TotalEnergies: Dividende et rachats d’actions en hausse après un 1er trimestre dopé par les prix
PARIS, 29 avril (Reuters) – TotalEnergies a publié mercredi des résultats en forte progression et supérieurs aux attentes au premier trimestre 2026, marqués par l’augmentation des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient, tout en annonçant une hausse de son dividende et de ses rachats d’actions.
Le groupe pétrolier et gazier, également très présent dans les énergies renouvelables, a souligné dans un communiqué que les marchés pétroliers se maintenaient à des niveaux élevés autour de 100 dollars le baril et restaient « extrêmement volatils ».
« Compte tenu du délai de remise en service des installations de production au Moyen-Orient (2 à 3 mois), les prix devraient se maintenir à un niveau élevé durant le deuxième trimestre. En outre, l’impact (du) conflit sur les stocks d’hydrocarbures dans le monde conduit à ne plus considérer le scénario de surplus sur l’année 2026 qui était anticipé en début d’année », a ajouté TotalEnergies.
Le groupe, dont les activités de négoce ont bénéficié de la volatilité des marchés, a confirmé sa prévision d’investissements nets de 15 milliards de dollars pour 2026, précisant qu’il examinait « la possibilité d’accélérer des projets à cycle court pour tirer parti des prix actuels des hydrocarbures ».
TotalEnergies a décidé de distribuer un premier acompte sur dividende de 0,90 euro par action au titre de 2026 (+5,9%) et prévoit jusqu’à 1,5 milliard de dollars de rachats d’actions au deuxième trimestre, contre 750 millions au cours des trois premiers mois de l’année.
L’action TotalEnergies progressait de 0,97% à 79,03 euros à 08h09 GMT, affichant une hausse proche de 42 % depuis le début de l’année.
Biraj Borkhataria, analyste chez RBC, a qualifié les résultats de positifs et souligné la décision du groupe d’augmenter son dividende et de doubler ses rachats d’actions.
RÉSULTAT NET AJUSTÉ EN HAUSSE DE 29%
La guerre contre l’Iran déclenchée par les Etats-Unis et Israël le 28 février et la fermeture du détroit d’Ormuz ont fait bondir les prix du pétrole au-delà de 100 dollars le baril, provoquant cependant pour TotalEnergies des arrêts d’installations au Qatar, en Irak et aux Émirats Arabes Unis représentant environ 15% de sa production globale.
Des frappes iraniennes ont notamment endommagé des installations de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar approvisionnant le groupe français, ainsi que la raffinerie saoudienne SATORP qu’il codétient.
TotalEnergies a enregistré sur la période janvier-mars un résultat net ajusté de 5,4 milliards de dollars (+29%), un Ebitda ajusté de 12,6 milliards (+19%) et une production d’hydrocarbures de 2,553 millions de barils par jour dont la croissance organique de 4% a compensé l’impact de la guerre.
Selon un consensus compilé par LSEG, les analystes attendaient un résultat net ajusté de 5,0 milliards de dollars.
Le groupe estime que sa production devrait croître d’environ 4% au deuxième trimestre, hors impact du conflit au Moyen-Orient.
TotalEnergies a par ailleurs annoncé mercredi la finalisation de l’acquisition auprès de la société tchèque EPH, détenue par l’homme d’affaires Daniel Kretinsky, de 50% d’un portefeuille d’environ 14 gigawatts de centrales électriques à gaz et à biomasse, ainsi que de systèmes de batteries à travers l’Europe.
(Rédigé par Benjamin Mallet, avec America Hernandez, édité par Blandine Hénault)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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