Wall Street ouvre en ordre dispersé, les yeux rivés sur la Fed et les banques
(Reuters) – La Bourse de New York a ouvert lundi en ordre dispersé, les marchés peinant à trouver une direction après l’annonce du rachat de Credit Suisse par son rival UBS et alors que la Fed pourrait freiner mercredi la remontée des taux sur fond de craintes sur le système bancaire.
Dans les premiers échanges, l’indice Dow Jones gagne 91.82 points, soit 0,29%, à 31,953.80 points et le Standard & Poor’s 500, plus large, progresse de 0,16% à 3,922.74 points.
Le Nasdaq Composite cède 0,10%, soit 11.55 points, à 11,618.96.
La Bourse de New York entame une semaine clé pour la politique monétaire américaine, avec la réunion de la Réserve fédérale (Fed) prévue mercredi, et tous les regards se tournent vers un possible statu quo sur les taux d’intérêt alors que plusieurs banques américaines ont été piégées par la hausse accélérée des coûts d’emprunt pour freiner l’inflation.
Initialement concentrées sur les acteurs régionaux américains Silicon Valley Bank et Signature Bank, les inquiétudes concernant le secteur bancaire se sont propagées la semaine dernière à l’Europe après que le géant Credit Suisse n’a pas réussi à obtenir le soutien de son principal actionnaire, entraînant dans sa chute les banques européennes.
Pour éviter de nouvelles turbulences, UBS a accepté dimanche d’acheter la banque basée à Zurich pour 3,04 milliards d’euros, mais les inquiétudes des investisseurs persistent et le titre est confronté à une nouvelle séance difficile lundi.
Les pertes envisagées pour les détenteurs d’obligations Credit Suisse dans le cadre de l’opération avec UBS ont en outre alarmé les investisseurs.
« Le marché a digéré le mariage forcé entre UBS et Credit Suisse. Les risques systémiques sont un peu plus minimisés (et) tout le monde attend avec impatience ce que la Fed va faire », a déclaré Matt Orton, stratège en chef du marché chez Raymond James Investment Management.
Selon le baromètre FedWatch de CME, les traders sont partagés entre la probabilité d’un relèvement des taux d’un quart de point et un statu quo par la Fed mercredi.
Les turbulences du secteur bancaire poussent certains investisseurs à se tourner vers les actifs numériques, ce qui a permis au bitcoin d’atteindre lundi son plus haut niveau en neuf mois.
L’action cotée à New York de Credit Suisse perd 50,7%, sa fusion avec UBS suscitant des inquiétudes parmi les investisseurs sur la stabilité du système bancaire.
La banque régionale en difficulté First Republic Bank, recule de 17,4% après que S&P Global a dégradé sa note de crédit en catégorie spéculative (« junk »), tout en ajoutant que l’injection récente de 30 milliards de dollars de dépôts par 11 grandes banques pourrait ne pas résoudre ses problèmes de liquidité.
Les grandes banques américaines J.P. Morgan, Citigroup et Bank of America, des banques impliquées dans le soutien sans précédent à First Republic Bank, gagnent entre 0,6% et 1,2%.
L’action de PacWest Bancorp, cependant, augmente de 19,6%, sa division Pacific Western Bank, ayant déclaré que les mouvements de dépôts s’étaient stabilisés depuis lundi dernier.
Aidés par la hausse du bitcoin, Riot Blockchain et Marathon Digital progressent de 3,9% et 1,5% respectivement.
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


