Rebond en vue en Europe après la Fed et avant la BCE
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en hausse jeudi à l’ouverture au lendemain d’annonces sans réelle surprise de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed), tandis que le marché attend désormais celles de la Banque centrale européenne (BCE) dans la journée et de la Banque du Japon (BoJ)vendredi.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait gagner 0,59% à l’ouverture, le Dax à Francfort 0,36% et le FTSE 100 à Londres 0,33%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en progression de 0,44%.
La Fed a décidé, comme attendu, mercredi soir de relever les taux des fonds fédéraux d’un quart de point, dans une fourchette de 5,25%-5,50%, le niveau le plus élevé depuis la crise financière de 2007-2009. Son président, Jerome Powell, a en outre laissé entrouverte la porte à une nouvelle hausse du coût du crédit en septembre, disant toutefois que cela dépendrait des données. La publication à 12h30 GMT de la première estimation du PIB américain pour le deuxième trimestre sera à cet égard importante.
Le marché attend également les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) qui pourrait, elle aussi, opter pour un relèvement de ses taux directeurs de 25 points de base, sans pour autant signaler la fin de la remontée du loyer de l’argent.
« Nous nous attendons à ce que le Conseil des gouverneurs de la BCE adopte un langage neutre pour la réunion de septembre », écrit dans une note Vanguard Asset Management.
Pour Padhraic Garvey, directeur d’études chez ING, le ton employé par Christine Lagarde, la présidente de la BCE, sera l’élément clé, et non la hausse attendue des taux d’intérêt.
La saison des résultats des entreprises se poursuit par ailleurs avec en Europe Carrefour, Airbus et Michelin qui ont publié mercredi soir, tandis que Safran, BNP Paribas et Technip Energie ont fourni les leurs ce jeudi.
Aux Etats-Unis, les publications des géants des nouvelles technologies dominent encore: après Alphabet et Microsoft, Meta Platforms a fait part mercredi d’une prévision de chiffre d’affaires au troisième trimestre supérieure aux attentes de Wall Street, provoquant un bond de son titre dans les échanges d’après-clôture.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en ordre dispersé mercredi, seul le Dow Jones terminant dans le vert, après avoir peu réagi aux annonces de la Fed, l’hypothèse d’une fin de cycle de resserrement monétaire restant toujours d’actualité.
L’indice Dow Jones a gagné 0,23%, ou 82,05 points, à 35.520,12 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 0,71 point, soit 0,02%, à 4.566,75 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 17,27 points (0,12%) à 14.127,28 points.
Le Dow Jones a connu une séance en dents de scie, avant de s’installer dans le vert, profitant notamment des gains Boeing qui a fait état d’une perte trimestrielle inférieure aux prévisions. Il s’agit de la treizième séance consécutive de hausse de l’indice, une série inédite depuis 1987.
Goldman Sachs a dit dans une note à ses clients que le communiqué de la Fed ne signalait pas la fin de la campagne de hausse des taux mais que la banque centrale américaine s’attendait cependant à marquer une pause en septembre.
« Le message pour le marché est que le curseur n’a pas bougé », a commenté Angelo Kourfafas, stratégiste chez Edward Jones.
Pour Brent Schutte, directeur des investissements chez Northwestern Mutual Wealth Management, le patron de la Fed a fait clairement comprendre que celle-ci attendrait d’étudier les données économiques pour prendre ses futures décisions.
Aux valeurs, Microsoft a reculé de 3,72% après avoir dévoilé mardi un lourd plan d’investissement pour répondre à la demande de services liés à l’intelligence artificielle.
Alphabet a pris 5,78% à la suite de résultats trimestriels supérieurs au consensus de Wall Street, tandis que Snap a plongé de 14,23% après une baisse de ses prévisions.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei avance de 0,73% à 32.906,3 points et le Topix, plus large, prend 0,56% à 2.295,82 points à l’approche de la clôture.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) progresse de 1%, à un sommet de cinq mois, dans un contexte d’optimisme sur la fin de la remontée des taux d’intérêt de la Fed et d’un atterrissage en douceur de l’économie américaine.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai prend 0,35% et le CSI 300 gagne 0,48%.
CHANGES
Le dollar recule (-0,18%) face à un panier de devises de référence, le marché tablant avec une probabilité de seulement 20% sur une nouvelle hausse des taux de la Fed en septembre, selon le baromètre FedWatch.
La monnaie japonaise se raffermit, à 139,51 yens pour un dollar, alors que la Banque du Japon (BoJ) entame une réunion de deux jours dans un contexte de spéculations sur un possible ajustement de sa politique monétaire ultra accommodante, même si une majorité d’économistes s’attend à un statu quo dans les décisions de vendredi.
L’euro, en hausse de 0,11%, s’échange à 1,1095 dollar.
TAUX
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est stable, à 3,859%, après avoir reflué de six points de base mercredi. Celui à deux ans varie peu également, à 4,8308%, après une baisse de sept points la veille.
PÉTROLE
Le marché pétrolier rebondit jeudi, soutenu par des anticipations d’un resserrement de l’offre des principaux producteurs de brut, à l’approche du mois d’août: le Brent gagne 0,96% à 83,72 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,08% à 79,63 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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