Stabilité en vue pour les actions européennes
par Laetitia Volga
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes devraient ouvrir sans grand changement vendredi malgré la chute des indices de Wall Street la veille sur fond d’inquiétudes concernant la hausse des taux aux Etats-Unis, l’inflation et les perspectives économiques.
Les contrats à terme indiquent une hausse de 0,02% pour le CAC 40 parisien, de 0,01% pour le Dax à Francfort et un recul de 0,15% pour le FTSE à Londres.
Les indices européens ont clôturé dans le rouge jeudi après avoir pourtant ouvert en nette hausse, les investisseurs ayant été dans un premier temps rassurés par les déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, écartant la perspective de futures hausses de taux de 75 points de base.
Mais les gains se sont peu à peu effrités, l’optimisme laissant place au scepticisme sur la capacité de la banque centrale américaine à juguler l’inflation galopante sans mettre à mal la croissance de l’économie, déjà fragilisée notamment par la guerre en Ukraine et les restrictions sanitaires en Chine.
« Le risque d’une erreur politique reste élevé: soit la Fed ne durcit pas assez rapidement sa politique monétaire pour combattre l’inflation, soit elle se montre trop agressive, ce qui entraînerait la fin du cycle économique actuel », a déclaré David Chao, stratège chez Invesco.
Le marché suivra à 12h30 GMT la publication des chiffres mensuels de l’emploi aux Etats-Unis. Les créations d’emplois devraient avoir diminué en avril selon le consensus Reuters, qui table sur 391.000 postes créés après 431.000 en mars.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, effaçant ses gains de la veille, alors que les investisseurs craignent que la hausse des taux annoncée par la Fed ne soit pas suffisante pour contrer la flambée de l’inflation, forçant la banque centrale à des mesures plus drastiques à l’avenir.
L’indice Dow Jones a cédé 3,12% à 32.997,97 points, le S&P-500 a perdu 3,56% à 4.146,87 points et le Nasdaq Composite a reculé de 4,99% à 12.317,69 points.
Le Nasdaq a enregistré sa pire séance depuis juin 2020, finissant à un plus bas depuis novembre 2020. Le Dow Jones, pour sa part, a connu sa pire séance depuis octobre 2020.
Alphabet, Apple, Microsoft, Meta Platforms, Tesla et Amazon ont reculé entre 4,3% et 8,3%.
Mais l’aversion au risque n’a pas concerné seulement les titres à forte croissance, en difficulté depuis le début de l’année du fait de préoccupations sur l’impact potentiel sur leur croissance du relèvement des taux. L’ensemble des onze secteurs majeurs du S&P-500 ont décliné.
Les contrats à terme suggèrent pour le moment une séance ce vendredi en légère hausse.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, qui a rouvert après trois jours de pause, le Nikkei a gagné 0,69%, porté par les valeurs des secteurs de la finance et de l’énergie tandis que le compartiment technologique a fait les frais du recul de Wall Street la veille.
En Chine, le CSI300 chute de 2,52% et l’indice composite de Shanghai de 2,23%, pénalisés également par Wall Street et par la détermination des autorités chinoises à maintenir la politique zéro COVID-19.
TAUX
Le rendement des Treasuries à dix ans recule légèrement à 3,0493% après avoir franchi jeudi le seuil de 3,1% pour la première fois depuis novembre 2018.
Son équivalent allemand recule de deux points de base dans les premiers échanges, à 1,019%.
CHANGES
La situation est calme sur les changes où le dollar est stable face à un panier de devises de référence après avoir nettement rebondi la veille pour atteindre un nouveau plus haut de 20 ans.
L’euro abandonne 0,2%, autour de 1,0513 dollar.
La livre sterling se stabilise contre le dollar après avoir chuté de 2% jeudi, tombant à son plus bas niveau en près de deux ans, à la suite des annonces de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, qui a dressé un tableau pessimiste pour l’économie britannique et mis en garde contre le risque de récession.
PÉTROLE
Les cours du pétrole évoluent en hausse pour la troisième séance consécutive, les préoccupations concernant l’offre avec un éventuel embargo européen sur les importations russes l’emportant pour le moment sur les incertitudes liées à la croissance économique mondiale.
Le Brent prend 0,69% à 111,66 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,68% à 109 dollars.
(Rédigé par Laetitia Volga, édité par Tangi Salaün et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


