Renault: Effet puces plus lourd que prévu, objectifs maintenus
Renault a plus que doublé vendredi l’impact attendu de la pénurie de puces sur sa production de 2021, mais maintenu ses objectifs annuels de redressement de la marge et du cash-flow grâce à ses baisses de coûts et ses hausses de prix.
Le groupe au losange, qui estime désormais à 390.000 véhicules la production perdue depuis le début de l’année à cause des difficultés d’approvisionnement en semi-conducteurs, et dont les pertes pourraient atteindre 500.000 véhicules sur l’ensemble de 2021, a déclaré qu’il visait toujours une marge opérationnelle annuelle de l’ordre de 2,8% contre -0,8% sur l’ensemble de 2020.
« Les actions entreprises pour poursuivre la baisse des coûts et optimiser la valorisation de notre production nous permettent de confirmer notre ‘guidance’ pour l’année en dépit de la détérioration de la disponibilité des composants au troisième trimestre et d’une visibilité réduite pour le quatrième trimestre », a dit la directrice financière, Clotilde Delbos, citée dans un communiqué.
Vers 10h30, l’action du constructeur français perd 1,3%, sous-performant l’indice CAC 40.
Reuters avait rapporté mercredi que Renault avait révisé à la hausse sa prévision de l’impact des pénuries sur sa production, dans une fourchette allant d’au moins 300.000 unités à 400.000.
Jusqu’au début septembre, le groupe au losange espérait encore compenser au second semestre les 220.000 unités perdues au premier. Mais cinq semaines de confinement en Malaisie, siège d’importantes activités de production de puces, ont douché cet espoir.
« Entre le moment où les usines sont fermées et où les pièces arrivent chez nous et nous les utilisons, il y a un petit temps de latence, ce qui fait que ces fermetures (…) ont impacté notre production principalement sur septembre/octobre, de façon assez majeure je dois dire », a ajouté Clotilde Delbos au cours d’une téléconférence de presse.
« On a encore une visibilité restreinte de la part de nos fournisseurs (…), qui peut changer tous les jours, voire au sein d’une même journée, pour plusieurs dizaines de milliers d’unités. C’est quand même assez pénalisant pour nous et notre organisation. »
ECONOMIES, PRIX ET RCI EN RENFORT
Le confinement en Malaisie étant maintenant terminé, Renault s’attend à une crise moins aiguë en fin d’année mais il craint, à l’unisson des autres acteurs de la filière, que la situation en matière d’approvisionnements demeure tendue une bonne partie de 2022.
Le groupe, dont le chiffre d’affaires a baissé de 13,4% au troisième trimestre à 9,0 milliards d’euros, a malgré tout confirmé s’attendre à afficher un « free cash-flow » opérationnel de l’automobile positif sur l’année, alors que ce flux de trésorerie disponible a été négatif de 4,5 milliards d’euros en 2020.
Il compte pour cela sur ses économies – il prévoit toujours d’atteindre son objectif de deux milliards de réductions de coûts d’ici la fin de l’année, avec un an d’avance – et sur sa montée en gamme – le troisième trimestre a vu un nouvel effet prix positif de 2,9 points.
Il sera également aidé par le versement début octobre de 930 millions d’euros de la part de sa filiale bancaire RCI.
Malgré les semi-conducteurs, Renault prévoit toujours d’atteindre son objectif européen d’émissions de dioxyde de carbone (les constructeurs doivent tous se conformer à un plafond moyen de 95 grammes de CO2 au kilomètre s’ils veulent échapper à de lourdes amendes) et n’envisage pas de retarder ses prochains lancements, comme la nouvelle Megane électrique, un modèle stratégique attendu au printemps prochain.
(Gilles Guillaume, avec Nick Carey à Londres, édité par Blandine Hénault, Marc Angrand et Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

