Stabilité en vue en Europe dans l’attente de nombreux indicateurs
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues de nouveau dans le vert lundi dans un contexte d’optimisme sur la baisse des taux d’intérêt des grandes banques centrales, à un peu plus d’une semaine des réunions de la Réserve fédérale américaine (Fed), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre (BoE).
Dans le prolongement des gains de la semaine dernière, le CAC 40 parisien devrait grignoter 0,06% à l’ouverture, d’après les premières indications disponibles. Le Dax à Francfort pourrait avancer de 0,19%, tandis que le FTSE 100 à Londres pourrait reculer de 0,11%. L’indice EuroStoxx 50 devrait grappiller 0,07%.
En l’absence d’indicateur majeur ou presque pour la séance du jour, l’attentisme devrait dominer et entraîner une certaine volatilité. D’autant que Christine Lagarde, la présidente de la BCE, doit s’exprimer à partir de 14h00 GMT alors que Joachim Nagel, le président de la Bundesbank, a estimé dimanche qu’il était prématuré de crier victoire sur l’inflation.
Les investisseurs sont dans l’attente des indices de l’activité des services prévus mardi en Europe et aux Etats-Unis alors que ceux du secteur manufacturier ont agréablement surpris la semaine dernière, l’activité s’étant moins contractée que prévu en zone euro en novembre.
L’autre grand rendez-vous de la semaine concerne le rapport officiel sur les créations d’emplois, le taux de chômage et les salaires aux Etats-Unis, qui sera publié vendredi, dernière semaine avant la réunion des 12 et 13 décembre de la Fed. La BCE et la BoE rendront leurs décisions de politique monétaire au lendemain de la fin de cette réunion. Celles de la Banque du Canada (Boc) et de la RBA, la banque centrale d’Australie, sont prévues mardi.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse vendredi, soutenue par des propos jugés encourageants de Jerome Powell sur le front de l’inflation qui ont poussé le S&P-500 à un niveau de clôture inédit depuis le début de l’année.
L’indice Dow Jones a gagné 0,82%, ou 294,61 points, à 36.245,50 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 26,83 points, soit 0,59% à 4.594,63 points. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 78,81 points (+0,55%) à 14.305,032.
Sur la semaine, le Dow Jones a pris 2,4%, le S&P 500 a avancé de 0,77% et le Nasdaq a gagné 0,38%.
Les risques que la Réserve fédérale américaine ne durcisse trop ses taux d’intérêt et les risques que les taux ne soient pas assez hauts pour ramener l’inflation à sa cible sont actuellement « plus équilibrés », a déclaré vendredi le président de la Fed, Jerome Powell, dans des propos qui mettent aussi l’accent sur la prudence dont devra faire montre la banque centrale pour ses prochaines décisions.
Aux valeurs, Tesla , a cédé 0,5%, les investisseurs jugeant trop élevés les prix de son pick-up électrique Cybertruck, tandis qu’Alibaba a perdu 1,19% après que Morgan Stanley a abaissé sa recommandation.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a terminé en repli de 0,69% à 33.201,33 points, tandis que le Topix, plus large, a perdu 0,83% à 2.362,65 points. Le principal indice japonais est tombé à un creux de près de trois semaines sur fond d’affermissement du yen qui affecte les entreprises exportatrices comme les constructeurs automobiles.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) gagne 0,30%, tiré par les Bourses sud-coréenne et australienne.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai reflue de 0,08% et le CSI 300 abandonne 0,47%.
CHANGES/TAUX
Le dollar reprend une partie du terrain perdu vendredi à la suite du discours de Jerome Powell, gagnant 0,16% face à un panier de devises de référence.
L’euro recule de 0,08%, à 1,0872 dollar, tandis que la livre sterling s’affiche à 1,2682 dollar (-0,14%).
Dans les cryptomonnaies, le bitcoin a touché pour la première fois en près d’un an la barre symbolique de 40.000 dollars, les traders anticipant l’approbation imminente des fonds bitcoin négociés sur le marché boursier américain.
Dans l’obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans remonte d’environ un point de base, à 4,2357%, après un recul de 13 points vendredi à la suite du discours de Jerome Powell.
Les marchés prévoient désormais avec une probabilité de 70% une baisse des taux de la Fed en mars contre une probabilité d’environ 43% jeudi, selon le baromètre FedWatch de CME Group.
PÉTROLE
Le marché pétrolier, qui a accusé vendredi un repli de plus de 2% en raison du scepticisme des investisseurs quant à la politique de l’Opep+, est de nouveau dans le rouge.
Le Brent reflue de 0,81% à 78,24 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,73% à 73,53 dollars.
OR
L’or a touché un sommet historique à 2.111,39 dollars à l’entame d’une semaine riche en données économiques qui mettront à l’épreuve les paris des marchés sur des baisses rapides de taux d’intérêt. Vers 06h30 GMT, il s’affiche à 2.085,99 dollars l’once (+0,73%).
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Zhifan Liu)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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