Tavares quitte brutalement Stellantis, un comité exécutif assure l’intérim
PARIS (Reuters) – Carlos Tavares, directeur général de Stellantis depuis sa création, a démissionné de ses fonctions, a annoncé dimanche le constructeur automobile né de la fusion entre PSA et FCA, alors qu’il n’était censé prendre sa retraite que début 2026, à la fin de son mandat.
« Stellantis NV annonce que le Conseil d’administration de l’entreprise, réuni ce jour sous la présidence de John Elkann, a accepté la démission de Carlos Tavares de CEO de Stellantis avec effet immédiat », a dit le groupe dans un communiqué, ajoutant qu’il comptait trouver un nouveau directeur général d’ici l’été prochain.
Jusqu’ici l’un des dirigeants les plus respectés de l’automobile, artisan du redressement de PSA et d’Opel, de la création de Stellantis et coutumier des performances financières à deux chiffres, Carlos Tavares s’est retrouvé cette année cible de vives critiques pour une forte dégradation de la performance opérationnelle du constructeur aux Etats-Unis.
Celle-ci a contribué à un avertissement spectaculaire sur les objectifs financiers annuels du groupe à l’automne.
« Le succès de Stellantis depuis sa création repose sur un alignement parfait entre les actionnaires de référence, le conseil d’administration et le CEO. Cependant, ces dernières semaines, des points de vue différents sont apparus, ce qui a amené le conseil d’administration et le CEO à la décision d’aujourd’hui », a expliqué Henri de Castries, administrateur indépendant senior de Stellantis, cité dans le communiqué.
Le groupe, qui a notamment dit prévoir une hémorragie de cash allant jusqu’à dix milliards d’euros en 2024, a confirmé dimanche soir les objectifs annuels présentés le 31 octobre. Il n’a pas donné de précision sur les divergences de vue alors que Carlos Tavares avait engagé l’été dernier un plan de redressement des activités nord-américaines.
« Le processus de nomination du nouveau CEO permanent, géré par un comité spécial du conseil d’administration, est en bonne voie et aboutira au cours du premier semestre de 2025 », a ajouté Stellantis dans son communiqué. « Dans l’intervalle, un nouveau comité exécutif temporaire, présidé par John Elkann, sera mis en place. »
John Elkann est également CEO d’Exor, la holding de la famille Agnelli, fondatrice de Fiat, principal actionnaire de Stellantis, suivi de la holding de la famille Peugeot, fondatrice de PSA, et de l’Etat français via BPIfrance.
Dans le communiqué, le président de Stellantis a remercié Carlos Tavares pour « ses années de service dévoué et le rôle qu’il a joué dans la création de Stellantis, en complément des redressements de PSA et d’Opel, nous mettant sur la voie de devenir un leader mondial dans notre industrie ».
Le départ inopiné du directeur général de Stellantis a été rapporté en premier par Bloomberg.
« On savait que Carlos Tavares était sur la sellette (…) mais nous avons besoin maintenant de retrouver un climat social plus serein (et) de redonner une stabilité forte dans les équipes, d’assurer le renouvellement générationnel et d’enrayer la fuite des compétences », a réagi Benoît Vernier, représentant CFDT chez Stellantis.
Le groupe, dont l’action a perdu environ 40% de sa valeur depuis le début de l’année, s’est engagé la semaine dernière sur des volumes de production pour tous ses sites français jusqu’en 2027. « Ces annonces doivent être maintenues », a ajouté Benoît Vernier après l’annonce du départ de Carlos Tavares.
(Zhifan Liu et Gilles Guillaume)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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