Shell vise une hausse de la production de GNL, encaissera une charge de $600 mlns avec l’abandon d’un projet de biocarburants
LONDRES (Reuters) – Le titre Shell grimpe en Bourse mardi après que le géant énergétique a annoncé une hausse de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de meilleurs résultats de trading, malgré une charge de 600 millions de dollars (514,18 millions d’euros) liée à l’abandon de son projet de biocarburants à Rotterdam.
Shell a relevé sa prévision de production de GNL pour le troisième trimestre à une fourchette comprise entre 7,0 et 7,4 millions de tonnes métriques, contre une prévision précédente, annoncée en juillet, de 6,7 à 7,3 millions de tonnes. Au deuxième trimestre, la production avait atteint 6,7 millions de tonnes.
Shell prévoit des résultats de trading nettement supérieurs dans sa division gaz intégré.
A la Bourse Londres, vers 08h55 GMT le titre gagne 1,33%.
« Nous considérons qu’il s’agit d’une mise à jour solide de la part de la société, avec une amélioration des indicateurs opérationnels dans ses deux principales divisions en amont, ainsi qu’un meilleur résultat du trading trimestre sur trimestre malgré des conditions de marché plus faibles dans l’ensemble », ont déclaré des analystes de RBC Capital Markets.
Shell prévoit cependant une charge d’environ 600 millions de dollars liée à l’abandon du projet de biocarburants à Rotterdam, portant le total des dépréciations relatives à ce dossier à 1,4 milliard de dollars.
Le projet d’usine de biocarburants d’une capacité de 820.000 tonnes par an à Rotterdam, approuvé en 2021, a été annulé début septembre car jugé non compétitif.
Cette décision de Shell s’inscrit dans une série de mesures prises par les producteurs de combustibles fossiles qui reviennent sur leurs engagements précédents d’expansion dans les énergies plus propres.
En février, la major britannique BP a annoncé une réduction importante de ses investissements dans les énergies renouvelables, tandis que le géant norvégien de l’énergie Equinor a modéré ses ambitions dans ce secteur.
(Stephanie Kelly et Shadia Nasralla, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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