Wall Street attendue hésitante, Powell et l’ISM au menu
par CORENTIN CHAPPRON
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue hésitante à l’ouverture vendredi, tandis que les Bourses européennes avancent à la mi-séance après des indicateurs d’activité montrant des signes d’amélioration en novembre et une inflation en repli des deux côtés de l’Atlantique.
Les futures sur indices new-yorkais suggèrent une ouverture de Wall Street mitigée, le Dow Jones s’octroyant 0,13%, tandis que le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq hésitent.
À Paris, le CAC 40 avance de 0,36% à 7.336,87 points vers 11h41 GMT, contre une hausse de 0,69% pour le FTSE à Londres et de 0,7% pour le Dax à Francfort.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,52%, contre un gain de 0,64% pour l’EuroStoxx 50 et de 0,39% pour le Stoxx 600.
Les indicateurs d’activité PMI définitifs pour la zone euro et la Grande-Bretagne ont été publiés vendredi, et ont été révisés en légère hausse par rapport aux premières estimations, indiquant que la contraction de l’activité a été moins marquée que prévu en novembre.
Par ailleurs, l’inflation en zone euro a reculé plus nettement qu’attendu par le consensus jeudi, tandis que l’inflation PCE aux Etats-Unis s’est également affichée en repli.
Cela écarte les risques d’une nouvelle hausse des taux des banques centrales en décembre, et pousse les marchés à parier que les politiques monétaires seront assouplies plus rapidement que ne l’admettent la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale.
« Les marchés célèbrent le ralentissement plus fort qu’attendu de l’inflation en zone Euro et aux Etats-Unis depuis la fin de l’été, alors que dans le même temps la croissance économique ne s’effondre pas », écrivent les stratégistes de LBPAM, qui estiment que le ralentissement de l’inflation en zone euro permettra à la dynamique des prix d’atteindre la cible des 2% dans la seconde partie de 2024, un an avant les projections de la BCE.
Les marchés attendent vendredi l’ISM manufacturier aux Etats-Unis à 15h00 GMT, ainsi que des commentaires du Président de la Fed, Jerome Powell, à 16h00 GMT et 19h00 GMT.
La période de « blackout », durant laquelle les responsables de politique monétaire américains ont interdiction de s’exprimer, et qui précède la prochaine réunion de politique monétaire de la Fed, commence samedi.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE
Société Générale recule de 0,89% après l’abaissement par Goldman Sachs de sa recommandation à « vendre » et l’annonce d’une hausse des exigences de ses fonds propres par la Banque centrale européenne (BCE).
Casino cède 6,38% après la confirmation jeudi par le distributeur de la réception de plusieurs offres pour ses hypermarchés et supermarchés en France.
Worldline s’envole de 6,08%, Bloomberg ayant rapporté que Crédit Agricole réfléchit à prendre une participation dans le groupe de paiements.
Viaplay plonge de 73,82%, le groupe suédois de streaming ayant annoncé son intention de lever de nouveaux capitaux et de restructurer sa dette dans le cadre d’un plan de sauvetage.
Anglo American bondit de 6,91%, parmi les meilleures performances du Stoxx 600, après qu’UBS a relevé sa recommandation de « neutre » à « achat ».
TAUX
Les rendements européens déclinent, dans le sillage de données d’inflation meilleures que prévues et d’indicateurs PMI en zone euro montrant une légère amélioration.
Le rendement du dix ans allemand perd 1 point de base (pb) à 2,439%, celui du taux à deux ans recule de 3,2 pb à 2,784%.
Le rendement du Treasury à dix ans est stable à 4,3417%, tandis que le deux ans abandonne 3 pb à 4,6854%.
CHANGES
La révision à la hausse de l’indicateur PMI britannique soutient la livre, qui progresse face à un dollar atone avant les commentaires de Powell.
Le dollar recule de 0,11% face à un panier de devises de référence, l’euro se maintient à 1,0884 dollar, et la livre sterling prend 0,15% à 1,2641 dollar.
PETROLE
Le brut hésite après avoir décliné jeudi, suite à une réunion de l’OPEP+ s’étant conclue sans communiqué commun.
Le Brent est immobile à 80,86 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) fait du surplace à 75,98 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


