Wall Street finit en ordre dispersé, Disney a pesé
par David French et Shristi Achar A
NEW YORK (Reuters) – La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mardi, le S&P-500 et le Dow Jones ayant de nouveau progressé sur fond d’espoirs accrus que la Réserve fédérale américaine (Fed) baissera les taux d’intérêt cette année, même si le repli de Disney à la suite de résultats trimestriels décevants a pesé.
L’indice Dow Jones a gagné 0,08%, ou 31,99 points, à 38.884,26 points.
Le S&P-500, plus large, a pris 6,96 points, soit 0,13%, à 5.187,70 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 16,69 points (0,10%) à 16.332,56 points.
Il s’agit d’une quatrième séance consécutive de hausse pour le S&P-500, tandis que le Dow Jones a fini dans le vert pour une cinquième séance d’affilée – sa plus longue série de gains depuis décembre dernier. Le Nasdaq a effacé ses gains dans l’après-midi et terminé en légère baisse.
S’il a publié un bénéfice trimestriel inattendu pour sa division « streaming », Walt Disney a enregistré sur la période janvier-mars un recul de ses activités télévisuelles et cinématographiques. Le titre du géant du divertissement a chuté de 9,5%, un pourcentage de déclin inédit depuis novembre 2022.
En dépit du repli de Disney, le climat sur les marchés est resté globalement positif alors que des données plus faibles qu’attendu sur l’emploi, dans le rapport mensuel publié vendredi par le département américain du Travail, sont venues étayer le scénario d’une baisse des taux.
Ces dernières semaines, les responsables de la Fed ont généralement répété le message que la banque centrale américaine allait réduire les taux, mais de manière prudente, comme l’ont redit lundi le président de la Fed de New York, John Williams, et son homologue de Richmond, Thomas Barkin.
Les acteurs du marché ont fait fi de commentaires du président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, selon lesquels l’institution pourrait devoir laisser les taux inchangés pendant toute l’année du fait de la persistance de l’inflation.
En effet, le rapport sur l’emploi et la saison des résultats trimestriels meilleure qu’attendu ont rassuré les investisseurs, préoccupés par l’inflation et la résilience de l’économie ayant poussé la Fed à maintenir les taux élevés.
« Nous bouclons une saison des résultats qui a amélioré la perception des perspectives (des entreprises). Nous sommes dans une période sans grands catalyseurs mais l’environnement favorable au risque que nous constatons depuis environ une semaine devrait se prolonger ce mois-ci », a commenté Greg Boutle, directeur de la stratégie actions américaines chez BNP Paribas.
Selon des données LSEG, les traders anticipent que la Fed baissera les taux de 46 points de base au total d’ici la fin de l’année, avec un virage monétaire attendu en septembre et une coupe supplémentaire en décembre. Une seule baisse était anticipée avant la publication du rapport sur l’emploi.
Côté valeurs, à noter, les gains d’Alphabet et de Meta Platforms, tandis que Nvidia a perdu 1,7% après que le Wall Street Journal a rapporté qu’Apple développait son propre semi-conducteur d’intelligence artificielle (IA) pour ses ‘date centers’.
Tesla a décliné de 3,8% à la suite de données montrant une baisse des ventes du constructeur en Chine en avril. Palantir Technologies a plongé de 15,1%, une chute inédite depuis mai 2022, après une prévision de chiffre d’affaires annuel inférieure aux attentes.
(Rédigé par Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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