Wall Street attendue en petite hausse, LVMH et le luxe pèsent en Europe
par Augustin Turpin
(Reuters) – Wall Street est attendue en légère hausse mercredi à la faveur de la baisse des rendements obligataires, tandis que les principales Bourses européennes hésitent à mi-séance, notamment sous la pression du secteur du luxe, en repli après les résultats de LVMH.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,27% pour le Dow Jones, de 0,28% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,38% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,36% à 7.136,7 points vers 11h15 GMT.
L’action LVMH chute de 5,65% le groupe de luxe ayant fait état de ventes au troisième trimestre inférieures aux attentes, alors que l’inflation et les turbulences économiques ont entamé l’appétit des consommateurs pour la mode haut de gamme.
À Francfort, le Dax grappille 0,03% et à Londres, le FTSE grignote 0,08%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,16%, tandis que l’EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,27%. Le Stoxx 600 progresse de 0,13%, après avoir gagné de près de 2% mardi, enregistrant sa plus forte hausse en une séance depuis le début de l’année, à la faveur d’une baisse des rendements du Trésor américain à la suite de propos jugés accommodants tenus par plusieurs responsables de la Réserve fédérale (Fed).
Les rendements obligataires poursuivent leur baisse mercredi en attendant le compte rendu de la dernière réunion de la Fed alors que les marchés tablent sur un statu quo sur les taux des fonds fédéraux en novembre et décembre.
« Les développements récents nous confortent dans l’idée que les rendements devraient baisser au cours des 6 à 12 prochains mois », a déclaré Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS Global Wealth Management.
La prudence reste toutefois de mise, le conflit en cours entre Israël et le Hamas palestinien ravivant la crainte d’une nouvelle flambée des prix du pétrole alors que les données sur l’inflation américaine seront publiées jeudi, avant le coup d’envoi vendredi de la saison des résultats des entreprises aux Etats-Unis.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Exxonmobil a annoncé mercredi le rachat de son concurrent américain Pioneer Natural Resources pour 59,5 milliards de dollars. En avant-Bourse, ExxonMobil recule de 1% et Pioneer avance de 2,8%.
HP Inc prend environ 1% en avant-Bourse après le relèvement de son dividende annuel et la publication d’un bénéfice globalement conforme aux attentes pour l’exercice fiscal en cours.
VALEURS EN EUROPE
Dans le sillage de LVMH, Kering et Hermès reculent respectivement de 1,47% et 0,65%, tandis que Burberry cède 2,3%, et le groupe suisse Richemont 3,6%.
Novo Nordisk prend 3,5% après avoir déclaré mettre fin plus tôt que prévu à un essai sur l’Ozempic pour traiter l’insuffisance rénale chez les patients diabétiques.
TAUX
Le rendement du dix ans allemand cède plus de 7 points de base, à 2,71%, et celui à deux ans est presque stable, à 3,073%.
Aux Etats-Unis, le rendement du dix ans perd plus de 9 points de base, à 4,5623%, et celui à deux ans environ 2 points à 4,9631%.
CHANGES
Le dollar est stable face à un panier de devises de référence, son potentiel de gain étant limité par les dernières déclarations des responsables de la Fed.
L’euro recule de 0,03% à 1,0601 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole baissent légèrement, les craintes d’une perturbation sur les approvisionnements en raison du conflit entre Israël et le Hamas s’étant temporairement atténuées.
Le Brent abandonne 0,25% à 87,43 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perdant 0,35% à 85,67 dollars CLc1
(Rédigé par Augustin Turpin, édité par Claude Chendjou)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


