Porsche ne renoncerait à entrer en Bourse qu’en cas de crise grave
BERLIN (Reuters) – Porsche ne remettrait en cause son projet d’entrée en Bourse prévue dans les mois à venir qu’en cas de problèmes géopolitiques graves à côté desquels sa cotation perdrait en importance, a déclaré mardi le directeur financier du constructeur automobile.
« On ne sait jamais ce qu’il va se passer concernant les sujets géopolitiques mais si un projet d’introduction en Bourse était interrompu aujourd’hui, ce serait à cause de problèmes graves », a dit Lutz Meschke lors d’une téléconférence.
« Mais dans ce cas-là, un projet d’introduction en Bourse ne serait pas vraiment un sujet », a-t-il ajouté.
Volkswagen, propriétaire de Porsche, a annoncé lundi soir que son conseil de surveillance avait voté le lancement du projet d’entrée en Bourse, en discussion depuis plusieurs mois, en précisant que sa mise en oeuvre restait dépendante de l’évolution des marchés de capitaux.
Certains investisseurs ont critiqué le choix du calendrier, les marchés boursiers européens étant orientés à la baisse depuis plusieurs semaines sur fond d’inflation record et de crise énergétique.
Lors d’une téléconférence avec des journalistes, le président du directoire de Porsche, Oliver Blume, a assuré mardi que la mise en Bourse de Porsche pourrait donner un coup de fouet à des marchés en manque d’opportunités d’investissement.
« Il y a beaucoup de capitaux sur le marché », a-t-il dit. « Nous pensons que l’IPO de Porsche pourrait briser la glace. »
Le directeur financier de Volkswagen, Arno Antlitz, a expliqué de son côté que le groupe espérait que la cotation de Porsche lui donnerait plus de souplesse pour fixer le calendrier de l’entrée en Bourse de sa division de batteries.
BLUME VEUT RASSURER SUR LE RISQUE DE CONFLIT D’INTÉRÊTS
Le fait que Volkswagen et Porsche soient à l’avenir deux sociétés indépendantes et cotées devrait par ailleurs conduire à clarifier le rôle d’Oliver Blume, qui préside actuellement les directoires des deux entreprises, a-t-il lui-même déclaré.
Interrogé sur le risque de conflit d’intérêts, Oliver Blume a répondu que le directoire de Porsche pourrait prendre des décisions « 100% de lui-même ».
Le projet présenté lundi soir par Volkswagen prévoit pour l’instant un lancement de l’offre publique de vente de Porsche fin septembre ou début octobre et une première cotation avant la fin de l’année.
Les investisseurs tablent sur une valorisation de Porsche entre 60 et 85 milliards d’euros. En haut de fourchette, l’introduction en Bourse serait l’une des plus importantes jamais réalisées en Allemagne et la plus importante en Europe depuis 1999 selon les données Refinitiv.
Le projet prévoit que le Qatar prenne 4,99% du capital du nouveau groupe coté tandis que la holding Porsche SE détiendrait 25% plus une action des actions ordinaires, ce qui assurerait une minorité de blocage aux familles Porsche et Piëch.
Si la conjoncture boursière actuelle n’est pas des plus favorables (l’indice Stoxx du secteur automobile a perdu 30% depuis son pic de début janvier), Porsche peut s’appuyer, pour convaincre les investisseurs, sur son statut de marque de luxe et sur une rentabilité solide: son bénéfice d’exploitation a bondi de 22% au premier semestre alors que celui de la marque VW chutait de 8%.
(Reportage Victoria Waldersee, version française Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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