Wall Street vue dans le désordre, l’Europe suspendue à la BCE
par Diana Mandia
10 septembre (Reuters) – Wall Street devrait ouvrir en ordre dispersé et les Bourses européennes se montrent prudentes jeudi à mi-séance, les investisseurs se préparant à une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) plus tard dans la journée, avec la crainte d’une politique monétaire plus restrictive à l’avenir en raison de la remontée des prix du pétrole.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,22% pour le Dow Jones et de 0,09% pour le Standard & Poor’s-500, tandis que le Nasdaq devrait ouvrir sur un recul de 0,22%. À Paris, le CAC 40 grappille 0,15% à 8.169,11 points vers 10h30 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,08% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,38%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,10%, le FTSEurofirst 300 perd 0,17% et le Stoxx 600 cède 0,15%.
Selon toutes les prévisions, la BCE annoncera à 12h15 GMT une nouvelle hausse de ses taux d’intérêt de 25 points de base, la deuxième de cette année, ce qui portera son taux de dépôt à 2,50%.
L’institut basé à Francfort entend ainsi endiguer une inflation qui s’est accélérée à 3,3% en août, bien au-dessus de sa cible, sous l’effet de la hausse vertigineuse des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient, dont la dernière escalade cette semaine a de nouveau fait grimper le prix du Brent au-delà des 100 dollars le baril.
Le marché suivra donc de très près les nouvelles projections macroéconomiques de la BCE et tout signe indiquant qu’elle serait prête à resserrer davantage sa politique monétaire si les perspectives d’inflation ne s’amélioraient pas.
Les marchés financiers anticipent actuellement une nouvelle hausse des taux d’ici la fin de l’année, après celle prévue jeudi, mais les économistes, en revanche, estiment que le relèvement de jeudi pourrait être le dernier pour l’instant.
Les conditions de financement se sont déjà durcies, les rendements obligataires à long terme atteignant des sommets jamais vus depuis la crise financière, ce qui reflète les craintes liées à l’inflation et les inquiétudes concernant l’explosion de la dette publique.
Deutsche Bank estime que les prévisions de croissance de la BCE pour 2026 et 2027 feront l’objet de légères révisions à la hausse, tout comme celles concernant l’inflation pour 2027 et 2028, mais s’attend à ce que la banque centrale se contente de réitérer son discours habituel sur son orientation en fonction des données économiques.
« La question essentielle pour moi est la suivante : ont-ils réalisé des simulations pour évaluer l’impact négatif sur la croissance d’une nouvelle hausse? », déclare Keith Patton, analyste chez Columbia Threadneedle.
En attendant la BCE, l’indice définitif des prix à la consommation en Allemagne a confirmé jeudi une accélération de l’inflation à 2,9% sur un an dans la première économie de la zone euro.
Aux États-Unis, les investisseurs suivront de près une série de données jeudi, notamment l’indice des prix à la production (PPI) prévu à 12h30 GMT, avant la publication de l’indice des prix à la consommation vendredi. Ces deux rapports sont considérés comme déterminants pour définir la position de la Réserve fédérale (Fed) lors de sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
À Paris, Abivax prend 1,78%, Goldman Sachs ayant entamé son suivi sur la biotech française avec une recommandation d’achat, soulignant le potentiel de revenus de plusieurs milliards de dollars de son médicament phare, l’obefazimod.
Eramet gagne près de 3% après avoir annoncé jeudi matin le redémarrage des opérations minières de PT Weda Bay Nickel en Indonésie.
À Londres, l’action Associated British Foods plonge de plus de 10% après que le groupe britannique a annoncé que le chiffre d’affaires à périmètre constant de Primark devrait reculer de 3% au trimestre se terminant le 12 septembre.
La holding belge D’Ieteren, qui a fait état mercredi d’une hausse de 6,6% de son bénéfice semestriel, prend 2,8%.
TAUX Les rendements des obligations d’État de référence dans la zone euro évoluent sur de faibles variations jeudi en attendant la BCE, mais restent proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années.
Le rendement du Bund allemand à dix ans grappille 0,3 points de base pour s’établir à 3,4411%. Il a atteint 3,4514% plus tôt dans la séance, un pic depuis avril 2011.
Le deux ans est inchangé à 3,0479%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans ressort à 4,3346%, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis la crise financière de 2008.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans affiche un gain de 2 points de base à 4,8569% et évolue à son plus haut depuis novembre 2023. Le département américain du Trésor a annoncé mercredi un programme de rachat de 6 milliards de dollars d’obligations à long terme, mais le marché s’attendait à un montant plus élevé, ce qui explique la réaction du marché obligataire.
Le rendement du titre à deux ans avance de 1,3 point de base à 4,4404%.
CHANGES
Le marché des changes est stable jeudi en attendant les annonces de politique monétaire de la BCE. Le dollar grappille 0,01% face à un panier de devises de référence et l’euro et également quasi inchangé à 1,1633 dollar.
PÉTROLE
Les prix de référence du pétrole restent au-dessus des 100 dollars le baril alors que les opérateurs s’apprêtent à faire face à de nouvelles perturbations de l’approvisionnement.
Le Brent avance de 0,68% à 101,90 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,32% à 97,32 dollars.
Le Wall Street Journal, citant des responsables américains, a rapporté mercredi que le conflit avec l’Iran pourrait durer jusqu’à la fin du mandat de Donald Trump, ce qui ne contribue pas à améliorer le moral.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 10 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Prix à la production (PPI) août
– sur un mois 0,4% 0,0%
– sur un an 5,3% 4,7%
USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 205.000 206.000
chômage 5 sept.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

