Stellantis abandonne le développement interne de son programme ADAS de niveau 3, selon des sources
par Nora Eckert
DÉTROIT (Reuters) – Stellantis a abandonné le développement interne de son premier programme de système avancé d’aide à la conduite (ADAS) de niveau 3 en raison du coût élevé, des défis technologiques et d’incertitude sur l’appétit des consommateurs, a appris Reuters de trois personnes au fait du dossier.
Il s’agit d’un revirement de la part du groupe, qui présentait encore en février dernier ce programme comme un pilier important de sa stratégie et le décrivait comme prêt à être déployé.
Un tel système est destiné à permettre au conducteur, sous certaines conditions, de s’abstenir de tenir le volant du véhicule et de garder les yeux sur la route, pour pouvoir temporairement consulter son téléphone, regarder des films ou lire des livres.
Stellantis a confirmé à Reuters que le logiciel ADAS de niveau 3 n’a jamais été lancé, comme l’ont déclaré les sources. L’entreprise s’est toutefois abstenue de déclarer que le programme était annulé.
« Ce qui a été dévoilé en février 2025 est une technologie N3 pour laquelle il y a actuellement une demande de marché limitée, donc elle n’a pas été lancée. Mais la technologie est disponible et prête à être déployée », a dit un porte-parole de Stellantis.
Toutefois, d’après les sources, le programme a été « mis au frigo » et ne devrait pas être déployé.
Interrogé sur le montant des investissements et le temps dévolus au programme, Stellantis a refusé de répondre, soulignant simplement que les travaux réalisés pour l’AutoDrive seront utiles au développement de versions ultérieures.
L’ancien PDG de Stellantis, Carlos Tavares, avait signalé en 2021 les prémices du programme AutoDrive, le présentant comme l’une des principales plateformes technologiques qui arriveraient sur le marché en 2024.
Ces dernières années, les constructeurs automobiles traditionnels ont dépensé des milliards de dollars pour mettre au point des véhicules équipés de logiciels pouvant être mis régulièrement à jour, à l’image des smartphones, dans le sillage des technologies proposées par Tesla puis par un éventail de constructeurs chinois de véhicules électriques.
Pour beaucoup de constructeurs traditionnels, ces démarches ont été jalonnées par les obstacles – coûts croissants, pénurie de talents et bureaucratie interne.
La décision de Stellantis à propos d’AutoDrive vient confirmer les difficultés du groupe à réaliser ses ambitions technologiques. D’après quatre personnes au fait de la question, Stellantis s’appuie de plus en plus sur des fournisseurs externes pour les logiciels qu’il espérait développer en interne, et il est à la recherche de fournisseurs potentiels pour contribuer au coût et au développement d’AutoDrive.
Stellantis a dit s’appuyer sur aiMotive, startup que le constructeur a rachetée en 2022, pour produire la prochaine génération du programme AutoDrive. Il a refusé de préciser quand ce programme serait prêt à être lancé sur le marché et s’il incluerait un système de niveau 3.
Par ailleurs, comme rapporté en premier lieu par Reuters, le partenariat entre Stellantis et Amazon sur le logiciel SmartCockpit, pour des technologies ‘connectées’ à bord des véhicules, a pris fin récemment. Le constructeur automobile a fait savoir qu’il allait désormais utiliser un système Android.
Stellantis, en difficulté du fait de ventes en déclin, est sous pression pour réduire ses coûts. Le nouveau directeur général Antonio Filosa, nommé à la suite du départ soudain de Carlos Tavares l’an dernier, travaille à une nouvelle stratégie dont il devrait dévoiler les contours début 2026.
(Nora Eckert; version française Jean Terzian; édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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