Schneider Electric met fin aux fonctions de DG de Peter Herweck
(Reuters) – Le conseil d’administration de Schneider Electric a annoncé lundi avoir décidé de mettre fin aux fonctions de directeur général de Peter Herweck et, à l’unanimité, de nommer à sa place Olivier Blum, citant des désaccords sur la mise en oeuvre de la stratégie du groupe.
« Le conseil d’administration a décidé de mettre fin aux fonctions de directeur général de Peter Herweck » indique le fabricant français d’équipements électriques dans un communiqué, citant des désaccords dans la mise en œuvre de sa feuille de route, « à un moment d’opportunités significative ».
Peter Herweck, qui a dirigé Schneider Electric durant 18 mois, sera remplacé par Olivier Blum, actuellement à la tête de l’activité « gestion de l’énergie » du groupe et membre du comité exécutif depuis 2014.
« Depuis plus de 30 ans, Olivier Blum (…) a participé à la transformation de Schneider Electric, avec une connaissance intime de notre société, de son modèle opérationnel et de sa culture », a souligné Jean-Pascal Tricoire, président du groupe, dans le communiqué.
Lors d’une brève conférence téléphonique, la directrice financière Hilary Maxson a déclaré que la décision n’était pas liée à des problèmes opérationnels mais qu’il s’agissait d’une mesure préventive, que le groupe continuerait à mettre en œuvre sa stratégie actuelle et qu’aucun changement majeur n’était prévu.
Au cours des derniers mois, le conseil d’administration a estimé que la feuille de route stratégique n’était pas exécutée de manière suffisamment décisive et collaborative et avec suffisamment de rapidité et qu’il y avait également des désaccords sur le style de gestion général, a-t-elle ajouté.
DÉPART SURPRISE
Le départ de Peter Herweck a surpris les analystes de nombreux courtiers, y compris ceux de Berenberg, Stifel, Jefferies et JP Morgan, ce dernier notant que la décision intervient malgré la bonne performance financière du groupe.
La semaine dernière, Schneider a fait état d’une croissance organique de son chiffre d’affaires au troisième trimestre et a confirmé ses perspectives annuelles.
Les analystes de Berenberg soulignent dans une note que Peter Herweck avait bien travaillé sur le plan opérationnel et s’était forgé une bonne réputation auprès des acheteurs, ajoutant que ce changement semble surtout lié à des divergences concernant la stratégie de fusions et acquisitions.
La note indique par ailleurs que les investisseurs pourraient s’attendre à une approche plus proactive sous la direction d’Olivier Blum.
Selon les analystes de Jefferies, le conseil d’administration ne voulait pas que l’entreprise perde du terrain sur les marchés de l’électrification, de l’automatisation et de la digitalisation.
Jefferies n’exclut pas que le désaccord sur les fusions et acquisitions soit l’une des principales raisons de ce changement.
A la Bourse de Paris, vers 10h20 GMT, l’action recule de 1,93% à 232,25 euros, contre un gain de 0,34% pour le SBF120 au même moment.
(Redigé par Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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