Stellantis ne suivra pas la guerre des prix lancée par Tesla, selon le directeur général
par Gilles Guillaume
PARIS (Reuters) – Stellantis n’entend pas se lancer dans une guerre des prix dans le sillage de Tesla car ses voitures sont moins chères que celles du groupe californien et parce que ce serait contraire aux objectifs du plan de croissance rentable du constructeur né de la fusion entre PSA et FCA.
« Je n’ai pas l’intention de rentrer dans une guerre des prix, telle n’a pas été notre stratégie gagnante depuis dix ans, je ne crois pas que ce soit la stratégie de ‘Dare Forward 2030’, et pour l’instant nous n’avons pas l’intention d’en changer », a déclaré le directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, au cours d’une visite de l’usine de Metz (Moselle).
« Par contre, si l’ensemble du marché venait à connaître une baisse des prix, nous devrions nous ajuster au marché, et on devra accélérer, comme mes concurrents, la réduction des coûts pour garder la pérennité de l’entreprise », a-t-il ajouté.
Tesla a ébranlé le secteur automobile mondial au cours des derniers mois avec des baisses drastiques de tarifs sur ses voitures électriques dans de nombreux marchés.
Carlos Tavares a mis en garde contre cette pression tarifaire émanant du groupe américain, mais aussi des constructeurs automobiles chinois. « A l’arrivée, si on ne fait pas reconnaître la valeur des produits de très haute technologie que nous faisons, à un moment donné il faut bien que quelqu’un paye la différence », a-t-il dit.
Pour le directeur général de Stellantis, le groupe californien souhaite avant tout ramener ses tarifs dans la norme du marché et est « davantage préoccupé par la croissance que par la rentabilité ».
« A un moment donné, ça posera des petits problèmes à cette entreprise », a-t-il ajouté.
Dans le cadre de son plan stratégique « Dare Forward 2030 », Stellantis, l’un des constructeurs les plus rentables de l’industrie, vise un doublement de son chiffre d’affaires net et un maintien d’une marge opérationnelle courante à deux chiffres sur la décennie.
DE LA BOÎTE MANUELLE À LA BOÎTE ÉLECTRIFIÉE
Le groupe a par ailleurs annoncé jeudi une montée en cadence de la production de boîtes de vitesse électrifiées dans son usine de Metz pour atteindre une capacité de 600.000 unités par an à partir de 2024.
La boîte de vitesse eDCT à double embrayage, produite par la co-entreprise e-Tranmissions entre Stellantis et Punch Powertrain, est au coeur de la nouvelle offre hybride de 48V du constructeur automobile, associée à un moteur essence turbo trois cylindres de 1,2 litres fabriqué sur le site voisin de Trémery.
La transformation du site de Metz, de la boîte de vitesse manuelle aux transmissions adaptées aux hybrides, est au coeur du plan stratégique 2030 axé sur l’électrificaition et les logiciels.
Une transformation est aussi en cours sur le site de Trémery, longtemps la plus grosse usine de motorisations diesel au monde, où Stellantis a lancé une production de moteurs électriques via sa co-entreprise EMotors.
Les deux projets représentent un investissement de 180 millions d’euros – pour l’industrialisation et la formation notamment. A terme, 500 salariés devraient rejoindre la JV à Metz.
(Gilles Guillaume, édité par Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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