Wall Street attendue en baisse, prises de bénéfices en Europe avant de nouvelles données
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue en baisse lundi et les Bourses européennes reculent à mi-séance sur des prises de bénéfices, notamment dans les secteurs technologique et des ressources de base, et avant la publication de plusieurs indicateurs dans la semaine, dont l’inflation américaine.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,21% pour le Dow Jones, de 0,13% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,18% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,24% à 8.008,54 vers 11h31 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,54% et à Londres, le FTSE 0,38%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,35%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,51% et le Stoxx 600 de 0,35%.
Les Bourses européennes ont commencé la semaine avec prudence après les récents records atteints par les indices, y compris le CAC 40, les investisseurs se détournant des actifs à risque avant l’inflation américaine mardi, et après qu’un rapport a montré vendredi dernier que, malgré la hausse inattendue du taux de chômage, les créations d’emplois aux Etats-Unis ont été plus fortes que prévu en février.
« Le solide rapport sur l’emploi américain de vendredi a renforcé le sentiment que le chiffre de l’inflation de demain sera un peu plus élevé et c’est une autre raison pour laquelle les actifs européens ont un peu reculé ce matin », a dit Ben Laidler, analyste chez eToro.
Les investisseurs examineront également cette semaine les chiffres de l’inflation britannique et de la production industrielle de la zone euro, pour obtenir de nouveaux indices sur l’évolution des pressions inflationnistes et sur le calendrier des réductions de taux d’intérêt, alors que plusieurs banquiers centraux ont récemment ouvert la voie à un assouplissement de leur politique monétaire.
Selon Peter Kazimir, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), l’institution de Francfort est de plus en plus confiante dans le ralentissement de l’inflation, mais elle devrait encore s’abstenir d’abaisser ses taux d’intérêt jusqu’en juin.
Les marchés prévoient en effet une première baisse des taux de la BCE en juin, suivie de trois autres d’ici décembre.
Au Royaume-Uni, UBS Global Research a repoussé lundi sa prévision de baisse des taux de la BoE de mai à août et dit désormais s’attendre à une réduction de 25 points de base en août, contre une première baisse auparavant attendue pour mai.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET [L5N3FP393]
Les contrats à terme signalent lundi une ouverture dans le rouge après le rapport mitigé sur l’emploi.
Boeing cède 1% en avant-Bourse après une information selon laquelle un Boeing 787-9 Dreamliner opéré par Latam Airlines a rencontré un « problème technique » en vol.
VALEURS EN EUROPE
L’indice des ressources de base, qui comprend des actifs sensibles au dollar et aux rendements obligataires, enregistre la plus forte baisse du Stoxx 600 et recule de 1,62% avant l’inflation américaine.
Le secteur technologique est pour sa part en repli de 1,29%, dans le sillage du Nasdaq et de la poursuite de prises de bénéfice sur Nvidia, et plombé également par la baisse de 6,5283% de l’action de BE Semiconductor Industries.
Aux valeurs, Sanofi prend 0,76% après des résultats cliniques positifs sur l’amlitelimab dans le traitement de la dermatite atopique. Le laboratoire profite également de la tendance positive sur les compartiments défensifs, notamment celui de la santé .SXDP (+0,25%).
Telecom Italia (TIM), dont l’action avait été affectée la semaine dernière par le manque de détails sur ses comptes financiers, s’est retourné en baisse et perd 3% après que l’opérateur a précisé que sa dette nette s’élèverait à environ 7,5 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.
TAUX Les rendements obligatoires en zone euro sont stables lundi après avoir subi la semaine dernière leur plus forte baisse hebdomadaire depuis décembre, les commentaires des banquiers centraux ayant laissé la porte ouverte à une prochaine réduction des taux.
Le rendement du dix ans allemand ressort à 2,268%, et celui du taux à deux ans à 2,7555%.
Les marchés obligataires américains sont également stables, le rendement du taux à dix ans évoluant à 4,0807%, et celui à deux ans à 4,4983%.
CHANGES Le dollar, qui a chuté de plus de 1% la semaine dernière, est stable face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro grignote 0,02% à 1,0939 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole reculent lundi, prolongeant les pertes de la semaine dernière en raison des inquiétudes sur le ralentissement de la demande en Chine, même si les risques géopolitiques liés au Moyen-Orient et à la Russie limitent la baisse.
Le Brent recule de 0,41% à 81,74 dollars le baril, le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perdant 0,45% à 77,66 dollars CLc1.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 11 MARS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


