Repli en vue en Europe en attendant le discours de Lagarde
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse mardi après la clôture négative à Wall Street au terme d’une séance volatile, reflet de la nervosité des investisseurs dans l’attente de nouvelles susceptibles d’orienter durablement la tendance.
Les contrats à terme sur indices suggèrent un recul de 0,31% pour le Dax à Francfort, de 0,08% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,4% pour l’EuroStoxx 50. Quant au CAC 40 à Paris, il pourrait céder autour de 0,4% selon les premières indications disponibles.
A l’approche de la fin du mois de juin, de nombreux grands indices boursiers se dirigent vers un deuxième repli trimestriel consécutif, ce qui serait une première depuis 2016 pour le CAC 40 comme pour l’indice large européen Stoxx 600 et depuis 2015 pour Wall Street.
Cette contre-performance s’explique évidemment par le contexte inflationniste, l’impact de la guerre en Ukraine et la remontée générale et rapide des taux d’intérêt, autant de facteurs qui domineront encore les prochains jours.
En attendant les premiers chiffres de l’inflation en juin en Allemagne (jeudi) et dans l’ensemble de la zone euro (vendredi), la journée qui commence sera ainsi animée par les débats sur la politique monétaire avec à 08h00 GMT le discours de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), en ouverture du Forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal.
Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, doit s’exprimer mercredi dans le même cadre.
Les investisseurs surveilleront aussi l’indice de confiance du consommateur américain à 14h00 GMT.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse lundi, en l’absence de catalyseur pour prolonger le puissant rebond de la semaine précédente alors que les inquiétudes liées à l’inflation et au resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale n’ont pas disparu.
L’indice Dow Jones a cédé 0,2%, ou 62,42 points, à 31.438,26, le Standard & Poor’ 500 a perdu 11,63 points, soit 0,30%, à 3.900,11 et le Nasdaq Composite a reculé de 96,06 points (-0,83%) à 11.511,57.
Sensibles à l’évolution des taux d’intérêt, les géants du numérique, qui ont alimenté le rebond de la semaine dernière, ont cette fois pesé sur la tendance à l’image d’Amazon (-2,78%), Microsoft (-1,05%) ou Alphabet (-1,82%).
La hausse des cours du pétrole a en revanche profité au secteur de l’énergie, au sein duquel Exxon Mobil (+2,45%) et Chevron (+1,93%).
Les contrats à terme sur les principaux indices suggèrent pour l’instant une ouverture en légère baisse.
EN ASIE
À la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei gagne 0,28% à 26945,93 points à moins d’une heure de la clôture mais la tendance est incertaine: le Nikkei a successivement franchi les 27.000 points pour la première fois depuis le 13 juin puis basculé dans le rouge avec la baisse du secteur des semi-conducteurs avant de repasser en territoire positif.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai cède 0,06% et le CSI 300 0,09%.
CHANGES
Les écarts sont très réduits sur le marché des devises, les cambistes jouant la prudence dans l’attente des grands rendez-vous de la semaine, à commencer par le discours de Christine Lagarde à Sintra.
L’euro, à 1,0574 dollar est en léger repli après avoir brièvement dépassé 1,06 en séance lundi.
Le billet vert est stable par rapport à un panier de référence.
TAUX
Les rendements des bons du Trésor américain ont augmenté lundi après les résultats mitigés d’adjudications à deux et cinq ans, qui ont pris le pas sur les chiffres supérieurs aux attentes des commandes de biens durables et des promesses de vente immobilières aux Etats-Unis en mai.
Le dix ans a pris sept points de base sur la journée à 3,194% et le deux ans presque autant à 3,126%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier poursuit le rebond entamé lundi après les déclarations soulignant que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, deux des principaux producteurs de brut, ne peuvent pas augmenter fortement leurs pompages en l’absence de capacités excédentaires disponibles.
Le Brent gagne 1,31% à 116,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,18% à 110,86 dollars.
(Rédigé par Marc Angrand)
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