Tech et luxe incitent de nouveau à la prudence avant l’ouverture en Europe
par CORENTIN CHAPPRON
PARIS (Reuters) – Les Bourses européennes sont attendues en recul à l’ouverture jeudi, le segment de la technologie et du luxe continuant de faire pression à la baisse tandis qu’une salve d’indicateurs incitera les investisseurs à la prudence les deux prochaines séances.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en repli de 0,85% pour le CAC 40 parisien, contre 0,51% pour le FTSE à Londres, 0,76% pour le Dax à Francfort, et 1,15% pour l’EuroStoxx 50.
Les indices américains ont reculé au cours de la dernière séance après des chiffres décevants d’Alphabet et de Tesla, qui ont fait pression sur les valeurs technologiques et les actions du monde entier.
La pression exercée par la technologie se poursuit jeudi sur les indices asiatiques, et pourrait pousser l’Europe à la baisse pour une deuxième séance consécutive.
Le luxe pourrait également ajouter aux malheurs des actifs européens: Kering a notamment fait état mercredi d’une chute de 11% de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, un jour après que LVMH a publié des résultats décevants.
Les marchés seront par ailleurs attentifs aux chiffres du PIB américain à 12h30 GMT, qui apporteront de nouveaux éléments sur la dynamique des prix outre-Atlantique au second semestre. L’inflation PCE, vendredi, constitue néanmoins le principal indicateur de la semaine et pourra, en cas de surprise, faire réagir fortement des marchés positionnés pour des baisses prochaines de taux aux États-Unis.
Jeudi, la banque centrale chinoise a par ailleurs surpris les investisseurs en conduisant une opération de prêt qui n’avait pas été annoncée, et à des taux inférieurs de 20 points de base à ceux de la précédente opération de prêts.
Si l’opération témoigne de la volonté des autorités chinoises de soutenir une économie vacillante, les marchés jugeront probablement que la décision intervient trop tard et représente trop peu pour avoir un réel impact.
LES VALEURS À SUIVRE :
Une avalanche de résultats est attendue en Europe en avant-Bourse en Europe, avec Sanofi, STMicroelectronics, Stellantis, Unilever ou encore Nestlé.
À WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, le S&P-500 et le Nasdaq reculant à des creux de plusieurs semaines, à la suite des résultats trimestriels ternes de Tesla et Alphabet ayant altéré la confiance des investisseurs sur la durabilité de l’essor des grandes valeurs technologiques, qui ont porté Wall Street depuis le début de l’année.
L’indice Dow Jones a cédé 1,25%, ou 504,22 points, à 39.853,87 points. Le S&P-500 ., plus large, a perdu 128,61 points, soit 2,31%, à 5.427,13 points. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 654,94 points (3,64%) à 17.342,41 points.
Tesla a perdu 12,3% – sa plus forte chute sur une séance depuis septembre 2022 – après avoir fait état mardi de sa plus faible marge brute trimestrielle en plus de cinq ans.
Alphabet a décliné de 5% pour finir à un plus bas depuis le 31 mai, en dépit d’un chiffre d’affaires trimestriel meilleur qu’attendu, les investisseurs s’étant focalisés sur le ralentissement de la croissance de ses ventes publicitaires et l’avertissement sur ses dépenses annuelles.
EN ASIE
Le rebond du yen a fait pression sur la Bourse de Tokyo, qui recule également sous la pression des titres liés aux semiconducteurs. L’indice Nikkei a perdu 3,28% jeudi à 37.869,51 points. Le Topix, plus large, a cédé 2,98% à 2.709,86 points.
Le spécialiste de l’équipement de fabrication de semi-conducteurs, Tokyo Electron, a reculé de 4,92%, contre 6,16% pour le fabricant de matériel de test de puces Advantest. Le groupe Softbank, qui investit lourdement dans le secteur technologique, a cédé 9,35%.
Les indices chinois reculent malgré l’opération de prêt conduite par la banque centrale chinoise, le sentiment des investisseurs restant dégradé dans un contexte de repli du secteur technologique. L’indice hongkongais Hang Seng perd 1,76%, le SSE Composite de Shanghai décroît de 0,39%, le CSI 300 de 0,55%.
TAUX
Les rendements américains s’érodent avant la publication d’indicateurs clés aux États-Unis jeudi et vendredi.
Le rendement du Treasury à dix ans recule de 2,6 pb à 4,2603%, tandis que le taux à deux ans cède 2,9 pb à 4,3873%.
Le rendement du dix ans allemand grignote 1,3 pb à 2,454%, tandis que celui du taux à deux ans s’érode de 1,1 pb à 2,7%.
CHANGES
Le yen se renforce, profitant de son statut de devise défensive alors que les investisseurs fuient les actions du secteur technologique.
En Asie, le yen se hisse de 0,74% à 152,73 yens pour un dollar, le dollar australien décline de 0,55% à 0,654 dollar.
Le dollar abandonne 0,15% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro est stable à 1,0839 dollar, et la livre sterling décline de 0,16% à 1,2885 dollar.
PÉTROLE
La perspective d’une trêve entre Israël et le Hamas et les craintes que la demande chinoise ne soit pas aussi importante qu’attendue cette année poussent le baril à la baisse.
Le Brent recule de 0,73% à 81,11 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 0,82% à 76,99 dollars.
(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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