Une charge liée à la Russie va peser sur les résultats annuels de Siemens Energy
par Christoph Steitz et Tom Käckenhoff
FRANCFORT/DUSSELDORF (Reuters) – Siemens Energy a déclaré lundi s’attendre une perte nette plus importante que prévu en 2022 à cause d’une charge de 200 millions d’euros liée à la réduction progressive de ses activités en Russie, tout en se déclarant prêt à continuer la maintenance des turbines du gazoduc russe Nord Stream 1.
La société, qui fournit des équipements pour le secteur de l’énergie, a déclaré que ses activités commerciales russes pourraient être vendues ou arrêtées progressivement et qu’elle discutait des détails avec les autorités.
« Bien sûr, la mise en oeuvre de ces mesures n’est pas triviale dans l’environnement actuel », a déclaré Christian Bruch, président du directoire de Siemens Energy.
À la Bourse de Francfort, le titre était en recul de 0,1% à 13h30, effaçant des pertes de plus de 4% dans la matinée.
Siemens Energy, société issue d’une scission de Siemens et qui détient une participation majoritaire dans le fabricant d’éoliennes Siemens Gamesa, a déclaré que sa perte nette annuelle dépasserait celle de 2021, qui était de 560 millions d’euros, en raison de cette charge présentée comme un élément exceptionnel.
Le groupe prévoyait précédemment une perte annuelle nette équivalente à celle de l’année dernière.
Il avait déclaré en mars qu’il cesserait toute nouvelle activité en Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine, ajoutant que les ventes dans ce pays ne représentaient qu’un faible pourcentage à un chiffre (« low single-digit ») de son chiffre d’affaires total de 28,48 milliards d’euros.
Malgré le retrait prévu de Russie, Christian Bruch a déclaré que Siemens Energy était prêt à maintenir les turbines de la station de compression Portovaya de Nord Stream 1, si son client Gazprom le souhaitait.
Il a également souligné que la performance de Siemens Gamesa avait pesé sur les résultats trimestriels de Siemens Energy et qu’il s’attendait à ce que la nouvelle direction de la société mette en oeuvre un plan de redressement rigoureux.
Siemens Energy prévoit de racheter le solde du spécialiste des éoliennes qu’il ne détient pas encore pour 4,05 milliards d’euros.
Des sources ont déclaré la semaine dernière à Reuters que Siemens Gamesa envisageait de supprimer 2.500 emplois, soit environ 9% de ses effectifs.
(Reportage Christoph Steitz ; version française Valentine Baldassari, édité par Kate Entringer)
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