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USA-La Fed maintient ses taux malgré la pression de Trump

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par Howard Schneider et Michael S. Derby

WASHINGTON (Reuters) – La Réserve fédérale américaine (Fed) a, comme prévu, maintenu mercredi ses taux et donné peu d’indications pour la suite dans une décision prise sans l’accord de deux gouverneurs nommés par le président américain Donald Trump, qui presse depuis longtemps la banque de baisser ses coûts d’emprunt.

Le FOMC, le Comité de politique monétaire de la Fed, a opté par neuf voix contre deux en faveur d’un statu quo sur les taux des « fed funds », actuellement dans une fourchette de 4,25%-4,50%.

Il s’agit de la cinquième réunion consécutive lors de laquelle les taux sont inchangés.

Au cours d’une conférence de presse qui a suivi la réunion du FOMC, le président de la Fed, Jerome Powell, a pris soin de laisser ses options ouvertes quant à l’orientation future de la politique monétaire.

« Nous n’avons pris aucune décision concernant septembre » et disposons de suffisamment de temps pour analyser un large éventail de données avant la prochaine réunion de la banque centrale, a-t-il dit.

Jerome Powell a souligné que la politique monétaire actuelle était à des niveaux « modérément restrictifs » au regard de la hausse de certains risques pesant sur les perspectives.

INCERTITUDES

« Le taux de chômage reste faible et les conditions du marché du travail restent solides. L’inflation reste quelque peu élevée », a écrit la banque centrale dans son communiqué de politique monétaire publié après deux jours de réunion.

Elle note aussi que la croissance économique « s’est modérée au cours du premier semestre de l’année », ce qui pourrait renforcer les arguments en faveur d’une baisse des taux lors d’une réunion ultérieure si cette tendance venait à se poursuivre.

Mais la Fed souligne également que « l’incertitude concernant les perspectives économiques reste élevée » et que des risques pèsent sur les objectifs en matière d’inflation et d’emploi, un message qui reprend l’argument de la Fed selon lequel une baisse des taux reste conditionnée à davantage de clarté sur la trajectoire de l’inflation et de l’emploi.

Cette réunion est la première en plus de 30 ans au cours de laquelle deux membres du Conseil des gouverneurs de la Fed, composé de sept personnes et basé à Washington, ont voté contre une décision sur les taux de la banque centrale.

La vice-présidente de la Fed chargée de la supervision, Michelle Bowman, et le gouverneur Christopher Waller, qui a été mentionné comme un candidat potentiel pour remplacer Jerome Powell à la présidence de la Fed lorsque son mandat expirera en mai prochain, ont été nommés au conseil des gouverneurs par Donald Trump.

Ils ont dit « préférer abaisser la fourchette cible du taux des fonds fédéraux d’un quart de point de pourcentage lors de cette réunion », est-il indiqué dans le communiqué de politique monétaire de la banque centrale.

Les voix dissidentes sur les taux devraient alimenter le débat sur la manière dont les pressions publiques de Donald Trump jouent dans les décisions de l’institution, qui est en principe indépendante.

Jerome Powell, personnalité bipartisane nommée au conseil des gouverneurs de la Fed par l’ancien président Barack Obama, puis promu à la tête de l’institution par Donald Trump, a voté en faveur du maintien des taux, tout comme trois autres gouverneurs et les cinq présidents des banques régionales de la Fed qui disposent actuellement d’un droit de vote au sein du FOMC. La gouverneure Adriana Kugler était absente et n’a pas voté.

Les membres dissidents du FOMC publient souvent des déclarations expliquant leur vote le vendredi suivant les réunions de la Fed.

LE DOLLAR À UN PIC DE DEUX MOIS

Sur les marchés financiers, le dollar était en hausse de 0,96% face à un panier de devises de référence après avoir atteint en séance son plus haut niveau en deux mois à la suite des déclarations de Jerome Powell, le président de la banque ayant fait part de ses inquiétudes concernant l’inflation. Le billet vert s’achemine ainsi vers son premier gain mensuel depuis le début de l’année.

L’euro, de son côté, accentuait ses pertes face au dollar, tombant à 1,14, au plus bas depuis le 11 juin et signant une probable cinquième session d’affilée de baisse.

Le rendement des bons du Trésor à deux ans grimpait de 6,2 points de base, à 3,93%, et celui à dix ans de 4,2 points de base, à 4,37%, tandis que les grands indices à Wall Street s’étaient retournés à la baisse.

Jerome Powell a souligné que l’incertitude économique ne s’était pas améliorée depuis la réunion de la banque en juin et que les négociations commerciales restaient très dynamiques.

Concernant les droits de douane, il a jugé qu’il était encore trop tôt pour évaluer pleinement leur impact, même si certains effets commençaient à se faire sentir sur les prix à la consommation.

Le patron de la Fed a réitéré l’engagement de la banque centrale à éviter une aggravation de l’inflation et il a souligné l’importance de surveiller le taux de chômage, même si le marché du travail reste équilibré.

DES DONNÉES DIFFICILES À INTERPRÉTER

Les données publiées depuis la précédente réunion de la Fed, les 17-18 juin, n’ont guère incité les responsables de la banque à abandonner l’attentisme adopté en matière de taux directeurs depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier dernier.

Les responsables de la Fed redoutent que le relèvement des droits de douane et d’autres mesures politiques exercent une pression à la hausse sur les prix. Le taux de chômage reste faible, à 4,1%, et les données récentes sur l’inflation ont montré une hausse plus rapide des prix de certains biens largement importés – une évolution que les responsables de la banque surveilleront dans les semaines à venir.

Le département américain du Commerce a indiqué mercredi que l’économie avait renoué avec la croissance au deuxième trimestre, affichant un rebond plus important que prévu, de 3% en rythme annualisé. Selon le département, la baisse des importations est responsable de l’essentiel de cette amélioration, tandis que la demande intérieure a augmenté à son rythme le plus lent depuis deux ans et demi.

Donald Trump a régulièrement critiqué Jerome Powell depuis son retour à la Maison blanche, reprochant notamment au patron de la Fed de ne pas baisser suffisamment les taux directeurs, ce qui permettrait de réduire les coûts d’emprunt de l’Etat.

Mais cette demande n’est pas cohérente avec les objectifs fixés par le Congrès à la Fed, à savoir maintenir une inflation stable et assurer le plein emploi.

Dans une enquête réalisée par Reuters ce mois-ci, la totalité des 105 économistes interrogés estimaient que la banque centrale américaine ne modifierait pas ses coûts d’emprunt ce mercredi, tandis que 53% des économistes sondés, soit 56, prévoyaient une baisse seulement en septembre.

(Howard Schneider et Michael S. Derby; version française Claude Chendjou; édité par Jean Terzian)

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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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