TotalEnergies engage un « repli » de Russie avec une provision de 4,1 milliards de dollars
PARIS (Reuters) – TotalEnergies a annoncé mercredi une provision de 4,1 milliards de dollars liée principalement au projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Arctic LNG 2 qui marque, selon lui, le début d’un « repli » de Russie en conséquence de la guerre en Ukraine.
Le groupe français a précisé que cette provision, enregistrée au 31 mars, résultait des nouvelles sanctions adoptées par les autorités européennes à l’encontre de la Russie interdisant notamment l’exportation depuis l’Union européenne de biens et technologies destinés à la liquéfaction du gaz naturel au profit d’une société russe.
« Il apparaît que ces nouvelles interdictions font peser des risques supplémentaires sur la capacité d’exécution du projet Arctic LNG 2 », a souligné dans un communiqué TotalEnergies, qui détient une participation de 10% dans ce projet de 21 milliards de dollars au côté du russe Novatek (60%).
La dépréciation annoncée mercredi « montre que TotalEnergies a commencé à tourner la page » et marque « le début d’un repli » vis-à-vis de la Russie, a déclaré un porte-parole du groupe.
TotalEnergies avait déjà prévenu le 22 mars qu’il n’enregistrerait plus dans ses comptes de réserves prouvées au titre d’Arctic LNG 2 et qu’il n’y apporterait plus de capital compte tenu des « incertitudes » que faisaient peser les sanctions technologiques et financières sur sa réalisation.
Il avait aussi annoncé à la même date qu’il mettrait fin à ses achats de pétrole et produits pétroliers en provenance de Russie d’ici à la fin de l’année, après avoir décidé de ne plus y investir dans de nouveaux projets, tout en continuant d’approvisionner l’Europe en gaz russe.
Cependant, TotalEnergies a jusqu’à présent exclu de se retirer intégralement de Russie, qui représentait 10% de ses capitaux employés à fin 2021, soit 13,7 milliards de dollars, ainsi que 5% de ses cash-flows, 17% de sa production pétrolière et gazière et 21% de ses réserves (hors Arctic LNG 2), tout en estimant que ce pays ne mettait pas son avenir en jeu.
Le groupe français, critiqué par certaines ONG lui reprochant de poursuivre ses activités en Russie en dépit de l’offensive lancée par Moscou en Ukraine le 24 février, est également présent en Russie à travers les actifs de Yamal LNG et une participation de 19,4% au capital de Novatek.
(Reportage Benjamin Mallet, édité par Jean Terzian)
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