Volkswagen pourrait provisionner jusqu’à €4 mds pour sa restructuration, selon Jefferies
BERLIN (Reuters) – Volkswagen pourrait devoir constituer jusqu’à quatre milliards d’euros de provisions pour les réductions de capacité prévues dès le quatrième trimestre, ont averti lundi les analystes de Jefferies après avoir rencontré les dirigeants du constructeur automobile en Amérique du Nord.
Volkswagen a annoncé au début du mois qu’il envisageait de fermer des usines en Allemagne pour la première fois de son histoire, dans le cadre d’un plan de réduction des coûts alors qu’il doit faire face à la concurrence de ses rivaux asiatiques.
Cette annonce a provoqué une onde de choc dans le secteur automobile mondial et suscité la vive inquiétude du gouvernement allemand, Volkswagen étant le plus grand employeur industriel du pays.
« La logique de redimensionnement de la (marque) homonyme de VW n’est pas nouvelle, mais le sens de l’urgence et la détermination de la direction à s’attaquer aux capacités excédentaires et aux modèles de dépenses le sont », écrivent les analystes de Jefferies dans une note publiée lundi.
« Trois jours sur la route en Amérique du Nord avec la direction nous ont donné la conviction qu’il n’y a pas de plan B qui exclurait une réduction des capacités », ont-ils dit, ajoutant que les décisions pourraient conduire à des provisions de trois à quatre milliards d’euros au quatrième trimestre.
Jefferies n’a pas précisé l’objet de la visite.
Volkswagen s’est refusé à tout commentaire.
Dans le cadre de son plan de restructuration, le groupe a décidé de supprimer une série de conventions collectives incluant des garanties d’emploi vieilles de plusieurs décennies dans six usines allemandes, se heurtant ainsi aux syndicats qui se sont engagés à opposer une résistance farouche à ce type de mesures.
« Les syndicats devraient se sentir obligés de conclure de nouveaux accords, alors que VW sera en mesure de forcer les licenciements. Il existe un risque de perturbation des usines, mais les syndicats ne peuvent faire grève que sur les salaires, et non sur la fermeture des usines ou les licenciements si ces derniers ne sont pas protégés contractuellement », écrit Jefferies.
(Reportage de Victoria Waldersee ; rédigé par Christoph Steitz, version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)
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