Wall Street vue en baisse avec les craintes de « shutdown », l’Europe dans le rouge
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue en baisse mardi et les Bourses européennes reculent légèrement à mi-séance, à l’exception du Dax allemand, alors que les investisseurs évaluent l’impact d’un possible « shutdown » de l’administration fédérale américaine et digèrent une série de données plutôt mitigées. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,29% pour le Dow Jones, de 0,18% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,16% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 7.852,21 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax grappille 0,10% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,01%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,07%, le FTSEurofirst 300 abandonne 0,11% et le Stoxx 600 perd 0,08%.
La possibilité d’une paralysie budgétaire aux États-Unis dès mercredi semble possible alors que les démocrates et les républicains au Congrès n’ont pas réussi à trouver un accord sur le financement du gouvernement.
Un shutdown pourrait mettre au chômage technique des centaines de milliers de fonctionnaires, perturber le trafic aérien et le versement des aides sociales et retarder la publication d’une série de données clés pour la Réserve fédérale (Fed), y compris le très suivi rapport sur l’emploi américain, prévu vendredi.
« La crainte ici est que si la fermeture a lieu, elle pourrait être longue et si nous n’obtenons pas le rapport sur l’emploi vendredi ou le prochain chiffre de l’IPC, quelle sera la position de la Fed ? », se demande James Rossiter, responsable de la stratégie macroéconomique mondiale chez TD Securities à Londres.
Dans ce contexte d’incertitude, l’enquête Jolts prévue mardi sur les offres d’emploi aux États-Unis fera l’objet d’une attention particulière, car les investisseurs veulent croire à une nouvelle baisse des taux d’intérêt par la Fed en octobre, un scénario sur lequel la plupart d’entre eux parient pour l’instant.
En Europe, la séance de mardi est plutôt chargée sur le plan des données : les ventes au détail allemandes ont affiché une baisse surprise en août, tandis qu’en Grande-Bretagne, le ralentissement du PIB au troisième trimestre a été confirmé par les chiffres publiés dans la matinée, ce qui souligne les défis auxquels est confrontée la ministre des Finances Rachel Reeves alors qu’elle se prépare à présenter le prochain budget.
En France, les prix à la consommation (CPI) harmonisés aux normes européennes ont accéléré à 1,1% sur un an en septembre, selon l’Insee, tandis que les prix à la production (PPI) dans l’Hexagone ont reculé en août de 0,2%.
Les investisseurs devront examiner à partir de 12h00 GMT les chiffres de l’inflation allemande pour le mois de septembre. Selon les données préliminaires publiées mardi, l’inflation a augmenté dans quatre Länder clés.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
Aux valeurs, Valneva bondit de plus de 12%, en tête du SBF 120, après des résultats positifs pour Ixchiq, son vaccin à une dose contre le chikungunya.
TotalEnergies recule de 2,3%, poursuivant les pertes de la séance de lundi, alors que le groupe français est pénalisé, comme le reste du secteur, par la baisse des prix du pétrole. Son homologue britannique BP recule pour sa part de 0,92%.
A Londres, Asos plonge de 10% après avoir averti sur ses résultats, le détaillant britannique de mode en ligne s’attendant à ce que son chiffre d’affaires annuel soit inférieur aux attentes du marché en raison de la faible demande des consommateurs.
Le joaillier danois Pandora, qui a annoncé mardi que son directeur général, Alexander Lacik, quitterait son poste en mars 2026 après sept ans à la tête de l’entreprise, cède 1,8%.
TAUX
Les rendements obligataires de la zone euro sont plutôt stables mardi, dans l’attente des données sur l’inflation en Allemagne, même si les analystes jugent qu’ils sont peu susceptibles de modifier les prévisions selon lesquelles la Banque centrale européenne (BCE) maintiendra ses taux d’intérêt à des niveaux proches de ceux actuels jusqu’à début 2027.
Le rendement du Bund allemand à dix ans ressort à 2,7096%. Le deux ans évolue pour sa part à 2,0228%.
Les rendements des obligations allemandes sont en outre en passe d’enregistrer leur première baisse mensuelle depuis avril, revenant à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’annonce par Berlin de son intention d’augmenter massivement ses dépenses budgétaires.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans perd 1 point de base à 4,1309%. Le deux ans cède 2,3 points de base à 3,6104%.
CHANGES Le dollar recule de 0,11% face à un panier de devises de référence, dans un contexte d’incertitude concernant la possibilité d’un shutdown aux Etats-Unis.
L’euro gagne 0,14% à 1,1741 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole poursuivent leurs baisses mardi, dans l’attente d’une nouvelle augmentation de la production de l’Opep+ et alors que la reprise des exportations depuis la région du Kurdistan irakien via la Turquie a renforcé les anticipations du marché concernant un excédent de l’offre.
Le Brent diminue de 0,6% à 67,56 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,68% à 63,02 dollars.
MÉTAUX
Les cours de l’or sont en baisse mardi, les investisseurs optant pour des prises de bénéfice après que le métal a touché un niveau record de 3.871,45 dollars l’once plus tôt en séance.
L’or, valeur refuge par excellence, qui évolue à 3.809,59 dollars, s’achemine vers son meilleur mois depuis juillet 2020.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 30 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
DE 12h00 Inflation IPCH préliminaire septembre +0,1% +0,1%
– sur un an +2,2% +2,1%
USA 14h00 Offres d’emplois (enquête août 7,185 7,181
Jolts) millions millions
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

