Wall Street attendue dans le rouge, le repli s’accélère en Europe
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse mercredi sur fond de poursuite de la remontée des rendements obligataires et de prises de bénéfices, tandis qu’en Europe, les Bourses reculent à mi-séance avec le repli des valeurs technologiques (-1,81%) et des ressources de base (-2,28%).
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,31% pour le Dow Jones, de 0,40% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,65% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 cède 1,51% à 7.416,88 vers 12h45 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 1,03% et à Londres, le FTSE fléchit de 0,84%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 perd 0,81%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 1,23% et le Stoxx 600 0,94%.
Le contexte du marché est à la prudence après les gains à deux chiffres réalisés par les principaux indices en Europe et aux Etats-Unis en 2023 alors que les investisseurs attendent par ailleurs à 19h00 GMT le compte rendu de la réunion de politique monétaire des 12 et 13 décembre de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui pourrait fournir des indices sur la baisse prévue des taux cette année.
« Les prévisions du ‘dot plot’ (graphique représentant les estimations concernant l’évolution des taux d’intérêt) suggèrent trois baisses de taux cette année », note Joshua Mahony, chef analyste marchés chez Scope Markets. Or, le marché parie sur six baisses, fait-il remarquer, ce qui pourrait entraîner une pression sur les actions.
Outre les « minutes » de la Fed, les investisseurs prendront connaissance des indices de l’activité manufacturière aux Etats-Unis et des résultats de l’enquête Jolts sur les offres d’emplois, deux nouveaux éléments de conjoncture avant la publication vendredi du rapport officiel sur l’emploi américain.
En Europe, l’attente porte sur les chiffres de l’inflation prévus vendredi alors que les investisseurs parient toujours sur une première baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en mars. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Pfizer prend 1,2% en avant-Bourse et Moderna avance de 2,9% après avoir déjà gagné la veille 13,1% à la suite du relèvement de la recommandation d’Oppenheimer à « surperformer » sur la valeur et de la confirmation par le laboratoire de son objectif de croissance de chiffre d’affaires pour 2025.
VALEURS EN EUROPE
Atos chute de 5,57% après avoir gagné jusqu’à 12% en tout début de séance à la suite de l’annonce de discussions avec Airbus (-2,17%) pour le rachat de son activité BDS (Big data & security) pour laquelle l’avionneur européen propose une valeur d’entreprise entre 1,5 milliard et 1,8 milliard d’euros.
Ryanair abandonne 4,58% après avoir prévenu que certaines agences de voyages en ligne avaient cessé de proposer à la vente ses vols.
ASML recule encore, de 2,78%, après la révocation partielle d’une licence d’exportation vers la Chine.
Maersk progresse de 4,26% à la faveur du relèvement de la recommandation de Goldman Sachs à « neutre » contre « vendre ».
TAUX
Le rendement des Treasuries à dix ans enregistre une quatrième session d’affilée de hausse, prenant près de trois points de base, à 3,9744%, après avoir franchi la veille en séance la barre des 4%. Il reste cependant toujours à bonne distance du pic des 5% atteint en octobre dernier alors que la probabilité d’une baisse des taux de 25 points de base de la Fed en mars est évaluée à 67%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans est stable à 2,051% au lendemain d’un gain de près de 3,5 points.
CHANGES
Le dollar prend 0,21% face à un panier de devises de référence après une hausse de 0,86% mardi dans l’attente de nouveaux indicateurs aux Etats-Unis.
L’euro recule de 0,24% à 1,0921 dollar, à un creux depuis décembre. La veille, la monnaie unique européenne a accusé sa plus forte baisse en une séance (-0,95%) depuis juillet.
La livre sterling grignote 0,08% à 1,2624 dollar.
PÉTROLE
Le marché pétrolier repart à la hausse dans un contexte de perturbations dans l’approvisionnement liées aux tensions persistantes en mer Rouge.
Le Brent avance de 0,75% à 76,46 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,61% à 70,81 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.
Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


