Prudence en vue en Europe avant des indicateurs, dont l’inflation
par Claude Chendjou
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues sur une note prudente mercredi, le risque géopolitique étant susceptible d’être encore au premier plan malgré la publication de nombreux résultats et indicateurs économiques, dont les chiffres de l’inflation en zone euro et au Royaume-Uni, alors que de grandes banques centrales doivent se réunir à partir de la semaine prochaine.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,08% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait gagner 0,12% et le FTSE 100 à Londres grignoter 0,05%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en repli de 0,14%.
Comme dans les précédentes séances, les investisseurs devraient garder un oeil sur l’évolution de la situation au Proche-Orient où la colère gronde après une frappe contre un hôpital de Gaza, alors que le président américain Joe Biden effectue ce mercredi une visite en Israël dans le but d’éviter un embrasement dans la région.
En attendant, les cours du pétrole poursuivent leur flambée, prenant plus de 2%, à des sommets de deux semaines.
Après les publications jugées positives des grandes banques américaines, Netflix et Tesla doivent donner le ton dans les valeurs technologiques et de croissance après la clôture à Wall Street. En Europe, ASML, SAP ou encore Deutsche Börse publient leurs comptes trimestriels.
Dans la soirée, le marché prendra connaissance à 18h00 GMT du Livre beige de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui sert de base de travail à son comité de politique monétaire, dont la réunion est prévue les 31 octobre et 1er novembre.
En zone euro et au Royaume-Uni, où les banques centrales respectives doivent se réunir le 26 octobre et le 2 novembre, les chiffres des prix à la consommation, prévus ce mercredi à 06h00 GMT et 09h00 GMT seront à surveiller.
En Chine, le produit intérieur brut (PIB) a progressé au troisième trimestre plus fortement qu’attendu, à 4,9% en rythme annuel, laissant penser que son rebond récent pourrait lui permettre d’atteindre l’objectif de croissance annuelle fixé par Pékin. La statistique des ventes au détail pour le mois de septembre a, elle, affiché une hausse de 5,5%, contre un consensus de +4,9%, après une augmentation de 4,6% en août.
Les analystes demeurent toutefois prudents sur l’économie chinoise, au regard des difficultés persistantes du secteur clé de l’immobilier, note Harry Murphy Cruise, économiste chez Moody’s Analytics, qui juge la reprise économique de la Chine « encore à ses balbutiements ».
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini quasi stable mardi à l’exception du Nasdaq, plombé par la hausse des rendements et la chute des titres du secteur des semi-conducteurs, le gouvernement américain ayant dit envisager de cesser les livraisons à la Chine de processeurs destinés à l’intelligence artificielle.
L’indice Dow Jones a gagné 0,04%, ou 13,11 points, à 33.997,65 points.
Le S&P 500 a perdu 0,43 points ou 0,01% à 4.373,2.
Le Nasdaq Composite a abandonné 34,24 points (-0,25%) à 13.533,75 points.
L’indice des semi-conducteurs Philadelphia SE a baissé de 0,8% de même que le titre Nvidia, même si le fabricant de semi-conducteurs a dit ne pas s’attendre à un impact significatif des mesures du gouvernement sur ses résultats financiers.
Les rendements des bons du Trésor américain ont quant à eux grimpé à la lecture de statistiques témoignant de la robustesse de l’économie américaine et pesé sur les valeurs technologiques sensibles aux taux.
Les ventes au détail ont progressé plus que prévu en septembre et la production industrielle a augmenté le mois dernier, contrairement aux attentes.
Plusieurs résultats d’entreprises bien accueillis, dont ceux de Bank of America, ont limité la baisse des indices.
EN ASIE
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei recule de 0,13% à 31.999,06 points, tandis que le Topix, plus large, perd 0,03% à 2.291,48 points à l’approche de la clôture.
Les indices en Asie sont pénalisés par la crainte d’une poursuite du durcissement monétaire de la Fed au regard de la robustesse de l’économie américaine, tandis que le conflit à Gaza pèse sur le sentiment des investisseurs.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai reflue de 0,72% et le CSI 300 cède 0,71%.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
CHANGES/TAUX
Le dollar, qui est sur des niveaux élevés, est pratiquement stable mercredi (-0,05%) face à un panier de devises de référence après avoir gagné 7% depuis la mi-juillet.
L’euro avance de 0,01%, à 1,0576 dollar, tandis que la livre sterling s’affiche à 1,2183 dollar (+0,04%).
Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans se replie d’environ deux points de base, à 4,8343%, après avoir pris environ 100 points depuis la mi-juillet. Le deux ans est en baisse de 2,6 points, à 5,1926%, après une hausse de 14 points mardi, qui l’a rapproché d’un pic de 16 ans, à 5,24%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier progresse fortement en raison des craintes d’une escalade du conflit entre Israël et le Hamas, ce qui pourrait peser sur les approvisionnements.
« L’annulation d’un sommet entre Joe Biden et les dirigeants arabes réduit la probabilité d’une solution diplomatique au conflit israélien avec le Hamas », souligne Vivek Dhar, analyste à la Commonwealth Bank of Australia.
« Une longue occupation se profile comme scénario qui pousserait les contrats à terme sur le pétrole Brent au-dessus de 100 dollars le baril, car cela accroît le risque que le conflit s’étende et puisse potentiellement impliquer directement l’Iran », a-t-il ajouté.
Le Brent bondit de 1,94% à 91,64 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 2,24% à 88,60 dollars.
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


