisions de politique monétaire de la Fed.
L’euro avance de 0,04%, à 1,1738 dollar, après avoir gagné 0,2% en septembre et 13,5% depuis le début de l’année.
La livre sterling s’échange à 1,3484 dollar (+0,31%), malgré une contraction du secteur manufacturier en Grande-Bretagne en septembre au rythme le plus rapide depuis cinq mois.
PÉTROLE
Le marché pétrolier recule encore mercredi après deux séances consécutives de baisse, les investisseurs évaluant une possible augmentation de la production de l’Opep+ le mois prochain, tandis que les données en provenance des Etats-Unis et d’Asie montrent des signes de baisse de la demande.
Le Brent reflue de 0,30% à 65,8 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,35% à 62,15 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 1ER OCTOBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h15 Enquête ADP sur l’emploi septembre 50.000 54.000
USA 14h00 Indice ISM manufacturier septembre 49,0 48,7
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

