Rebond en vue à Wall Street après la Fed, l’Europe hésite avant la BoE
par Claude Chendjou
PARIS, 18 juin (Reuters) – Wall Street est attendue en hausse jeudi à l’ouverture avec le rebond du compartiment technologique et l’optimisme sur l’accord USA-Iran, tandis que les Bourses européennes sont sur une tendance indécise après de nombreuses décisions de banques centrales en attendant celles de la Banque d’Angleterre (BoE).
Les futures sur indices new-yorkais signalent un rebond de Wall Street à l’ouverture avec une hausse de 0,53% pour le Dow Jones, de 0,89% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,56% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 gagne 0,15% à 8.442,43 points vers 10h30 GMT après avoir ouvert en baisse. À Francfort, le Dax grignote 0,08% et à Londres, le FTSE fléchit de 0,91%, pénalisé par les matières premières.
L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 reflue de 0,40%, mais l’EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,21%. Le Stoxx 600 perd 0,40%, tous se grands compartiments étant dans le rouge à l’exception de la « tech » de l’industrie.
Sur le plan géopolitique, l’heure est à la prise de risque avec un nouveau repli marqué des cours du pétrole alors que le président américain Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian ont signé mercredi le protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre en Iran.
Cela compense la prudence observée dans l’évolution de la politique monétaire, les nouvelles projections trimestrielles de la Fed ayant montré mercredi soir que neuf de ses membres prévoient désormais une hausse des coûts d’emprunt d’ici la fin de l’année, à la suite du statu quo adopté dans l’immédiat sur les taux.
« Dès sa première réunion, Kevin Warsh a envoyé un signal clair : la Fed tourne la page de l’accommodation monétaire. Si cette rupture était anticipée, son ampleur a surpris les marchés », écrit jeudi Banque Richelieu.
Après les décisions de la Fed, de la Banque nationale suisse (BNS) et de la Banque de Norvège (Norges Bank), le marché attend désormais celles de la Banque d’Angleterre (BOE).
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Intel grimpe de 9,3% en avant-Bourse après que le président américain Donald Trump a déclaré qu’Apple avait accepté de collaborer avec Intel pour concevoir et fabriquer ses puces aux Etats-Unis. D’autres fabricants de puces de premier plan sont également attendus dans le vert: Nvidia prenant 1%, Micron et Marvell Technology 4% chacun, AMD 2,8% et Broadcom 2,6%.
VALEURS EN EUROPE
L’actualité du secteur de l’automobile anime les échanges avec un repli de 2% de Renault qui a annoncé avoir pris la pleine propriété de Flexis, tandis que Forvia cède 0,80% après un accord en vue de transférer le site d’Augsbourg à GDELS. Opmobility recule de 2,48% malgré l’annonce de deux contrats remportés avec Leapmotor International.
Volkswagen abandonne 2,05% en réaction à des informations selon lesquelles son projet d’usine à Osnabrück rencontre des difficultés liées à un actionnaire clé.
Dans les autres secteurs, Edenred bondit de 17,7% après des informations de presse faisant état d’un intérêt du fonds d’investissement britannique BC Partners.
Sartorius Stedim, en chute de plus de 7%, affiche l’une des plus importantes baisses du SBF 120, après plusieurs séances de hausse la semaine dernière du spécialiste français des équipements pour bioproduction.
UniCredit grappille 0,43% après une information selon laquelle le groupe bancaire a contacté Delfin au sujet d’un renforcement de sa participation dans l’assureur Generali (+0,31%), ce qui pourrait potentiellement remodeler le paysage financier italien.
Tesco recule de 2,60%, la première chaîne de supermarchés alimentaires britannique ayant annoncé que la croissance sous-jacente de ses ventes au Royaume-Uni avait ralenti au premier trimestre.
BE Semiconductor Industries (BESI), qui a relevé ses objectifs de chiffre d’affaires et de marge à long terme face à la hausse de la demande, prend plus de 1%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers tombent à leur plus bas niveau depuis le début de la guerre contre l’Iran après la signature d’un accord de cessez-le-feu.
Le Brent reflue de 2,09% à 77,88 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,85% à 74,6 dollars.
TAUX
Les rendements obligataires souverains en zone euro montent légèrement, les banques centrales et l’accord américano-iranien étant au centre de l’attention.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 1,6 point de base, à 2,9422%, après avoir reculé pendant cinq séances consécutives. Celui des bons du Trésor américain à dix ans est stable à 4,4592%.
CHANGES
Le dollar se maintient près de son pic de deux mois face à un panier de devises internationales, porté par les anticipations de hausse des taux de la Fed.
L’euro recule de 0,26%, à 1,1470 dollar.
La livre sterling s’échange à 1,3235 dollar (-0,41%), avant la BoE, tandis qu’un indicateur du jour a montré que la croissance annuelle des salaires en Grande-Bretagne, hors primes, s’était établie à 3,4% au cours des trois mois précédant avril, et le taux de chômage à 4,9%.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 18 JUIN :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 225.000 229.000
chômage 13 juin
USA 12h30 Philly Fed juin 10,0 -0,4
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

