SocGen fait mieux que prévu au T1 mais la banque de détail en France déçoit
PARIS (Reuters) – Société générale a fait état vendredi de résultats globalement supérieurs aux attentes au premier trimestre mais ses activités dans la banque de détail en France où les revenus ont baissé de 11% ont déçu les analystes.
Dans le contexte de poussée inflationniste, qui s’est notamment traduit par une hausse de la rémunération des livrets d’épargne réglementée comme le livret A, la troisième banque française par la capitalisation boursière, après BNP Paribas et Crédit agricole SA, a vu sa marge nette d’intérêt reculer de 18% sur le trimestre dans la banque de détail en France.
Lors d’une conférence de presse, le directeur général de la SocGen, Frédéric Oudéa, qui cédera sa place à Slawomir Krupa à la fin du mois, a déclaré que ce recul de la marge nette d’intérêt serait « temporaire ».
La banque s’attend à ce que la marge d’intérêt soit en baisse de 15% à 20% cette année par rapport à 2022.
« Le bénéfice des taux positifs se matérialisera dès 2024 », indique la banque.
A la Bourse de Paris, le titre SocGen, qui avait ouvert en baisse, est revenu en territoire positif. L’action gagnait 0,87% à 21,99 euros à 10h26.
Elle reste néanmoins à la traîne depuis le début de l’année (environ -7%) face à ses concurrents BNP Paribas et de Crédit agricole dont les actions affichent respectivement des hausses de 7,70% et 17,51% depuis janvier.
COÛT DU RISQUE REVU À LA BAISSE POUR CETTE ANNÉE
« Les résultats sont satisfaisants dans toutes les divisions, mais le principal problème concerne la banque de détail en France », soulignent les analystes de JP Morgan dans une note de recherche.
Société générale a profité sur le trimestre de la baisse de son coût du risque et de ses activités taux, crédit et change pour dégager un bénéfice net en hausse de 5,7% à 868 millions d’euros.
Selon un consensus de Refinitiv, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 449 millions d’euros.
Sur le trimestre, ses revenus ont reculé de 5,3%, tandis que son coût du risque a baissé de 67,6%.
Comme ses concurrents, sa banque de financement et d’investissement a profité d’un trimestre dynamique pour les activités taux, crédit et change (FIC) où les revenus ont crû de 16%.
La banque indique s’attendre pour cette année à un coût du risque sous les 30 points de base alors qu’elle l’attendait entre 30 et 35 points de base auparavant.
(Reportage Matthieu Protard, avec Mathieu Rosemain, édité par Jean-Stéphane BRosse)
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