Wall Street vue dans le désordre, l’Europe légèrement dans le vert, les résultats dominent
par Claude Chendjou
PARIS, 27 janvier (Reuters) – Wall Street est attendue en ordre dispersé mardi, tandis que les Bourses européennes sont légèrement dans le vert à mi-séance avec la publication de résultats clés d’entreprises dans l’automobile, l’aérien ou encore la logistique, qui dessinent une tendance sur l’évolution de l’économie américaine. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street marquée par une baisse de 0,43% pour le Dow Jones, plombé par les assureurs santé, tandis que le Standard & Poor’s 500 devrait prendre 0,24% et le Nasdaq s’adjuger 0,64%.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,34% à 8.159,45 points vers 12h20 GMT. À Francfort, le Dax grignote 0,01% et à Londres, le FTSE prend 0,36%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,35% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,30%. Le Stoxx 600, tiré essentiellement par le compartiment financier (+0,44%) et celui des banques (+1,34%), avance de 0,35%.
Le marché commence à analyser, entre autres, les comptes trimestriels de General Motors, UPS et American Airlines en attendant ceux de Boeing, tandis que mercredi plusieurs géants des nouvelles technologies comme Meta, Microsoft et Tesla doivent communiquer les résultats.
Au total, 102 sociétés du S&P 500 doivent publier leurs résultats cette semaine. Parmi les 64 sociétés ayant déjà communiqué leurs comptes financiers, 79,7% ont dépassé les attentes des analystes, selon les données compilées par LSEG.
Les investisseurs devraient se concentrer sur les prévisions des entreprises et sur leurs dépenses d’investissement, notamment dans l’intelligence artificielle (IA), pour jauger la dynamique de l’économie américaine et le retour sur investissement alors qu’un mouvement de rotation est actuellement en cours vers les petites capitalisations et d’autres actifs jugés sous-évalués.
A la Bourse de New York, depuis le début du mois l’indice Russel 2000 a pris de plus de 7%, tandis que l’indice S&P 600 a progressé de 6,5%, contre un gain de seulement 1,5% pour l’indice de référence S&P 500.
En Europe, l’actualité des entreprises anime également les échanges avec notamment Puma en attendant les résultats du géant du luxe LVMH.
Cela relègue momentanément au second plan les craintes sur les tensions commerciales et géopolitiques.
« Le dossier sur le Groenland est désormais clos, ce qui a permis de clarifier le positionnement et de recentrer le marché sur les fondamentaux », résume Mohit Kumar, chef économiste pour l’Europe chez Jefferies.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Avant l’ouverture de la Bourse de New York, American Airlines prend 2%, General Motors 6,1% et UPS 2,6% à la suite de la publication de leurs résultats respectifs.
En avant-Bourse UnitedHealth chute de 12%, Humana de 15% et CVS Health de 10,6%. L’administration du président américain Donald Trump a proposé lundi une augmentation moyenne de 0,09% des paiements versés aux assureurs privés l’année prochaine pour les programmes Medicare Advantage qu’ils gèrent, ce qui est nettement inférieur aux attentes de Wall Street. Cela prend le pas sur la prévision de bénéfice ajusté annuel fourni par l’assureur santé, ressortie au-dessus du consensus des analystes interrogés par LSEG.
VALEURS EN EUROPE
Kering avance de près de 1%. La marque chinoise d’articles de sport Anta Sports Products a annoncé mardi le rachat de la participation de 29,06% détenue par la famille Pinault, fondateur de Kering, dans Puma (+10,40%) pour 1,5 milliard d’euros, devenant ainsi le premier actionnaire de l’équipementier sportif allemand.
ID Logistics perd 1,42% après la publication de ses résultats annuels.
Dr Martens plonge de 12,49% après les perspectives pour l’exercice 2026 fournies par le fabricant britannique de bottes dont les ventes trimestrielles ont ralenti.
Roche progresse de 0,5% après l’annonce par le laboratoire pharmaceutique suisse de résultats positifs lors d’un essai clinique de phase II de son médicament expérimental contre l’obésité, le CT-388, administré par injection une fois par semaine.
TAUX
Les rendements obligataires souverains en zone euro montent légèrement mardi, oscillant près de leurs pics de mars, lorsque les responsables politiques allemands sont convenus d’augmenter fortement les dépenses publiques.
Le rendement du Bund allemand à dix ans s’affiche à 2,8767%. Il a avait atteint 2,94% à la mi-mars.
L’écart de rendement entre le Bund à dix ans et l’OAT française de même échéance se réduit à environ 56 points de base avant le vote de deux nouvelles motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu qui veut faire le budget 2026 de la France. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est stable, à 4,2193%, les marchés continuant d’évaluer les risques liés à la nomination d’un nouveau président en remplacement de Jerome Powell à la tête de la Fed.
CHANGES
Le dollar recule de 0,11% face à un panier de devises internationales et est en passe de céder plus de 1% depuis le début de l’année. La Fed entame ce mardi une réunion de politique monétaire de deux jours qui devrait déboucher mercredi sur un statu quo sur les taux directeurs.
« Je pense que les marchés se concentreront probablement davantage sur les questions relatives à l’indépendance de la Fed que sur les perspectives en matière de taux d’intérêt », explique Carol Kong, stratégiste en devises chez Commonwealth Bank of Australia.
« Si Powell choisit de démissionner de son poste de gouverneur après l’expiration de son mandat de président en mai, cela pourrait renforcer l’impression qu’il capitule face aux pressions politiques et alimenter les inquiétudes quant à l’indépendance de la Fed (…) Cela représente un risque de baisse pour le dollar », a-t-elle ajouté.
L’euro prend 0,13%, à 1,1895 dollar, proche de son sommet de quatre mois touché lundi à 1,9075 dollar.
La livre sterling s’échange à 1,3709 dollar (+0,22%), se maintenant elle aussi près d’un pic de quatre mois atteint la veille à 1,37125 dollar.
Le yen se stabilise autour de 153 à 154 pour un dollar, contre 159,23 vendredi. La monnaie japonaise a pris jusqu’à 3% au cours des deux dernières séances en raison de rumeurs de contrôles de taux effectués par les Etats-Unis et le Japon, souvent considérés comme un prélude à une intervention.
PÉTROLE
Le marché pétrolier varie peu mardi, les perturbations liées à une importante tempête hivernale aux Etats-Unis étant compensées par une reprise des approvisionnements en provenance du Kazakhstan.
Le Brent reflue de 0,06% à 65,54 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grignote 0,02% à 60,64 dollars.
MÉTAUX
L’or progresse mardi, se maintenant juste en dessous du seuil des 5.100 dollars l’once franchi lundi, sur fond d’incertitude entourant la politique du président américain Donald Trump.
Le cours de l’or au comptant gagne 1,32% à 5.08054 dollars l’once à 12h15 GMT contre un sommet historique lundi à 5.110,50 dollars l’once.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE À L’AGENDA DU 27 JANVIER:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 15h00 Confiance du consommateur du janvier 90,9 89,1
Conference Board
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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