Wall Street vue dans le rouge en attendant l’emploi américain, l’Europe consolide
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en légère baisse mardi, tandis que les Bourses européennes, à l’exception de Londres, progressent timidement à mi-parcours d’une séance marquée par de l’attentisme et des prises de bénéfice avant la publication en fin de semaine du rapport mensuel sur l’emploi américain, qui pourrait influer sur les décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed).
À Paris, le CAC 40 gagne 0,39% à 7.361,41 points vers 13h00 GMT et à Francfort, le Dax avance de 0,32%. Le FTSE recule de son côté de 0,54%, pénalisé par les valeurs minières, alors que la Bourse de Londres a été brièvement affectée par un incident technique en matinée sur les petites capitalisations.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 grignote 0,02%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro prend 0,38% et le Stoxx 600 0,15%.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,25% pour le Dow Jones, de 0,36% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,54% pour le Nasdaq.
Après une forte série de gains en novembre qui a propulsé le S&P 500 à son plus haut de clôture de l’année, les investisseurs se montrent désormais plus prudents alors que la semaine sera marquée par de nombreux indicateurs économiques, dont la publication vendredi du rapport mensuel sur les créations d’emplois, le taux de chômage et les salaires aux Etats-Unis.
Ces données pourraient peser sur les décisions de la Fed qui se réunit les 12 et 13 décembre, même si les marchés monétaires continuent de tabler avec une probabilité de 61% sur une baisse des taux d’intérêt de la banque centrale américaine en mars et avec une probabilité de 87% sur une réduction en mai, selon le baromètre Fedwatch de CME Group.
Les perspectives en matière de croissance économique sont également surveillées par les opérateurs de marché, alors que l’indice ISM des services aux Etats-Unis sera publié à 15h00 GMT.
En zone euro, le recul de l’activité a été confirmé en novembre avec un indice PMI composite ressorti à 47,6 contre 46,5 en octobre, laissant augurer d’une possible contraction de l’économie du bloc ce trimestre.
En Grande-Bretagne, l’activité du secteur des services a cependant progressé en novembre après trois mois de baisse, mais cette croissance pourrait raviver les craintes sur la hausse des prix.
Concernant l’inflation, une enquête de la Banque centrale européenne (BCE) montre que les anticipations des consommateurs en la matière sont stables en novembre. Les prix à la production dans la zone euro, en revanche, ont augmenté en octobre, de 0,2% sur un mois, même s’ils affichent un recul de 9,4% sur un an.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Take-Two Interactive chute de 5,4% en avant-Bourse après la présentation de la bande-annonce du dernier volet de son jeu vidéo « Grand Theft Auto VI », qui sortira en 2025.
VALEURS EN EUROPE
En Bourse en Europe, le compartiment des ressources de base (-0,82%) pèse sur la tendance avec le recul des cours des métaux. À Londres, Anglo American, Glencore et Rio Tinto cèdent de 0,56% à 2,9%.
Dans l’actualité des entreprises cotées, Carmat grimpe de 32,98% après l’annonce d’un nouveau site de production pour son coeur artificiel qui devrait lui permettre d’atteindre ses objectifs.
Nokia chute de 9,57% et Ericsson bondit de 3,5%, l’opérateur télécoms américain AT&T ayant annoncé avoir choisi le groupe suédois pour son réseau ORAN au détriment de l’équipementier finlandais.
Les banques HSBC et Prudential, exposées à la Chine, reculent respectivement de 0,49% et 1,82% après l’abaissement par l’agence Moody’s de la perspective de la note de la Chine de « stable » à « négative » en raison de l’endettement du pays.
TAUX
Le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, recule d’environ six points de base, à 2,29%, Isabel Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, ayant jugé « improbable » une nouvelle hausse de taux au regard du repli de l’inflation. Le taux du Bund à 10 ans est tombé en séance à 2,27%, son plus bas niveau depuis début juin.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans cède également environ six points de base, 4,2279%.
CHANGES
Le dollar est stable (+0,06%) face à un panier de devises de référence, mais il progresse face à l’euro qui s’affiche à 1,0815 dollar (-0,19%) et la livre sterling qui se traite à 1,2617 dollar (-0,12%).
Le dollar australien perd du terrain (-0,89%) contre la devise américaine, à 0,656, après la décision de la RBA, la banque centrale d’Australie d’opter pour le statu quo sur ses taux.
Dans les crypto-monnaies, le bitcoin, qui a fini lundi sur un sommet depuis avril 2022, au dessus de 42.000 dollars, abandonne mardi 0,22%, à 41.891.
PÉTROLE
Les cours pétroliers sont volatils en raison de l’incertitude entourant les réductions volontaires de la production de certains pays de l’Opep+ après les dernières déclarations du ministre saoudien de l’Energie:
Le Brent recule de 0,05% à 77,99 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,03% à 73,02 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

