Wall Street vue dans le désordre avec la « tech », l’Europe progresse à mi-séance
par Diana Mandia
28 juillet (Reuters) – Wall Street est attendue mardi en ordre dispersé, le Nasdaq étant affecté par le repli de la technologie, tandis que les Bourses européennes avancent à mi-séance sous une pluie de résultats d’entreprise.
Les investisseurs surveillent également l’évolution du conflit au Moyen-Orient et attendent une série de décisions de politique monétaire au cours de la semaine, notamment celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,57% pour le Dow Jones, mais en baisse de 0,1% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,87% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 gagne 0,32% à 8.432,61 points vers 11h19 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,30% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,62%.
L’indice EuroStoxx 50 grappille 0,03%, le FTSEurofirst 300 prend 0,17% et le Stoxx 600 avance de 0,19%.
La saison des résultats financiers bat son plein et, conjuguée à l’évolution des cours du pétrole après une suspension des frappes au Moyen-Orient, renforce l’attrait des actions européennes, même si les doutes sur le secteur des semi-conducteurs limitent les gains.
L’aversion au risque s’intensifie chez les fabricants de puces, ce qui s’est particulièrement manifesté sur les marchés asiatiques plus tôt dans la journée et qui devrait également peser considérablement sur le Nasdaq à l’ouverture de la Bourse de New York.
En Europe, où ce secteur a un poids moindre, le sous-indice technologique du Stoxx 600 recule de 0,75%.
Aux inquiétudes quant au bien-fondé des capitalisations boursières extrêmes s’ajoutent désormais les craintes liées à la concurrence: selon une source, la Chine a commencé à produire en série des machines de lithographie via la technologie dite DUV, une avancée qui pourrait offrir aux fabricants chinois une source alternative d’équipement.
La publication des résultats de géants de la cote tels que Microsoft, Meta, Amazon et Apple dans les prochains jours contribue également à la prudence des investisseurs après que les plans d’investissement d’Alphabet et de Tesla ont ravivé la semaine dernière les craintes concernant les dépenses élevées des groupes technologiques.
« L’ampleur des investissements dans l’IA est telle que l’exposition de l’économie et du marché des capitaux dans son ensemble à une telle correction est considérable », a averti mardi l’agence de notation Fitch.
Sur le front de la politique monétaire, la Fed doit rendre mercredi sa décision sur les taux et, bien que l’on s’attende à un statu quo, les craintes que la dernière escalade des tensions au Moyen-Orient n’accélère l’inflation tiennent les investisseurs en haleine. Une hausse des coûts d’emprunt en septembre est largement anticipée.
La Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ), pour leur part, devraient également maintenir leurs taux directeurs respectifs à leur niveau actuel lors de leurs réunions respectives prévues jeudi et vendredi, tout en conservant une position prudente face à l’inflation.
PÉTROLE
Les prix du pétrole poursuivent leur recul après la suspension des frappes entre les Etats-Unis et l’Iran au cours du week-end.
Le Brent cède 1,99% à 86,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,61% à 81,28 dollars.
L’incertitude géopolitique reste toutefois forte, Téhéran continuant de revendiquer le contrôle du détroit d’Ormuz.
Oman a par ailleurs présenté à l’Iran une proposition visant à mettre en place un mécanisme régional conjoint pour la gestion de ce détroit stratégique, financé par des redevances volontaires, a déclaré mardi à Reuters une source du Golfe. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
VALEURS EN EUROPE
L’action LVMH recule de 1,65% après avoir ouvert en hausse mardi, au lendemain de la publication des résultats financiers du deuxième trimestre du géant du luxe, la solidité de la demande aux États-Unis n’ayant pas suffi a apaiser les inquiétudes des investisseurs quant à la reprise de la division mode et maroquinerie.
Le compartiment sectoriel recule de 0,11%.
L’opérateur français de télécommunications Orange progresse quant à lui de 4,28% après avoir relevé ses objectifs pour cette année.
Safran, qui a annoncé mardi relever ses perspectives pour 2026, avec des ventes et des profits en forte hausse au premier semestre, gagne 2%.
Michelin recule pour sa part de 2,3%, malgré un résultat opérationnel supérieur aux attentes réalisé par le fabricant de pneumatiques.
Dans le secteur des puces, à Amsterdam, ASML recule de 2,5% après avoir plongé la veille de plus de 8%, tandis qu’ASMI abandonne 3,3% et Besi 2,8%.
À Londres, l’action Barclays perd 5,2%, les analystes signalant que la performance des activités de « trading » de la banque britannique est restée inférieure aux attentes du marché, notamment après les résultats trimestriels exceptionnels de ses concurrents de Wall Street.
Unilever grimpe de 7,8%, le géant des biens de consommation ayant dépassé les attentes sur ses ventes du deuxième trimestre
TAUX
Les rendements obligataires reculent légèrement mardi dans un contexte de recul des prix du pétrole et avant les réunions des banques centrales prévues au cours de la semaine. Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans perd 1,7 point de base à 4,6244%. Le deux ans recule de près de 2 points de base pour s’établir à 4,3036%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans perd 0,8 point de base à 3,1195%, tandis que celui de l’obligation à deux ans abandonne 2 points de base à 2,7618%.
CHANGES
Le dollar grappille 0,08% face à un panier de devises de référence avant la décision de la Fed.
L’euro recule de 0,08% à 1,1358 dollar.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE RESTANT À L’AGENDA DU 28 JUILLET :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 14h00 Confiance des consommateurs juillet 92,3 91,2
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

