Veolia croit à son OPA sur Suez malgré un nouveau front judiciaire
PARIS (Reuters) – Veolia s’est déclaré lundi confiant dans sa capacité à mettre en oeuvre son offre publique d’achat sur Suez malgré une décision de justice suspendant l’opération et en dépit de la vive opposition à son caractère hostile exprimée par le ministre de l’Economie.
Dans une décision que Reuters a pu consulter, le Tribunal de Commerce de Nanterre a ordonné lundi au groupe de ne pas adresser son projet d’OPA à l’Autorité des marchés financiers (AMF), « ni d’initier d’offre publique sur les titres de Suez non préalablement approuvée par le conseil d’administration de Suez » jusqu’à l’issue d’un débat dans le cadre d’une procédure « à bref délai » qui donnera lieu à une audience prévue le 18 février.
Le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets a cependant précisé avoir reçu cette ordonnance juste après le dépôt de son OPA à l’AMF, annoncé dimanche soir et réalisé lundi matin à 07h00 selon le groupe, qui juge avoir procédé selon les règles en vigueur.
« Toutes les conditions légales sont satisfaites », a dit son PDG, Antoine Frérot, lors d’une conférence téléphonique.
« Nous maintenons que notre dépôt est valable et, pour les suites (…), elles concerneront la décision de l’Autorité des marchés financiers sur la conformité de cette offre », a-t-il ajouté, précisant que l’AMF devrait rendre sa décision dans un délai d’un mois environ.
Avant le dépôt de son offre, Veolia avait pris le soin de faire savoir qu’il revenait sur son engagement de ne pas la lancer tant que le conseil d’administration de Suez ne l’aurait pas approuvée, invoquant le refus catégorique de dialogue de la direction de sa cible.
Antoine Frérot a précisé que l’OPA, qui valoriserait Suez à 11,3 milliards d’euros, ne serait formellement ouverte aux autres actionnaires de la société qu’à l’issue des procédures engagées auprès des autorités de la concurrence, soit dans un délai de huit à 14 mois.
Vers 12h00, l’action Suez était inchangée à 17,26 euros tandis que Veolia perdait 0,52% à 22,79 euros.
LE MAIRE JUGE L’OPA « CLAIREMENT PRÉCIPITÉE »
Veolia tente depuis la fin de l’été 2020 de mettre la main sur Suez, dont il a déjà acquis 29,9% du capital auprès d’Engie, un scénario que rejette farouchement son concurrent en évoquant les risques de démantèlement et de suppressions d’emplois et qui a déclenché une guérilla judiciaire entre les deux parties.
Lundi, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a dénoncé sur Europe 1 l’offre « inamicale » de Veolia et annoncé la saisine de l’AMF pour vérifier la conformité des annonces du groupe avec ses précédents engagements en évoquant « des questions de transparence », « des problèmes de concurrence » potentiels et une démarche « clairement précipitée ».
Après avoir récupéré ses droits de vote – précédemment bloqués par la justice -, Veolia devrait avoir l’occasion de promouvoir son OPA sur Suez et potentiellement d’obtenir la mise en place d’une direction qui lui serait favorable dans le cadre d’une assemblée générale des actionnaires de sa cible qui doit se tenir d’ici à fin juin.
Suez a toutefois encore la possibilité de faire émerger une solution alternative avec les fonds Ardian et Global Infrastructure Partners (GIP), dont les contours ont été esquissés mi-janvier et à laquelle l’américain Carlyle pourrait s’associer, selon L’Agefi.
« S’opposer à notre projet, ça revient à soutenir l’offre des fonds financiers », a estimé Antoine Frérot lundi en réponse à une question sur les propos de Bruno Le Maire.
(Benjamin Mallet et Gwénaëlle Barzic, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


