Wall Street vue dans le vert avant Powell, l’Europe tirée par le luxe
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse jeudi à l’ouverture et les Bourses européennes progressent également à mi-séance, le sentiment du marché étant porté par la Chine qui multiplie les annonces de relance de son économie, et les prévisions de Micron qui alimentent l’optimisme sur l’intelligence artificielle.
La tendance pourrait toutefois changer avec les déclarations de banquiers centraux attendues à partir de 13h00 GMT, dont celles de Christine Lagarde et Jerome Powell, respectivement à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,48% pour le Dow Jones, de 0,80% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,46% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 prend 1,54% à 7682,5 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax avance de 1,14% et à Londres, le FTSE s’octroie 0,19%, le potentiel de gain étant limité par les valeurs pétrolières.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,98% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,74%. Le Stoxx 600 gagne 1,02%, très proche de son record de 526,66 points atteint le 30 août. Il est tiré notamment par les compartiments du luxe (+4,95%) et des ressources de base (+3,88%), particulièrement sensibles à la Chine.
Après une série de mesures annoncées depuis lundi par la Banque populaire de Chine (BPC), les dirigeants chinois se sont engagés jeudi à mettre en oeuvre les « dépenses budgétaires nécessaires » pour atteindre l’objectif de croissance économique d’environ 5% prévu cette année lors de la réunion mensuelle du Politburo, l’instance dirigeante du Parti communiste chinois (PCC).
« Il y a un certain optimisme quant au fait que la Chine pourrait proposer davantage de mesures de relance à l’avenir », note Fiona Cincotta, analyste marchés chez City Index, ajoutant anticiper un prolongement du rallye boursier actuel.
Le secteur technologique en Europe (+3,42%) contribue également à la bonne tenue des indices boursiers, le groupe américain Micron Technology, anticipant des revenus plus élevés que prévu grâce à la demande liée à l’intelligence artificielle (IA), une thématique porteuse sur les marchés.
A contrario, le secteur de l’énergie en Europe (-3,10%) est plombé par des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite s’apprête à abandonner son objectif officieux d’un baril de pétrole à 100 dollars pour regagner des parts de marché.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Micron Technology bondit de 15,6% en avant-Bourse après sa prévision pour le trimestre en cours d’un chiffre d’affaires record de 8,7 milliards de dollars au 1er trimestre, avec une marge d’erreur de plus ou moins 200 millions de dollars.
Dans son sillage, Nvidia, Qualcomm, Marvell Technology et Arm Holdings prennent de 2% à 3% avant l’ouverture de la séance à New York.
VALEURS EN EUROPE
Ubisoft dévisse de 18,14% après avoir abaissé mercredi ses objectifs financiers pour 2024-2025 et retardé le lancement de son prochain jeu « Assassin’s Creed Shadows ».
Sodexo chute de 4,94%, pénalisé par une information de l’agence Bloomberg selon laquelle le groupe de restauration collective s’intéresse à son concurrent américain Aramark.
H&M recule de 3,67%, le distributeur ayant abaissé son objectif de marge et affiché un bénéfice au troisième trimestre inférieur aux attentes.
Commerzbank bondit de 5,85% alors que la banque allemande a annoncé jeudi qu’elle tiendrait une première série de discussions avec UniCredit vendredi.
TAUX
Les rendements obligataires en zone euro reculent jeudi après les nouvelles annonces en provenance de la Chine.
« Le sentiment de risque se renforce ce matin en raison des rumeurs d’une injection supplémentaire de 142 milliards de dollars par les autorités chinoises dans le système bancaire », écrivent les analystes de Danske Bank dans une note.
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède 4,2 points de base, à 2,146%.
Par ailleurs, avant l’intervention de Christine Lagarde (13h30 GMT), les investisseurs tablent désormais avec une probabilité d’environ 60% sur une baisse des taux de la BCE le mois prochain, alors qu’une mesure était encore exclue la semaine dernière.
Aux Etats-Unis, où Jerome Powell doit s’exprimer à 13h20 GMT, le rendement des bons du Trésor à dix ans perd 1,3 point de base, à 3,7677%.
CHANGES
Le dollar grignote 0,04% face à un panier de devises de référence alors que le marché attend Jerome Powell, la publication de la troisième estimation du PIB américain au deuxième trimestre et les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage dans le pays.
Le franc suisse progresse de 0,32% face au dollar, à 0,8478, après la décision de la Banque nationale suisse d’abaisser ses taux de seulement 25 points de base. Les marchés à terme et certains analystes s’attendaient à une baisse plus prononcée, de 50 points de base, dans le sillage des annonces de la Fed la semaine dernière.
L’euro s’affiche à 1,1155 dollar (+0,22%) et la livre sterling à 1,3376 dollar (+0,44%).
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont dans le rouge jeudi, effaçant leurs gains initiaux, après des informations selon lesquelles l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a décidé d’augmenter sa production.
Le Brent reflue de 2,46% à 71,65 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,41 % à 68,01 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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