Vers une envolée des prix des céréales après le blocage en mer Noire
par Gus Trompiz
PARIS (Reuters) – Les cours à terme du blé devraient bondir lundi à l’ouverture des marchés après l’annonce par la Russie de son retrait de l’accord sur les exportations à partir des ports ukrainiens de la mer Noire, estiment plusieurs analystes.
Moscou, dénonçant des attaques visant des bâtiments de sa marine en Crimée, a informé samedi les Nations unies de la suspension de sa participation à l’accord céréalier conclu en juillet dernier à Istanbul entre Kyiv et Moscou, sous l’égide de l’Onu et de la Turquie.
L’Ukraine a déclaré que la Russie avait utilisé un prétexte pour justifier un désengagement prévu à l’avance et les Etats-Unis ont reproché à Moscou de faire des denrées alimentaires une arme de guerre.
Les marchés du blé sont très sensibles depuis le début aux nouvelles concernant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les deux pays figurant parmi les principaux exportateurs de blé du monde. L’Ukraine est aussi un grand exportateur de maïs.
La mise en place du corridor de la mer Noire, qui a permis l’expédition depuis les ports ukrainiens de plus de neuf millions de tonnes de céréales et d’oléagineux, a permis ces derniers mois de stabiliser les marchés et de faire baisser les prix, qui avaient auparavant atteint des niveaux record.
Ce retour au calme relatif sur le marché du blé risque d’être remis en cause lundi à Chicago comme à Paris, les deux marchés à terme les plus actifs pour le blé.
« L’effet d’annonce est dans tous les cas haussier et le début de la semaine prochaine sera très probablement haussier, tout simplement parce qu’on va avoir de moins en moins de grain qui va sortir d’Ukraine », a déclaré Arthur Portier, du cabinet de conseil spécialisé Agritel.
Un courtier ukrainien a confirmé que tous les achats de grains depuis les ports ukrainiens de la mer Noire étaient interrompus depuis l’annonce de la Russie samedi.
Carlos Mera, responsable des marchés de matières premières agricoles chez Rabobank, estime que les contrats à terme sur le blé pourraient bondir de 5% à 10% mais que cette réaction pourrait être de courte durée, le retrait de Moscou ayant été en partie anticipé et la Russie ayant accru ses exportations.
« Les exportations depuis la Russie sont en augmentation donc la disponibilité à court terme depuis la mer Noire pourrait se maintenir », dit-il.
Les intervenants de marché seront aussi attentifs aux efforts visant à permettre un déblocage de la situation en mer Noire, entrepris sous l’égide de l’Onu.
Certains traders et analystes notent que la Russie ne dispose pas des capacités logistiques permettant de compenser totalement l’arrêt des expéditions depuis les ports ukrainiens, ce qui pourrait favoriser la hausse des cours.
« Cela va forcément renchérir le prix et du coup, ça rend très dramatique la situation pour les principaux importateurs », dit Arthur Portier.
Le ministère ukrainien des Infrastructures a déclaré dimanche que 218 bateaux étaient « bloqués de fait » par la décision russe de suspendre sa participation à l’application de l’accord.
(Répétition avec citation modifiée §10)
(Reportage Gus Trompiz, avec Pavel Polityuk, version française Marc Angrand)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


