Rebond en vue de Wall Street, l’Europe sur de faibles variations, le commerce surveillé
par Claude Chendjou
PARIS, 24 février (Reuters) – Un léger rebond de Wall Street est attendu mardi à l’ouverture au lendemain d’une séance marquée par une résurgence des craintes dans l’intelligence artificielle (IA), tandis que les Bourses européennes sont sur de faibles variations à mi-parcours, la prudence l’emportant avec les incertitudes sur le commerce.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,25% pour le Dow Jones, de 0,16% pour le Standard & Poor’s 500 et de 0,24% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,17% à 8.510,83 points vers 12h10 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,06% et à Londres, le FTSE fléchit de 0,05%.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,02% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,10%. Le Stoxx 600 avance de 0,16%, tous ses grands secteurs étant dans le vert, à l’exception de la finance. Les gains sur l’indice paneuropéen sont toutefois limités, hormis sur les segments défensifs de l’immobilier (+1,16%) et des services aux collectivités (+1,84%).
Les marchés continuent de surveiller l’impact de l’intelligence artificielle sur de nombreux secteurs au lendemain de la déroute d’International Business Machines (IBM), qui a enregistré lundi sa plus forte baisse en Bourse en une séance en plus de 25 ans, après que la startup Anthropic a déclaré que son outil Claude Code pourrait être utilisé pour moderniser un langage de programmation exécuté sur les systèmes du géant américain de l’informatique.
Parallèlement aux inquiétudes sur l’IA, un regain d’incertitude sur le commerce domine avec l’entrée en vigueur du nouveau taux de droit de douane mondial du président américain Donald Trump, les droits de douane dits « réciproques » mis en place l’an dernier ayant été invalidés par la Cour suprême des Etats-Unis.
Le Parlement européen a décidé lundi de suspendre de nouveau ses travaux sur l’accord commercial UE-USA de l’an dernier, tandis que le Japon a souligné mardi ne pas vouloir de conditions défavorables sur les droits de douane par rapport à son accord initial avec les Etats-Unis. Le groupe FedEx, quant à lui, a déposé lundi une plainte pour obtenir le remboursement des droits de douane invalidés par la Cour suprême américaine.
L’UE craint que la nature cumulative des droits de douane de 15% prévus par l’article 122 ne porte le total des droits de douane pour certains produits au-delà du maximum de 15% convenu par l’UE et les Etats-Unis », expliquent les stratèges de Deutsche Bank dans une note.
Le compartiment bancaire (-1,85%) en Europe souffre logiquement mardi dans un contexte de menace pour l’économie mondiale et du secteur financier (0,30%) en particulier.
Sur le plan géopolitique, Donald Trump doit prononcer mercredi à 02h00 GMT, devant le Congrès américain, le traditionnel discours sur l’état de l’Union à un moment délicat de son mandat, tandis qu’en Ukraine, le président Volodimir Zelensky a salué mardi l’endurance et la résistance de son peuple face à Moscou à l’occasion du quatrième anniversaire de l’invasion à grande échelle du pays. Parallèlement, la Maison blanche semble se rapprocher d’un conflit militaire avec l’Iran, qui serait sur le point d’acheter des missiles antinavires à la Chine.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Home Depot prend 2,7% en avant-Bourse, le distributeur de produits d’amélioration de l’habitat ayant dépassé les attentes sur le chiffre d’affaires du quatrième trimestre.
VALEURS EN EUROPE
Edenred grimpe de 5,13%, le spécialiste des titres-restaurant ayant dépassé ses objectifs en 2025.
Forvia avance de 7,22%, l’équipementier automobile anticipant une hausse de sa marge opérationnelle, comprise entre 6% et 6,5% en 2026. Le secteur européen de l’automobile monte de 1,54%.
Solvay gagne 4,77%, le groupe chimique belge ayant annoncé mardi anticiper un Ebitda sous-jacent compris entre 770 et 850 millions d’euros en 2026.
Telefonica prend 0,40% à la faveur d’une prévision de croissance du bénéfice d’exploitation de 1,5% à 2,5% en 2026 fournie par l’opérateur télécoms espagnol, qui a lancé un plan de réduction de son endettement.
MTU Aero Engines abandonne 4,78%, le fabricant de moteurs anticipant des résultats pour cette année globalement conformes aux attentes des analystes.
Novo Nordisk recule encore mardi, de 2,55%, après une chute de plus de 16% la veille, son médicament expérimental contre l’obésité, CagriSema, s’étant révélé moins efficace que le tirzepatide du laboratoire américain Eli Lilly.
TAUX
Les rendements obligataires souverains en zone euro continuent de refluer dans un contexte de recherche de protection vers les actifs refuge.
Le rendement du Bund allemand à dix ans cède 1,4 point de base (pb), à 2,7019%, après avoir touché en séance 2,70%, le niveau le plus bas depuis le 1er décembre. Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est stable mardi, à 4,0347%, après un rebond lundi à la suite d’une forte baisse vendredi, alors que les investisseurs cherchent à comprendre sur les implications de la décision rendue vendredi par la Cour suprême sur les droits de douane dits réciproques.
CHANGES
Le dollar progresse légèrement, de 0,14% face à un panier de devises internationales, dans un contexte de nouvelles turbulences liées aux droits de douane.
L’euro recule de 0,04%, à 1,779 dollar, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3484 dollar (-0,04%).
Le yen s’est affaibli mardi à 155,93 yens pour un dollar, son plus bas niveau en près de deux semaines, après la publication d’une information selon laquelle la Première ministre japonaise Sanae Takaichi aurait fait part la semaine dernière, au gouverneur Kazuo Ueda, de ses réserves quant à de nouvelles hausses des taux directeurs de la Banque du Japon (BoJ).
Dans les cryptomonnaies, le bitcoin cède de 2,10% à 63.217 dollars, tandis que l’ether abandonne 2,08% à 1.824,54 dollars.
PÉTROLE
Le marché pétrolier cède un peu du terrain mardi tout en restant proche de son pic de sept mois en raison des tensions croissantes entre les Etats-Unis et l’Iran: le Brent reflue de 0,20% à 71,35 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,05% à 66,28 dollars.
MÉTAUX
L’or recule mardi, de 1,08% à 5.174,06 dollars l’once, mettant fin à une série de quatre séances de hausse. Il a cependant touché en début de séance un sommet de trois semaines, profitant de son statut d’actif refuge dans cette période d’incertitude géopolitique et économique.
Le repli du métal jaune s’explique désormais par la vigueur du dollar et les prises de bénéfices alors que les investisseurs attendent des éclaircissements sur les projets de droits de douane du président américain Donald Trump.
L’argent au comptant cède 0,2% à 88,08 dollars l’once, après avoir atteint un sommet en plus de deux semaines lundi.
Le platine au comptant gagne 0,5% à 2.163,60 dollars l’once, et le palladium avance de 0,9% à 1.759,06 dollars.
PRINCIPAL INDICATEUR ÉCONOMIQUE RESTANT À L’AGENDA DU 24 FÉVRIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 15h00 Confiance du consommateur février 87,3 84,5
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

