Séance atone en vue en Europe à la veille du Nouvel An
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse mardi pour la dernière séance de l’année, aucun catalyseur ne figurant à l’agenda pour compenser les faibles volumes d’échanges prévus alors que certains marchés sont fermés et la session raccourcie sur d’autres pour le réveillon de la Saint-Sylvestre.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,09% à l’ouverture. Le FTSE 100 à Londres devrait abandonner 0,25%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en repli de 0,67% et le Stoxx 600 en baisse de 0,55%.
Les marchés sont fermés en Italie, en Suisse ou encore en Belgique.
Les investisseurs devraient continuer à se tenir à l’écart des actifs risqués pour la Saint-Sylvestre avant la clôture à 13h00 GMT de la plupart des places boursières ouvertes en Europe. Les marchés financiers d’Euronext, Londres et Wall Street seront également fermés mercredi pour le Nouvel An.
L’agenda économique des principaux marchés dans le monde est en outre pratiquement vide ce mardi et seuls les indicateurs manufacturiers d’activité sont attendus jeudi et vendredi en Europe et aux Etats-Unis.
En Chine, l’activité manufacturière a progressé pour un troisième mois consécutif en décembre, à un rythme toutefois ralenti, montre une enquête officielle publiée mardi.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse lundi au terme d’une séance peu active, alors que la hausse des rendements obligataires américains continue de peser sur les marchés d’actions.
L’indice Dow Jones a cédé 0,97%, ou 418,48 points, à 42.573,73 points.
Le Standard & Poor’s 500, plus large, a perdu 63,90 points, soit 1,07%, à 5.906,94 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 235,25 points, soit 1,19%, à 19.486,785 points.
La hausse des rendements des bons du Trésor, provoquée en grande partie par les spéculations autour de la politique monétaire qu’adoptera Donald Trump après son accession au pouvoir le 20 janvier, exerce une forte pression sur les marchés d’actions américains après leurs gains considérables des deux dernières années.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo, qui a terminé lundi dans le rouge sur des prises de bénéfice, est fermée ce mardi alors que l’indice Nikkei a gagné sur l’ensemble de 2024 près de 20%. Les marchés au Japon rouvriront le 6 janvier 2025.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) perd 0,2%, mais s’achemine vers un gain de 8% en 2024, deuxième année consécutive dans le vert.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai a reculé de 1,63% et le CSI 300 de 1,60%, malgré les chiffres encourageants de l’activité manufacturière qui suggèrent que les mesures de stimulus déployées par Pékin commencent à porter leurs fruits.
Les marchés actions en Chine ont toutefois enregistré leur premier gain annuel en trois ans après une série de pertes depuis 2021 déclenchée par la pandémie de COVID-19.
« Sur les marchés boursiers, la performance de la Chine a été une surprise positive pour de nombreux investisseurs », soulignent les analystes de Value Partners dans une note.
« Les diverses mesures de soutien annoncées au cours du second semestre, qui ciblaient la politique monétaire, le marché immobilier et les marchés financiers, ont largement dépassé les attentes et éclipsé les inquiétudes économiques actuelles », ajoutent-ils.
CHANGES
Le dollar recule de 0,11% face à un panier de devises de référence pour la dernière séance de l’année mais est en passe d’enregistrer de solides gains sur l’ensemble de 2024. Les investisseurs se préparent à un ralentissement du rythme de la baisse des taux directeurs aux Etats-Unis et surveillent les conséquences de la politique de la nouvelle administration de Donald Trump.
L’indice dollar est autour de 108 points, non loin du sommet de deux ans atteint ce mois-ci. Le billet vert a pris à ce stade plus de 6% en 2024.
L’euro recule de 0,03%, à 1,0406 dollar. La monnaie unique européenne devrait perdre plus de 5% cette année face au billet vert, les traders s’attendant à ce que la Banque centrale européenne (BCE) réduise ses taux à un rythme plus marqué que celui de la Réserve fédérale américaine (Fed).
La livre sterling s’échange à 1,2550 dollar (-0,01%), se dirigeant vers une perte d’environ 1% en 2024.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans abandonne trois points de base, à 4,5147%, après avoir gagné près de 69 points de base depuis le début de l’année.
Le rendement du Bund allemand de même échéance est pratiquement stable, après avoir grimpé lundi près de son plus haut niveau depuis la mi-novembre, dans le sillage de la hausse des rendements du Trésor américain.
L’écart de rendement entre le Bund et l’OAT française à dix ans s’affiche à environ 82 points de base.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en hausse après la publication des données sur l’activité manufacturière en Chine en décembre, mais les cours du brut devraient boucler 2024 sur une deuxième année consécutive dans le rouge en raison des inquiétudes concernant la demande dans les principaux pays consommateurs.
Le Brent progresse de 0,86% à 74,63 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,90% à 71,63 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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