Renault veut doubler les ventes d’Ampère en 6 ans avec 7 modèles électriques
par Gilles Guillaume et Silvia Aloisi
PARIS (Reuters) – Renault a détaillé les ambitions de sa nouvelle entité électrique Ampère, pour laquelle il vise un chiffre d’affaires de plus de dix milliards d’euros en 2025 et de plus de 25 milliards d’euros en 2031 grâce à une gamme portée à sept véhicules, et toujours une introduction en Bourse au printemps 2024, mais pas à n’importe quel prix.
Pour faire face à la concurrence de Tesla et des Chinois, ce « challenger européen », tel qu’il a été présenté mercredi à Paris, entend atteindre la parité des prix entre les véhicules électriques et thermiques avant la concurrence, dès les deux prochaines années pour les petites voitures et d’ici quatre ans pour les véhicules de taille supérieure.
Ampère compte pour cela réduire les coûts de 40% sur ses véhicules électriques qui formeront une gamme de sept modèles, et non plus six, dont la future R5 qui sera commercialisée à partir de 25.000 euros et le revival d’un autre modèle iconique, la première génération de Twingo, proposée dans deux ans à moins de 20.000 euros.
« Ampère est notre réponse européenne à la concurrence des ‘pure players’ électriques, que ce soit ceux qui viennent de l’Ouest ou ceux qui viennent de l’Est », a déclaré le directeur financier de Renault, Thierry Piéton, au cours d’une téléconférence de presse.
Après avoir hésité entre hausse et baisse dans les premiers échanges, l’action Renault gagne 2,57% vers 15h53 GMT.
« Les ambitions opérationnelles (d’Ampère sont) optimistes dans un environnement de marché morose sur l’électrique », commente Jefferies dans une note.
Ampère compte notamment réduire de moitié ses coûts sur les batteries et plus que tripler la densité énergétique de ses véhicules de dernière génération par rapport aux 95 Wh/litre de l’actuelle Zoé.
Interrogé sur l’introduction en Bourse de l’entité dédiée à l’électrique et aux logiciels, l’un des principaux objectifs de la journée investisseurs organisée ce mercredi, Thierry Piéton a répondu que c’était toujours la « voie privilégiée ».
« Sinon nous continuerons de financer Ampère avec les ressources du groupe, et cela ne posera aucun problème », a-t-il ajouté, indiquant qu’il était hors de question que Renault « brade » sa nouvelle entité.
« Si le contexte est mauvais (…) on n’est pas fou, on ne va pas balancer une partie de l’entreprise pour rien à l’extérieur », a déclaré de son côté le directeur général Luca de Meo. « On peut attendre, on peut trouver des solutions alternatives, mais ce qu’on veut faire c’est l’IPO, fenêtre de tir au printemps 2024 si les conditions sont là. »
AU COEUR DE LA TRANSFORMATION DE RENAULT
Luca de Meo ciblait en septembre une valorisation comprise entre 8 et 10 milliards d’euros pour cette nouvelle entité dédiée à l’électrique et aux logiciels.
Mais un ralentissement de la demande en véhicules électriques, une concurrence chinoise accrue et des marchés financiers turbulents ont compliqué le projet, pour lequel plusieurs sources proches du dossier ont dit à Reuters il y a deux semaines que l’IPO n’aurait pas lieu en dessous d’une valorisation de 6 ou 7 milliards.
Les analystes d’UBS estiment même que la valorisation d’Ampère pourrait n’être que de 3 à 4 milliards d’euros car Renault est l’un des constructeurs européens les plus exposés à la concurrence chinoise en Europe, tandis que d’autres prônent des alternatives pour lever des fonds.
Luca de Meo et Thierry Piéton ont défendu le projet pendant trois heures devant un parterre d’analystes financiers et d’investisseurs, mais refusé d’évoquer un chiffre pour la valorisation. « C’est maintenant que la partie commence », a dit le directeur général de Renault, ajoutant que les principaux indicateurs financiers de l’activité ont maintenant été communiqués pour permettre les calculs.
La création d’Ampère et son IPO constituent une première pour un constructeur automobile traditionnel, après la scission des activités thermiques historiques au sein d’une co-entreprise avec d’autres partenaires. L’entité doit par ailleurs jouer un rôle central dans la transformation du constructeur automobile plus que centenaire.
« C’est une belle occasion de réinventer une marque glorieuse qui a 125 ans et qui a besoin de se projeter dans le futur », a poursuivi Luca de Meo, ajoutant qu’Ampère doit jouer un rôle d’éclaireur pour le reste du groupe dans la mutation que traverse actuellement le secteur.
Signe des inquiétudes que cela génère aussi au sein du constructeur, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, doit se rendre mercredi à Flins (Yvelines) pour soutenir la poursuite de l’activité industrielle de l’usine. Le site, qui produit actuellement la Zoé, va perdre l’activité d’assemblage de voitures neuves pour devenir un centre dédié à l’économie circulaire et à l’hydrogène.
Pionnier de l’électrique avec Nissan dans les années 2010, Renault s’est vu supplanter depuis lors par des nouveaux entrants plus agiles et spécialisés dans l’électrique.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes électriques de Renault en Europe ont baissé d’environ 5%, après une hausse de 2,5% au premier semestre, la gamme de nouvelle génération étant encore loin d’être déployée.
Zoé et Twingo sont en fin de vie et la Mégane, destinée au segment supérieur, reste à la traîne de la Tesla Model Y, même sur son marché national. La relève sera incarnée par le Scenic et la nouvelle R5, qui arrivent courant 2024, puis par la R4, prévue pour 2025.
Avec cette gamme située « au coeur du marché européen », Ampère prévoit de vendre environ 300.000 véhicules en 2025 et environ un million en 2031.
L’entité créée le 1er novembre a également confirmé son objectif d’un résultat opérationnel et d’un free cash-flow à l’équilibre en 2025 et d’une marge opérationnelle supérieure à 10% à partir de 2030.
(Reportage Gilles Guillaume, édité par Tangi Salaün et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


