Paris et Berlin prêts à fixer un taux minimum d’impôt sur les sociétés en l’absence d’accord européen
PRAGUE (Reuters) – La France et l’Allemagne prévoient d’instaurer au niveau national un impôt minimum sur les sociétés si l’Union européenne ne parvient pas à un accord sur ce dossier, ont déclaré vendredi les ministres des Finances des deux pays.
La Hongrie s’oppose à l’adoption par l’UE d’un impôt minimum sur les sociétés de 15%, qui aurait permis de mettre en oeuvre au sein du bloc ce projet élaboré au niveau mondial.
La France et l’Allemagne ont pris l’initiative au sein de l’UE en décidant de mettre en place un impôt minimum dès 2023.
« Nous soutenons fermement une approche européenne. Nous essayons de convaincre tous les États membres, et surtout un en particulier », a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, avant une réunion des ministres des Finances des pays de l’UE à Prague, aux côtés de son homologue français Bruno Le Maire.
« Nous avons pris la décision de mettre en place une imposition minimale sur les sociétés en Allemagne s’il n’y a pas d’accord européen sur ce point, et je pense que d’autres seront ouverts à une approche similaire. »
Selon Paris, les pays européens doivent trouver un moyen d’adopter le projet de taux minimum d’imposition des sociétés, sans attendre la Hongrie.
Selon la Hongrie, ce projet pourrait nuire à l’économie européenne, qui souffre d’une inflation galopante et d’une crise énergétique croissante, la Russie réduisant ses livraisons de gaz, ce qui se traduit également par une flambée des prix de l’électricité.
Bruno Le Maire a déclaré qu’il fallait faire preuve de « justice » en temps de crise économique, ce qui implique une mise en œuvre rapide du plan dont l’élaboration remonte déjà à plusieurs années. Des solutions au niveau national seront envisagées si la coopération s’avère impossible, a-t-il ajouté.
« Il est maintenant temps de prendre cette décision, nous ne devrions pas en discuter », a déclaré Le Maire. « Nous devrions décider et mettre en place cet impôt minimum sur les sociétés au plus tard l’année prochaine », a-t-il précisé.
(Reportage Jason Hovet ; version française Dagmarah Mackos, édité par Jean-Michel Bélot)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.


