Volkswagen: Le patron face à la colère des salariés alors qu’une restructuration se profile
BERLIN, 25 août (Reuters) – Plus de 10.000 salariés de Volkswagen se sont rassemblés mardi au siège du constructeur automobile à Wolfsburg, certains huant le président du directoire Oliver Blume alors qu’il les appelait à l’unité pour soutenir une restructuration qui pourrait entraîner jusqu’à 50.000 suppressions de postes, selon des sources présentes à la réunion.
S’exprimant au siège de Volkswagen pour la première fois depuis que des détails ont filtré concernant d’éventuelles suppressions d’emplois et fermetures d’usines, Oliver Blume a déclaré aux salariés que « tout le monde doit s’impliquer », tandis que les responsables syndicaux ont averti que la confiance envers la direction avait été ébranlée.
Le plan d’Oliver Blume, qui doublerait environ l’ampleur des restructurations actuelles, n’a pas obtenu en juillet le soutien nécessaire du conseil de surveillance. Le conseil doit se réunir à nouveau le 4 septembre, selon les sources proches du dossier.
BLUME ACCUEILLI SOUS LES HUÉES
« Notre plan pour l’avenir constitue le plus vaste programme de transformation de l’histoire de notre entreprise. Pour le mener à bien, chacun doit désormais se mobiliser », a-t-il déclaré dans la halle 11 de Wolfsburg, première étape de la tournée qu’il a prévue cette semaine dans les usines Volkswagen.
Son discours a été accueilli par des huées, selon une source. Des pancartes proclamaient notamment « Nos emplois ne sont pas des ajustements de bilan » et « Le respect n’est pas négociable ».
La représentante des salariés, Daniela Cavallo, a estimé que la confiance envers la direction, « et particulièrement envers Oliver Blume », avait été « entachée », tout en précisant qu’elle n’était « pas encore irrémédiablement rompue ».
Confronté à la concurrence chinoise, au recul de ses bénéfices en Chine et au coût des droits de douane américains, Volkswagen fait aussi face à une baisse de sa rentabilité et à une surcapacité coûteuse en Europe.
Dans son discours aux salariés, dont des extraits ont été diffusés par l’entreprise, Oliver Blume a souligné que les 50.000 suppressions de postes correspondaient à un scénario théorique visant à aligner les coûts du groupe sur ceux de ses concurrents. Aucune décision n’a été prise sur les fermetures d’usines, a-t-il ajouté, qualifiant celles-ci de « dernier recours, et le plus coûteux ».
Il avait précédemment indiqué que le secteur de la défense ou certains modèles destinés au marché chinois pourraient contribuer à résorber la surcapacité des usines allemandes.
La direction n’a toutefois annoncé aucune avancée, alors que la production doit cesser dès l’an prochain à Osnabrück. Quatre autres usines – Emden, Zwickau, Neckarsulm et Hanovre – n’ont plus de perspectives au-delà de 2030.
UN PLAN ALTERNATIF
Les représentants des salariés de Volkswagen et le Land de Basse-Saxe, deuxième actionnaire du constructeur, ont par ailleurs élaboré des propositions alternatives de redressement qu’ils prévoient de présenter lors d’une réunion du conseil de surveillance la semaine prochaine, selon trois sources proches du dossier.
Les porte-parole du conseil de surveillance de Volkswagen, du comité d’entreprise et du Land de Basse-Saxe ont refusé de commenter ces informations.
(Reportage Rachel More, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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