Wall Street vue en légère baisse, l’Europe consolide après les récents gains
par Diana Mandia
(Reuters) -Wall Street est attendue en légère baisse et les Bourses européennes, à l’exception de Londres, reculent vendredi à mi-séance, le marché se consolidant après les gains de la veille, alors que les investisseurs digèrent le renforcement des anticipations d’une baisse des taux de la Fed et attendent la note de crédit de Fitch pour la France. Après avoir fini à des niveaux record jeudi, les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,17% pour le Dow Jones, de 0,11% pour le Standard & Poor’s-500 et stable pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,45% à 7.788,25 points vers 10h55 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,25%, tandis qu’à Londres, le FTSE 100 prend 0,37%, soutenu notamment par les ressources de base (+185%).
L’indice EuroStoxx 50 abandonne 0,34% et le FTSEurofirst 300 0,11%. Le Stoxx 600 perd à son tour 0,10%, mais est en passe d’enregistrer sa première hausse hebdomadaire en trois semaines, porté par les espoirs d’un assouplissement monétaire très attendu de la part de la Fed.
Les Bourses consolident vendredi après les gains liés aux attentes sur la politique monétaire américaine, une baisse des taux étant attendue ce mois-ci en raison des difficultés du marché du travail et malgré une légère accélération de l’inflation CPI en août.
En zone euro, l’inflation reste proche de l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE) et l’économie fait preuve de résilience, si bien que les investisseurs ne prévoient pas de nouvel assouplissement avant l’année prochaine. La BCE a maintenu jeudi ses taux d’intérêt inchangés et n’a donné aucune indication concernant sa prochaine décision. La fin de la semaine réserve par ailleurs un test important pour la France : l’agence Fitch doit publier dans la soirée sa révision de la note de crédit du pays et les acteurs du marché se préparent à une éventuelle dégradation alors que le président Emmanuel Macron vient de nommer son cinquième Premier ministre en moins de deux ans dans un contexte d’incertitudes sur la réduction des dépenses publiques. L’agence de notation a maintenu en mars dernier sa note à AA- en lui associant une perspective négative.
Les investisseurs attendent par ailleurs l’indice de confiance de l’Université de Michigan à 14h00 GMT.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Adobe prend 3,6% en avant-Bourse après avoir relevé jeudi ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfice pour l’exercice 2025.
VALEURS EN EUROPE
Robertet progresse d’environ 5% après que le fabricant français de matières premières pour parfums a annoncé une hausse de son bénéfice au premier semestre et confirmé ses prévisions pour l’exercice fiscal.
Vallourec, qui a annoncé jeudi soir avoir remporté un contrat auprès du groupe brésilien Petrobras, prend 3,5%. Ailleurs en Europe, le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis cède 2,56% après que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur le titre en raison de la concurrence croissante des médicaments génériques.
Le groupe britannique Ocado chute de 12,9% après que son partenaire américain Kroger a annoncé qu’il allait revoir ses investissements dans les entrepôts.
Sabadell recule pour sa part de près de 0,6% à Madrid alors que le conseil d’administration de la banque espagnole a recommandé vendredi à l’unanimité à ses actionnaires de ne pas accepter l’offre publique d’achat hostile de BBVA BBVA.MC (-0,5%).
TAUX
Les rendements obligataires sont en hausse dans la zone euro après le statu quo sur les taux annoncé jeudi par le BCE.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend près de quatre points de base, à 2,6891%. Le deux ans avance pour sa part de trois points, à 2,0158%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans gagne 3,2 points de base, à 3,4708%, avant la révision de la note de crédit de Fitch.
Aux États-Unis, après les baisses de jeudi liées au renforcement des perspectives concernant la réduction des taux de la Fed, le rendement des Treasuries à dix ans progresse de 2,3 points de base, à 4,0338%, tout comme celui de l’obligation à deux ans, qui évolue à 3,5494%.
CHANGES Le dollar progresse légèrement vendredi (+0,12%) face à un panier de devises de référence mais devrait enregistrer a deuxième baisse hebdomadaire consécutive.
L’euro est plutôt stable (-0,02%) à 1,1731 dollar après avoir progressé la veille.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en hausse vendredi, les craintes liées à l’offre excédentaire et à la baisse de la demande américaine ayant été compensées par les risques de perturbation de l’approvisionnement liés aux conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.
Le Brent prend 0,92% à 66,98 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,77% à 62,85 dollars.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L’AGENDA DU 12 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 14h00 Indice de l’Université de septembre 58,0 58,2
Michigan (préliminaire)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

