Stabilité en vue en Europe avant la Fed, Nvidia et les indicateurs
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note stable mercredi dans une séance qui sera marquée en matinée par des indicateurs d’inflation en Europe avant le compte rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) et les résultats de Nvidia dans la soirée.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait grignoter 0,01% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait céder 0,04%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait avancer de 0,18%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en léger rebond de 0,05% et le Stoxx 600 en hausse de 0,21%.
Les investisseurs devraient continuer de faire preuve d’une certaine prudence sur fond d’allègement sur les titres technologiques dont le niveau de valorisation inquiète. A cet égard, les résultats de Nvidia, première capitalisation boursière mondiale, seront particulièrement surveillés après la clôture de Wall Street.
Sur le plan monétaire, alors que de nombreux responsables de la Fed ont émis des réserves sur une éventuelle baisse des taux directeurs en décembre, la publication à 19h00 GMT des « minutes » de la dernière réunion de la banque centrale américaine permettra d’en savoir un peu plus sur l’ampleur des débats au sein du FOMC, le comité de politique monétaire.
En Europe, en attendant les premiers indicateurs post-levée du « shutdown » aux Etats-Unis, dont le crucial rapport mensuel sur l’emploi prévu jeudi, l’inflation des prix à la consommation britannique est tombée à 3,6% en octobre, contre 3,8% en septembre. Les chiffres pour la zone euro seront publiés à 10h00 GMT.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mardi, alors que l’inquiétude concernant les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA) continue de peser sur les marchés.
L’indice Dow Jones a cédé 1,07%, ou 498,50 points, à 46.091,74 points.
Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 55,09 points, soit 0,83% à 6.617,32 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 275,23 points, soit 1,21% à 22.432,846 points.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a reflué de 0,34% à 48.537,70 points, les investisseurs restant prudents avant la publication des résultats de Nvidia. La veille, le Nikkei avait enregistré sa plus forte baisse en une séance en plus de sept de mois. Le Topix, plus large, a cédé 0,17% à 3.245,58 points.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) perd 2,04%.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai a rebondi de 0,18%, tandis que le CSI 300 a avancé de 0,44% grâce au redressement des valeurs financières.
Le moral des investisseurs reste globalement morose en raison de la détérioration des relations entre Pékin et Tokyo à la suite des propos de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi sur Taïwan.
A Hong Kong, l’indice Hang Seng abandonne 0,5%, s’acheminant vers un quatrième repli consécutif dans le sillage de la baisse à Wall Street.
CHANGES
Le dollar est pratiquement inchangé (-0,01%) face à un panier de devises de référence, toujours proche de son sommet d’une semaine.
L’euro grappille 0,07%, à 1,1587 dollar, restant proche d’un creux d’une semaine, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3146 dollar (+0,03%).
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans fait quasiment du surplace, à 4,1192%, après un recul d’un point la veille. Les rendements des bons du Trésor américain restent sous pression, la chute des marchés boursiers ayant stimulé la demande pour ces obligations refuge.
Le rendement du Bund allemand à dix ans varie très peu mercredi, s’affichant à 2,7062%, contre 2,7101% la veille.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli mercredi dans un contexte de craintes d’une surproduction: le Brent reflue de 0,20% à 64,76 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) recule également de 0,20% à 60,62 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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