Wall Street vue en légère hausse, l’Europe recule sur fond de prudence sur les taux
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse et les Bourses européennes reculent mardi à mi-séance, entraînées par les banques et les assureurs, et alors que les investisseurs se montrent prudents à la veille de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture stable pour le Dow Jones, et en légère hausse pour le Standard & Poor’s-500 (0,18%) et pour le Nasdaq (de 0,28%).
À Paris, le CAC 40 perd 0,05% à 7.892,68 points vers 10h44 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,46% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,25%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,02%, et le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 abandonnent tous deux 0,20%.
Les réunions des banques centrales monopolisent toute l’attention des investisseurs cette semaine, alors que la Fed devrait annoncer une baisse de 25 points de base de ses taux mercredi, la première depuis décembre 2024, après une série de signes d’affaiblissement du marché de l’emploi.
Si les attentes concernant la Fed ont récemment stimulé les marchés d’actions, en particulier aux États-Unis, ceux-ci se montrent prudents en Europe après les gains enregistrés lundi et en raison des prévisions relatives aux taux d’intérêt sur le Vieux Continent, car la Banque centrale européenne (BCE) devrait maintenir sa politique monétaire inchangée pendant au moins un certain temps. Le recul des banques <. SX7E> (-0,86%) et les assureurs (-1,32%), deux secteurs sensibles aux prévisions sur les taux d’intérêt, en est la preuve.
« Les marchés prennent probablement conscience qu’il n’y aura pas d’autres baisses de taux de la part de la BCE, ce qui compense les anticipations d’un retour de la Fed à sa politique d’assouplissement », a déclaré James Rossiter, responsable de la stratégie macroéconomique mondiale chez TD Securities à Londres.
Les opérateurs tablent actuellement sur une probabilité de seulement 40% que la BCE réduise ses taux de 25 points de base d’ici juin 2026, contre environ 50% la semaine dernière, lorsqu’elle a annoncé une deuxième pause consécutive dans son cycle d’abaissement des coûts d’emprunt.
Sur le front macroéconomique, l’enquête mensuelle publiée mardi par l’institut d’études économiques Zew a montré a montré que le moral des investisseurs allemands s’est amélioré plus rapidement que prévu depuis le début du mois de septembre.
Au Royaume-Uni, la croissance du salaire hebdomadaire moyen, hors primes, a légèrement ralenti à 4,8% au cours des trois mois précédant juillet par rapport à l’année précédente, a annoncé mardi l’Office des statistiques nationales (ONS), des données connues deux jours avant la décision sur les taux de la Banque d’Angleterre (BoE), qui devrait les laisser inchangés en raison des craintes d’une inflation persistante.
Le rapport sur les ventes au détail aux Etats-Unis est pour sa part attendu à 12h30 GMT.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
L’Oréal recule de 2,2% après un changement de recommandation de Jefferies, qui est passé de « conserver » à « sous-performance », estimant que le géant français des cosmétiques va faire face à une normalisation du marché de la beauté et à des perspectives de marges « moins impressionnantes ».
BNP Paribas est légèrement dans le rouge (-0,32%) après la confirmation de ses objectifs financiers pour cette année.
Exail Technologies plonge de plus de 9% après la publication de ses résultats la veille.
Vusiongroup, anciennement SES-Imagotag, s’envole en revanche de plus de 15% à la faveur du relèvement lundi de ses perspectives pour l’exercice 2025.
Ailleurs en Europe, les sociétés de recrutement souffrent après que SThree a annoncé une prévision de bénéfice annuel avant impôts bien inférieure aux attentes, faisant plonger l’action de plus de 20%.
D’autres recruteurs européens, notamment Hays et Randstad, abandonnent environ 2% chacune dans son sillage.
TAUX
Les rendements des obligations d’État de la zone euro sont plutôt calmes avant la décision de la Fed mercredi et alors qu’ils attendent également celles de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Japon jeudi.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 1,2 point de base à 2,7076%. Le deux ans grappille 0,8 points de base à 2,0248%.
Aux Etats-Unis, les marchés obligataires sont également stables et le rendement des Treasuries à dix ans avance de 0,7 point de base à 4,0413%.
CHANGES
Les anticipations d’une baisse des taux de la Fed font pression sur le dollar (-0,27%), qui a atteint mardi son plus bas niveau depuis le 4 juillet par rapport à un panier de devises de référence.
L’euro gagne à son tour 0,41% à 1,1808 dollar, soutenu par les paris de statu quo chez la BCE.
La livre sterling gagne pour sa part 0,29% face au dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont stables mardi, tiraillés entre les risques de perturbation de l’approvisionnement après les attaques de drones ukrainiens contre les raffineries russe et la perspective d’une baisse des taux d’intérêt par la banque centrale américaine.
Le Brent recule de 0,15% à 67,34 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,06% à 63,26 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 16 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Ventes au détail août +0,2% +0,5%
– sur un an août n.d. +3,92%
USA 13h15 Production industrielle août -0,1% -0,1%
– sur un an n.d. +1,43%
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

